12oct 2005
Le soudard de Septimanie montre son cul aux Catalans
00:00 - Par Fabrice THOMAS - 2005
Où Georges Frêche était-il samedi pendant la manifestation contre la Septimanie ?
Réponse : En train de faire la promotion de La Septimanie à Paris. La Septimanie était en effet « Partenaire Officiel des Vendanges de Montmartre ». « Quand le plus petit vignoble du monde accueille le plus grand », lisait-on sur les prospectus distribués sur place. Partout le logo « Vivre en Septimanie ». Ce qui n’a rien à voir avec une marque ombrelle.
Où Georges Frêche était-il samedi pendant la manifestation contre la Septimanie ?
Réponse : En train de faire la promotion de La Septimanie à Paris. La Septimanie était en effet « Partenaire Officiel des Vendanges de Montmartre ». « Quand le plus petit vignoble du monde accueille le plus grand », lisait-on sur les prospectus distribués sur place. Partout le logo « Vivre en Septimanie ». Ce qui n’a rien à voir avec une marque ombrelle.
Soit, le stand de la région aux Vendanges de Montmartre était réservé depuis longtemps. Mais qu’est ce qui a poussé G. Frêche, qui limite ses déplacements et n’est pas venu dans les P-O depuis une éternité, à aller faire le mariole à Montmartre ?
Il lui fallait exprimer son mépris pour ceux qui ne veulent pas de la Septimanie. Le mépris du peuple, voilà la vraie marque de Georges Frêche.
Frêche s’obstine bêtement, la Septimanie a trop de plomb dans l’aile pour pouvoir voler longtemps.
Les pérégrinations de Frêche à Montmartre sont à lire cette semaine dans l’Agglorieuse, hebdomadaire satirique honni par la Frêchie.
Samedi après la manif, j’ai allumé la télé pour voir le sujet de FR3 sur le journal régional. Je suis tombé de l’armoire, la journaliste de la station de Perpignan (A. Chéron) n’a pas vu les élus de gauche, elle n’a vu que ceux de droite et elle a d’ailleurs donné la parole à Jacques Blanc. C’était ficelé de manière à amener le téléspectateur à conclure que c’était une manif de droite.
La gauche était pourtant bien là et bien visible, PCF, ERC, Verts, LCR avec des élus, deux conseillers régionaux le Vert Silvain Pastor et le communiste Richard Gallano, des conseillers généraux, Jean-Louis Alvarez et Guy Cassoly, et d’autres élus du PC, comme Nicole Gaspon.
Planqur la gauche et agiter la bobine de Jacques Blanc, c’est pas de la manipulation ?
Précisons qu’aucun autre élu politique n’est interrogé. Ni Christian Blanc, ni Denis Spiral ou quelque autre membre du comité d’organisation de la manifestation.
Ce procédé est-il compatible avec la mission de service public de l’information de FR3 ?
« Plus de 5 000 manifestants », titre l’Indép. Dans son papier, Josianne Cabanas ramène le niveau de fréquentation à celui de la deuxième manif contre la THT. Rappelons que cette manif aux visées légèrement politiciennes s’était déroulée pendant la campagne électorale des régionales au début de l’année 2004 et qu’elle n’avait pas été un grand succès. Pourquoi L’Indép minimise ? ? ? ?
Alors, après avoir consulté des sources disons qualifiées, fait des calculs à partir de la longueur du cortège, on est dans une fourchette entre 7 000 et 8 000 manifestants. « Plus de 5 000 », oui, mais beaucoup plus sans aucun doute.
Le plus important reste que la seule perspective de cette manif a contraint Frêche à renoncer à la Septimanie. Conscient de l’ampleur du mouvement d’opinion, il a craint et éviter de se retrouver avec 20 000 personnes dans les rues de Perpignan.
Dimanche, il y avait une pleine page de pub dans L’Indép, Midi-Libre etc… La région nous consulte et nous demande de voter pour un des trois projets d’habillage des Ter (Transports express régionaux), le 1, le 2, le 3, j’hésite beaucoup…
Peut-être que demain Frêche achètera des pages de pub pour nous consulter sur la couleur de ses cravates. C’est une bonne chose.
ça coûte cher ?
Surtout dans l’édition du dimanche.
Mais la démocratie n’a pas de prix.
Frêche avait bêtement oublié de nous consulter sur la Septimanie. Il se corrige.
Le Languedoc Roussillon, région la moins développée et la plus pauvre de France métropolitaine, pourrait peut être mieux utiliser son argent.
Aujourd’hui la région est devenue un des plus importants annonceurs du Midi-Libre et de L’Indépendant. C’est problématique. Il ne faut pas être naïf.
Un titre comme l’Agglorieuse, hebdomadaire de Montpellier, n’a pas reçu un euro de pub de la région. Ils sont de gauche, je veux dire sur les valeurs de gauche, et pas gentil avec Frêche.
L’ombre de Bourquin, l’avocate Jacqueline Amiel Donat est venue à la manif. Elle était là pour faire des photos.
Elle voulait sans doute avoir des souvenirs de l’événement.
Mais ce n’était pas pour faire de l’intimidation. Promis, juré.
La bande à Bourquin n’a jamais mis les mains dans ce genre de procédés.
Et les menaces de mort ?
Voyons ! C’était pour rire.
Mais il y a un juge que cela ne fait pas rigoler.
Il y a des gens qui manquent terriblement d’humour.
Et les mises en examen ?
J’ai plusieurs fois défendu la liberté de ton du Journal du 35 lorsqu’il était attaqué, en particulier par L’indép.
Il s’est depuis bien assagi. Mois après mois, chaque éditorial est un discours de François Hollande signé Renaud Barbe président (socialiste) du 35.
Entièrement financé avec de l’argent public, le journal du 35 quai Vauban, a vocation à être un moyen d’expression des jeunes et pas la tribune politique de certains avec des photos de Christian Bourquin.
Le 35 célébrant ses dix ans, c’est peut être le moment pour réfléchir aux objectifs de son journal. Mais il est urgent de mettre fin à ce détournement.
Lu dans le Travailleur Catalan, un pamphlet d’Alain Rollat contre la manifestation du 8 contre la Septimanie. En bon jésuite Rollat signe en faisant étalage de ses responsabilités dans le collectif « Non à la THT » tout en indiquant que le pluralisme de la démarche du collectif lui interdit toute ingérence dans les querelles politiques. Alain Rollat ne devrait donc pas prendre position en mettant en avant ses responsabilités dans le collectif « Non à la THT ».
L’ancien rédacteur en chef du Monde a une vocation de Saint Bernard que Frêche et Bourquin vont finir par remarquer.
Bourquin continue, contre toute évidence, de dire qu’il n’a jamais été question de changer le nom de la région, renvoyons le à la lecture du communiqué du conseil régional du 6 octobre titré « La région supprime toute référence à Septimanie », il commence ainsi, « Le 23 septembre 2005, G Frêche, président de la région Languedoc Roussillon, annonçait le retrait définitif de sa proposition de changer le nom de la région. Avec Septimanie, il désirait unifier sous une même appellation les territoires constitutifs de l’identité régionale… ». Pas fin le Bourquin.
Polémique Victor, reporter de guerre à Perpignan