Le rapport provisoire de la chambre régionale des comptes sur la gestion du conseil régional de 1999 à 2003 est accablant.

Jacques Blanc et toutes les personnes avec lui mises en cause dans des détournements, des dilapidations de sommes considérables ont quelques mois pour répondre aux magistrats.

On en reparlera au printemps, lors de la publication du rapport définitif.

A moins que J. Blanc obtienne de la justice qu’elle annule le rapport provisoire. Il semblerait que l’ancien président de la région tente une action en justice pour violation du secret professionnel. Le rapport provisoire n’aurait en effet jamais du arriver dans les colonnes du Midi-Libre.

Quai Vauban, deux musiciens bulgares, un clarinettiste et un accordéoniste jouent chaque jour l’air du Parrain, superbe musique de Nino Rotta. Certains se réjouissent d’entendre jouer cet air sous les fenêtres de Bourquin. N’oubliez pas les musiciens…

Lors d’une cérémonie (d’un très grand intérêt) célébrant l’anniversaire du jumelage avec Hanovre, Maurice Halimi a offert une cravate criarde, rouge et jaune, style USAP au bourgmestre de la ville allemande. Mais cette cravate ne provient pas, comme on aurait facilement pu l’imaginer, de la boutique du club de rugby. C’est un prototype, un des premiers exemplaires d’une grosse commande que la ville de Perpignan pourrait prochainement passer pour élargir la gamme des cadeaux qu’elle fait aux personnalités reçues par la ville.

Alduy songe-t-il à offrir une cravate à tous les jeunes des cités ? Eux en tous cas rêvent de lui offrir une veste.

Bourquin, lui, c’est des matraques qu’il veut offrir aux jeunes des cités. Il lance une pétition pour réclamer 200 policiers de plus à Perpignan.

Ce type à tout compris au malaise des cités. Un flic, un jeune, un flic, un jeune… Même Mach n’a pas osé tenir des propos aussi musclés et aussi inadaptés à la situation.

Bourquin s’est durement fait taclé à Thuir, lors de la grande assemblée de présentation des motions aux adhérents du PS. Eric Besson, député de la Drôme, venu défendre la motion Hollande a dénoncé la campagne populiste et xénophobe de Bourquin agitant la menace que les originaires des pays de l’est ferait peser sur les finances publiques en venant s’inscrire au RMI. (Bourquin a encore tout compris. Avec les nombreuses délocalisations, il n’y a jamais eu autant de travail dans les pays de l’est.) Bourquin est accusé de tourner le dos aux idéaux et à l’histoire du Parti socialiste. En cause également, bien sur, l’autoritarisme du chef, l’usage de menaces, de pressions auprès des membres du PS afin qu’ils fassent « le seul bon choix » selon Bourquin, la motion Fabius.

Les adhérents du PS, et en particulier les Bourquinistes ont d’autant plus accusé le coup que leur patron est resté silencieux.

Gérard Filoche, membre du bureau national qui avait fait le voyage pour défendre la motion Emmanuelli-Montebourg, a mouché Bourquin sur les 35 heures, point sur lequel la motion Fabius est très vague. Mais cette fois Bourquin a voulu réagir en prétendant le contraire et en se prévalant d’avoir lui-même fait inscrire les 35 heures dans la motion. Bourquin s’est sèchement fait renvoyer à la lecture du texte.

Les Hollandais n’ont pas du tout apprécié la trahison de Bourquin qui, rappelons-le, était encore des leurs l’an dernier.

Personne n’est dupe des 60 % de voix obtenues par la motion Fabius dans les P-O. Bourquin et les membres de son cabinet ont comme jamais usé de la carotte et du bâton (les deux et uniques piliers du système Bourquin). En allant aussi loin, Bourquin a ouvert une brèche dans le PS catalan, une brèche morale.

Ce résultat signifie aussi que 40 % des adhérents du PS ont résisté aux pressions. Pas mal ! Ceux-là ont d’autres horizons que le clientélisme et le pouvoir absolu d’un chef qui a perdu le nord.

Lors de la visite de Fabius au siège du conseil général, Bourquin avait annoncé que 800 personnes avaient signé leur soutien à Fabius. Faux, 296 exactement. Et parmi eux un nombre assez stupéfiant de collaborateurs du conseil général, à commencer par le cabinet de Bourquin en quasi totalité, soit une douzaine de personnes.

Bourquin est mal, les Hollandais qui viennent de gagner le congrès rêvent qu’un autre socialiste prenne les rênes à sa place. Frêche ne le supporte plus. Bourquin le lui rend bien en criant sur tous les toits que Frêche est fou.

« Bourquin nous a fait faire une connerie en poussant à supprimer les subventions à Visa pour l’image. La gauche ne peut pas boycotter une manifestation qui montre les plaies et les drames de l’humanité. » dit un collaborateur de Frêche qui pense qu’il faudra rétablir les subventions à Visa. Même si cela doit déplaire à Bourquin ?

Il est clair qu’Alduy aurait plus été embêté par une augmentation importante des subventions régionales par la nouvelle majorité de gauche qui lui aurait mis ainsi ses élus dans les pattes, qu’il ne l’a été par sa suppression qui donne une image catastrophique de la gauche départementale et régionale.

L’offensive guerrière du Khmer Rose contre Visa avec la bataille judiciaire (perdue) pour récupérer le Campo Santo et la suppression des subventions restera comme un des plus hauts sommets d’ineptie atteints par le régime du Bourquinat facho.

Bourquin a essayé de briller plus qu’Alduy en matière d’action culturelle et comme il allait de déroute en déroute (liquidation de l’ADDMCT, affaires Sarda…), il a alors entrepris une offensive destructrice contre Visa pour l’image et la ville de Perpignan.

Offensive stupide qui ne pouvait que créér des difficultés à la manifestation phare de Perpignan et donc se retourner contre son auteur. C’était évidemment couru d’avance.

La culture c’est le point fort d’Alduy, ce n’est pas pour rien son domaine réservé. Bourquin aurait du lutter sur des terrains où il pouvait avoir l’avantage, dans des domaines où le conseil général à des compétences importantes, le social par exemple. « Mais Bourquin n’a pas la fibre sociale », dit un ancien élu du conseil général qui connaît le sujet.

Le Khmer rose est en échec dans tous, tous, les domaines. Son rejet atteint des sommets. Pas étonnant dans ces conditions que l’après Bourquin soit sur beaucoup de lèvres.

« Le Sud c’est ici et pas ailleurs ! », voilà le nouveau et grand slogan publicitaire du Comité départemental du Tourisme. Tout ce que fait le conseil général respire l’intelligence.

Place Bardou Job, Place de Catalogne, Place Arago, place du Puig, place de la République… Maintenant que toutes les places de la ville sont refaites il va falloir qu’Alduy passe sérieusement aux choses sérieuses, quartier Saint Mathieu, quartier Saint Jacques, les cités…

Polémique Victor, reporter de guerre au Bourquinat Facho