13jan 2006
Bourquin offre des cannes aux journalistes
00:00 - Par Fabrice THOMAS - 2006
Au mois de décembre, Yann Marec, chef de la locale de Perpignan de L’Indépendant , se fait enlever sa voiture par la fourrière.
Au mois de janvier, L’Indépendant publie sur deux jours et sur deux pages un méchant et virulent papier sur la fourrière de Perpignan. Le ton est à la dénonciation bien plus qu’à l’enquête journalistique impartiale.
« Règlement de compte », commentent de nombreux lecteurs surpris par l’inhabituel ton accusateur de L’Indép.
Comme dit le nouveau slogan de notre canard local "On n'est jamais mieux servi que par L'Indépendant".
Dans cette ville, il y a deux sortes de journalistes ceux qui ont une canne et ceux qui marchent bien droit sur leurs deux jambes.
Bourquin a, comme chaque année, invité la presse à un festin au cours duquel il a offert un cadeau à chaque journaliste : une bouteille d’huile et une canne en micocoulier, un cadeau d’un certain prix.
La rédaction de la Semaine du Roussillon, de la télé locale, Perpignan Infos et nous-mêmes n’étions pas conviés à venir manger dans la main de monsieur Bourquin.
Il croit nous punir alors qu’il nous honore !
Curieusement, ce sont ceux qui acceptent les présents de Bourquin qui se précipiteront dans les collèges et lycées lors de la semaine de la presse à l’école et se gargariseront de beaux discours sur la déontologie du journaliste lui interdisant d’accepter des cadeaux.
Je vous présente mes vœux
Mes vœux chinois.
Que les puces d’un millier de chiens galeux infestent le cul de celui qui te gâchera une seule seconde ton année 2006.
Et que les bras de cet abruti deviennent trop courts pour qu’il ne puisse jamais se le gratter.
La mouche de Midi-Libre a changé d’âne. Fraîchement converti aux charmes de l’Alduysme, Lucifer en fait des tonnes. Pour faire oublier sa Bourquinophilie galopante des dernières années ?
Ce garçon est curieux, il faut toujours qu’il mette sa plume au service de quelqu’un.
On lit dans l’édition du Midi-Libre du 9 janvier : « C’est un brillant orateur, et incomparable tribun sur la scène départementale, que Jean-Paul Alduy, sénateur maire UMP de Perpignan ».
Lucifer suggère t'il qu'Alduy devrait donner des cours d'éloquence a Bourquin ?
Le président de la République Populaire du Bourquinat Facho, lui, est retourné en Chine avec l’amère Donat.
L’an dernier notre président nous expliquait sous la plume de Yann Marec (qui l’avait accompagné en Chine) que le vin du Roussillon allait inonder la Chine. Il faudrait qu’il se dépêche, les cuves sont pleines.
Ah la Chine ! Le capitalisme sans limite, sans la démocratie ! Un journaliste embêtant, allez en prison… ça fait rêver.
On nous interroge : « Qui sont les asiatiques qui ont été recrutés au conseil général ? Sont-ce les mêmes qui ont pris leur carte à la section du PB (Parti Bourquiniste, ex PS) ? » Nous n’en savons rien. Mais le sujet nous intéresse.
Ce qui est sûr c’est que les khmers roses préparent les municipales de 2008.
Jean-Paul Alduy a dévoilé le prénom de son fils nouveau né (le 23 décembre), lors de la cérémonie des vœux de la ville de Perpignan. Le rejeton se prénomme Mathis. Mathis Alduy, ça rime. Ca doit être un fauve. Comme son père.
Il faut un bon coup Derain pour faire un Matisse.
Pour finir l’année 2005 en beauté, on a eu la lettre du Khmer rose aux 9 500 abonnés de l’USAP.
Le meilleur morceau c’est celui là : « Sans doute mon gabarit me permettrait il de jouer demi de mêlée et, vous le savez, donner des directives ne me fait pas peur ».
Il redit qu’il est pour la construction d’un stade de 20 000 places.
100 000 places, ce serait peut être mieux.
Dagrenat, Mach, Bourquin sont aveuglés par les projecteurs de la société du spectacle.
Ils ne sont pas dans la vraie vie.
Ils ne voient pas l’état de nombreux équipements sportifs et même l’absence de vestiaires dignes de ce nom dans de nombreux stades du département.
On a dépensé beaucoup, beaucoup d’argent pour refaire Aimé Giral où une nouvelle et dernière tribune va bientôt être construite et maintenant il faudrait faire un stade de 20 000 places. Le sport spectacle (argent + média + foule) rend fou. Regardez au Brésil et dans d’autres pays d’Amérique du Sud : de très beaux stades et des bidonvilles. On n’a pas de frigo, mais on a la télé…
Plus de 10 millions d’euros ont été consacrés à la rénovation d’A. Giral.
Cela veut dire plus de 1 000 euros par cul d’abonné.
Et s’y on ajoute les considérables subventions du conseil général, de la mairie, de la région, L’USAP coûte très cher au contribuable. C’est une dépense plutôt acceptée, mais il ne faudrait pas beaucoup pour que l’on bascule dans le rejet.
Le maximalisme des trois beaufs peut faire des dégâts.
Il y a d’ailleurs un problème. Dans un équipement public, théâtre, opéra etc., on fixe toujours un niveau limite d’abonnements pour laisser un bon nombre de places à la vente lors de chaque spectacle. Sinon, on fait des équipements qui sont entièrement réservés à ceux qui peuvent se payer un abonnement annuel. Et si il y a plus de demandes que d’abonnements mis en vente, on fait un tirage au sort.
Les abonnés de l’USAP ne sont pas dans leur majorité les blaireaux qu’imagine Mach, Dagrenat et Bourquin. Tous ceux que je connais ne voient pas la nécessité de ce grand stade. Et qu’ils soient de gauche ou de droite, aucun n’a apprécié la lettre de Bourquin. Commentaires les plus fréquents, « récupération politique », « Combien ça coûte ? », « A t’il le droit d’utiliser le fichier de l’USAP pour une opération électoraliste ? »
Polémique Victor, reporter de guerre au Bourquinat Fachot.