Pierre Aylagas, patron du centre qui gère la carrière de plusieurs milliers de fonctionnaires territoriaux des P-O, a, en juin dernier, sans concertation préalable, supprimé la moitié des heures de délégation et la moitié de la subvention du syndicat départemental autonome des fonctionnaires territoriaux et a attribué les moyens supprimés à un nouveau syndicat.

Signalons que le syndicat frappé est le premier de cette administration qui gère 5 000 personnes et que le syndicat bénéficiaire de la décision de Pierre Aylagas n’a aucune représentativité puisqu’il n’a participé à aucune élection professionnelle.

La décision d’Aylagas est une violation, on ne peut plus flagrante, de la loi dont il ne pouvait ignorer qu’elle mènerait à une condamnation.

Mais, sinistre calcul, quand la condamnation interviendrait le FAFPT aurait fortement décliné pendant que le syndicat bénéficiaire de la décision d’Aylagas aurait prospéré.

Le FAPT a tenté un référé auprès du tribunal administratif. Et celui ci a, le 15 décembre 2005, rendu une ordonnance claire et nette annulant la décision de P. Aylagas.

Nous sommes tous des sous-hommes

« Comment le mot de « sous-homme » a t’il pu venir à l’esprit de Georges Frêche ? », s’interrogeait le conseiller régional Vert Silvain Pastor.

Bonne question.

« Il y a derrière cela un problème d’ordre psychiatrique », ajoutait l’élu.

Il ne faut pas oublier que cela fait plus de trente ans que Frêche vitupère, insulte, humilie.

« Ne vous inquiétez pas pour cette femme, elle n’a que les oreillons et on lui tient les oreilles au chaud » Quel homme politique a prononcé cette phrase en croisant une femme musulmane voilée ? Le Pen ? Non. Frêche en 2000 lors de l’inauguration du tramway.

On ne va pas vous rappeler tous le noms d’oiseaux à l’intention des Catalans. A un courrier sur la Septimanie rédigé dans des formes respectueuses, Frêche répondra à Christian Blanc, maire des Angles, sans aucun autre argument que celui d’ « ignare ».

Des milliers d’écrivains et d’intellos se mobilisent contre la liquidation pure et simple du CRL, Centre régional des Lettres, Frêche répond « déviance morale » et « Feu sur Brasillach, Drieu la Rochelle et Céline ». Un emprunt au registre de la collaboration et un autre à celui de l’épuration.

Les insultes contre les papes Jean-Paul II et Benoît XVI, vous vous en souvenez ? « J’espère qu’il sera meilleur que l’autre abruti. On en a quand même raté un au bombardement de Dresde ».

Et les délirantes accusations contre les policiers soupçonnés par lui de mettre feu aux voitures (plaintes en cours d’instruction)…

La liste est longue. Quel journal va t’il la publier ? Succès garanti.

Qui a le plus à perdre ? Qui a le plus à gagner d’un départ de Frêche de la présidence de la région ?

Certes la droite cogne fort. Normal ! Imaginons ce qui se serait passé si un type de droite s’était conduit de pareille façon.

Les sous-hommes font oublier les racailles de Sarkozy. Mais la droite régionale a plutôt intérêt à ce que Frêche tienne le coup pour le voir comme un fruit trop mûr tomber tout seul aux régionales de 2009.

"Que Georges Frêche reste président de la région, on en a besoin pour la regagner" déclare Big Mach.

Alors que si la gauche, qui est largement majoritaire, change le président de la région et qu’elle y place un type (ou une femme) très bon, elle aura toutes les chances de conserver la région aux prochain scrutin.

Mais ce calcul vaut aussi pour l’élection des députés en 2007. Si Frêche est toujours en place ce sont les candidats de gauche et en particulier socialistes qui feront les frais d’une sanction que de nombreux électeurs de gauche voudront infliger à ceux qui auront maintenu Frêche en place.

Accident ou acte délibéré, le Midi-Libre a expurgé les insultes de Frêche contre des harkis.

On peut écouter le délire de Frêche sur le site

URLhttp://montpellier.pas.free.fr:URLhttp://montpellier.pas.free.fr/URL

Sur la page d’accueil : l’incident du mas Drevon.

Il y a un passage très fort et très révélateur du fonctionnement clientéliste de Frêche.

Frêche : Moi je vous ai donné votre boulot. Gardez le et fermez votre gueule (dit deux fois). Je vous ai trouvé un emploi et je suis bien remercié.

Une voix de femme : On vous a aidé à monter aussi ne nous oubliez pas »

Frêche : Ah ! vous m’avez aidé, oui.

Précision que le fils de harki que Frêche invective sur son emploi a réussi un concours qui lui a permis de devenir pompier.

Le clientélisme brutal est la marque du Frêchisme. Dans la conception électoraliste de la gestion de la cité qu'à Frêche, il n’y a de place que pour deux catégories de personnes, ses amis les obligés et ceux qui ne viennent pas lui manger dans la main, les ennemis.

Foire aux investitures sur la quatrième circonscription : L’Indép avait donné les noms d’Elisabeth Guigou et d’Anne Hidalgo, adjointe au maire de Paris. Pour ne pas être en reste perpignan-toutvabien a donné les noms de Danielle Mitterrand et de Mazarine. Nous n’avons pas reçu de démenti.

Pierre Joxe est venu dans les P-O et en particulier à Argelès et Céret pour présenter son livre "Pourquoi Mitterand".Henri Sicre député PS de la circonscription a été tenu à l'écart de cette manifestation.Ce vilain coup bas de Bourquin, le énième, installe un mauvais climat qui au final risque tout simplement de désservir le candidat socialiste quel qu'il soit.Le khmer rose est la copie de son maître de Montpellier.

Offensive contre Sicre, Offensive contre Codognès. Où va Bourquin ?

Socodivin : On ne croit pas au Père Noël

En janvier, la Socodivin, entreprise de négoce qui doit des millions d’euros aux viticulteurs des P-O, déposait le bilan. A la sortie du tribunal de commerce, son pdg, Jean-Luc Cabaner, expliquait que c’était une simple mesure conjoncturelle. Sans émettre le moindre doute L’Indép reprenait les propos du pdg selon lequel il n’y avait vraiment pas de souci à se faire puisqu’une multinationale allait racheter l’entreprise et payer les dettes. C’est un peu comme s’il avait dit que le père Noël allait arriver.

Il y a certes un groupe français de spiritueux, la Martiniquaise, qui s’intéresse à la Socodivin. Mais veut-il mettre beaucoup d’argent pour reprendre une unité d’embouteillage ancienne et des locaux sans grande valeur ? Les millions d’euros de dettes ? C’est peu vraisemblable.

Les Vignerons Catalans et La Martiniquaise seraient en train de ficeler un projet industriel. C’est dans ce cadre que La Martiniquaise pourrait investir. Ce qui aiderait à faire passer la pilule, pour certains un peu grosse, de la position ultra dominante qu'aurait La Martiniquaise sur le marché des Vins doux naturels. Le groupe possède les marques Dauré, mais aussi des produits très concurrents des nôtres, Olympio (muscat de Grèce) et le porto Cruz.

Comment Jean-Luc Cabaner a t’il pu créer un trou de plusieurs millions d’euros en mettant sur la paille des centaines de viticulteurs tout en continuant de se verser un salaire parmi les plus élevé du département ?

Les associés de Mr Cabaner portent de graves accusations sur sa gestion. La justice va t’elle se décider à aller regarder les choses de près ? Les sommes considérables perdues par les viticulteurs passeront elles simplement par pertes et profits. On a d’autant plus envie d’y voir clair que des pressions s’exercent sur la presse pour quelle ne mette pas son nez dans les affaires de la Socodivin.

Interview de Frêche dans le Midi-Libre

L’image de Frêche ne sort pas grandie de cet interview.

Il sombre dans le sordide en jetant le discrédit sur les dirigeants socialistes qui ont condamné sa déclaration. Il n’est décidément sur le terrain des idées. Il ressort l’affaire URBA, bureau d’étude au service du financement du PS. Un des plus grands scandales politico financier des années 1980.

Déclarant « Ceux qui me cherchent, ce sont mes vieux ennemis. Ceux à qui j’ai refusé les subsides d’Urba Conseil… Je ne dis pas les noms mais ils sont nombreux, trop heureux de se venger de moi… ».

Des propos à la limite du chantage. Car en matière de financement politique du PS, Frêche doit connaître beaucoup de choses.

Le manque d’humanisme et de respect de la dignité des autres saute aux yeux quand Frêche déclare à propos des harkis, « Je les ai sortis de la boue et des rats ».

"La gauche a son Le Pen", déclarait un éditorialiste dans sa chronique matinale en récitant un florilège de déclarations de Frêche.

Lu dans le Figaro : Frêche surnommé Papa d'Oc.

Polémique Victor, reporter de guerre au Bourquinat Facho.

contact : victor.polemique@laposte.net