Bourquin fait la guerre à Henri Sicre pour mettre à sa place un de ses lieutenants.

Bourquin fait tout ce qu’il peut pour que Jean Codognès, ancien député de la seconde circonscription, qui est celui qui a le plus de chance de battre l’UMP Arlette Franco, n’ait pas l’investiture socialiste.A sa place, Bourquin veut mettre Renée Soum. Curieux choix. Les militants socialistes devraient se demandés pourquoi la Cocotte Vermeille se réjouit du retour de la Soum.

Premier vice président du conseil régional, Christian Bourquin se positionne dans la course à la succession en déclarant que les propos de Frêche sur les harkis sont inacceptables.Il à tué son père en politique.Mais ce dernier ne va pas rester sans réagir.

Bourquin, déjà en campagne pour les municipales de 2008 à Perpignan, attaque Alduy sur tous les sujets. Le 9 mars, il tient une réunion « Logement et citoyenneté ». Au dos du carton d’invitation distribué dans les boîtes à lettres, un véritable réquisitoire contre la politique d’Alduy. Bristol portant le logo du conseil général et donc payé avec l’argent du contribuable.

Un autre front, judiciaire celui-là, vient de réapparaître avec la parution d’une violente charge de Luc Malepeyre contre le procureur de la République.

« Perpignan : les troublantes fuites du palais de justice », titrait la une de Midi-Libre lundi 6 mars 2006. L’article est signé Luc Malepeyre.

Morceaux choisis :

« Depuis quelques semaines, la rumeur publique véhicule des informations judiciaires concernant certaines personnalités locales. C’est ainsi que des mises en examen sont programmées, voire même parfois annoncées par certains médias, et ce avant même que leur destinataire soient convoqués ! »

« On peut légitimement s’interroger sur certaines « fuites » médiatiques orchestrées depuis le palais de justice ? »

« Pendant ce temps : où en est-on, près d’un an plus tard de l’assassinat de Driss Ghaïb ? »…

« Là, rien ne filtre. Pas une fuite »

Il en dit trop et pas assez. Comment des accusations d’une telle gravité peuvent elles être formulées sans être prouvées ?

On observera juste que cette offensive contre le tribunal et le procureur intervient deux jours après que la presse locale ait annoncé la mise en examen de Jacqueline Amiel Donat pour « complicité de faux et usage de faux » dans l’affaire dite du chèque de 55 000 francs. Chèque qui, selon C. Bourquin, est un don à son parti et, selon d’autres protagonistes de l’affaire, a servi à rembourser le salaire du chauffeur de C. Bourquin durant la campagne des élections cantonales de 2001. Un micmac dans lequel il est question d’un faux témoignage et de ceux qui l’auraient dicté.

L’information a été donnée dans les bonnes formes par la télé locale Perpignan Infos et L’Indép…. Rien à redire.

D’après les informations recueillies auprès de plusieurs confrères, il apparaît que madame Amiel Donat a évoqué sa prochaine mise en examen et l’éventualité d’autres problèmes devant plusieurs personnes et que l’information se soit répandue. Mise en examen confirmée par maître Amiel Donat avant d’être publiée.

Quelqu’un d’un peu soupçonneux se demanderait si on a pas tenté de pousser la presse à la faute, c’est à dire à annoncer la mise en examen avant qu’elle ne soit signifiée.

Ce papier de Malepeyre a fait beaucoup de bruit dans le landernau. La justice est certes une cible habituelle du rédacteur de Midi-Libre. Ça balance très fort : « La violation du secret de l’instruction serait-elle devenue, à Perpignan, un sport national comme le rugby ? »

Malepeyre accuse mais n’apporte aucun fait à l’appui.

C’est qu’il n’y à rien.

Alors pourquoi cette charge contre le procureur ?

Ne vise-t-elle pas à faire pression sur le seul magistrat que la loi autorise à communiquer avec la presse ?

Malepeyre est proche de Jacqueline Amiel Donat qui elle même est très proche de Christian Bourquin.

Une certaine personne de premier plan cité dans plusieurs affaires en cours d’instruction chercherait -elle à éviter que l’opinion soit informée de ses rapports avec la justice ?

Etrange réaction d’Amiel Donat

Dans sa réaction (L’Indépendant 4 mars) Jacqueline Amiel Donat dit notamment : « Je remarque seulement qu’aller chercher en 2006 une affaire qui date de 2001 correspond plus à un rythme politique et électoral qu’à un rythme judiciaire ».

Rhétorique habituelle. Certains peuvent dire que l’affaire traîne parce que des pressions politiques ont permis de la ralentir et d’autres qu’elle ressort pour nuire à un candidat à des élections.

Les faits datent de 2001, mais l’instruction a été ouverte l’année suivante. L’annulation des mises en examen pour vice de forme (une erreur de date), un changement de magistrat peuvent expliquer en partie, mais en partie seulement la lenteur de cette instruction dans une affaire qui n’est pas lourde.

Si l’on suivait le raisonnement de Jacqueline Amiel Donat, la justice devrait adopter le calendrier électoral en mettant l’instruction en sommeil dans l’année qui précède une élection. Comme il va y avoir des élections législatives et présidentielles en 2007, municipales en 2008, cantonales en 2009 et une autre l’année suivante, autant demander une amnistie pour les délits qui pourraient être commis par des politiques.

Conséquence de quoi, les voyous n’auraient plus qu’à se lancer en politique. Impunité garantie.

Et pour conclure…

Bourquin est un guerrier qui n’a jamais assez d’ennemis. Mais lui reste-t-il assez de temps pour travailler ? Pour construire ? Rappelons lui sa grande promesse des dernières élections cantonales de 2004, construire une crèche par canton. Pas une n’est encore budgétée. Le plan départemental d’accueil des enfants de moins de trois ans est au point mort.

Le président du conseil général carbure à la polémique et à la course aux mandats sans se rendre compte qu’il y a longtemps que cela a lassé les Catalans, ceux de droite, comme ceux de gauche.

Alduy fait école

Joëlle Ferrand, maire du Barcarès (épouse de l'ancien maire condamné pour avoir mis la main dans la caisse), porte plainte en diffamation contre L'Indépendant, pas moins de sept articles sont visés. Il faut quand même rappeler à ceux qui auraient envie de suivre l'exemple d'Alduy que celui-ci a perdu tous ses procès contre la presse.

Avec la presse locale (L'indep) l'affaire s'est réglée à l'amiable, une page de rédactionnel complaisant contre le retrait de la plainte.

On espère que Malepire regardait la revue de presse hebdomadaire de Perpignan Infos (télé locale). Sa prose n'a vraiement pas été appréciée par ses confrères de différentes rédactions.

Polémique Victor, reporter de guerre au Bourkinat Facho.

contact : victor.polemique@laposte.net