13mar 2006
Manège électoral
00:00 - Par Fabrice THOMAS - 2006
Notre conducator ne sera candidat à la mairie de Perpignan que s’il est battu aux élections législatives, confie-t-il à L’Indépendant.
« Celui qui a intérêt à ce que je sois député, c’est Jean-Paul », nous dit C.-B.
Mais bien sûr ! Alduy qui redoute plus que tout la candidature de Bourquin aux municipales (il en fait paraît-il des cauchemars toutes les nuits) va tout faire pour que Bourquin soit élu député et ainsi éviter d’être balayé par un vote, par une vague, par un raz de marée bourquiniste aux municipales de 2008.
Alduy peut faire les choses publiquement. Par exemple en président le fan club pour la réélection de Bourquin. Ou Agir plus discrètement : en donnant des consignes de vote à tous ses partisans qui ne sont pas inscrits sur les listes électorales. Pour permettre l’élection de Bourquin, il doit être prêt à chanter à Mathis, son dernier rejeton, « Vote Bourquin, t’auras du lolo ».
Il faut tout imaginer car depuis quelques jours les Alduystes sont morts de peur.
Tenez, j’en ai rencontré deux, dimanche matin, place de la République, Jaume Roure et Marcel Zidanis. Ils étaient plutôt morts de rire à l’évocation de la candidature de Bourquin. J’en ai donc conclu que c’était pour dissimuler qu’ils avaient le trouillomètre à zéro.
Il faut dire que les Perpignanais sont fous de Bourquin.
Qui c’est qui a retiré les subventions à Visa pour l’Image ? aux Estivales ? à la Casa Musicale ? et à bien d’autres associations encore ?
Qui c’est qui est intervenu auprès de Frêche pour que la région applique le même régime à Perpignan ?
Qui c’est qui fait des procès, (tous perdus) à la ville de Perpignan ?
Qui c’est qui en pleine torpeur des évènements de Perpignan lance une polémique politicienne ?
Qui c’est qui n’a toujours pas payé à la mairie de Perpignan la part du conseil général dans la dernière tribune construite à Aymé Giral ?
La liste est longue, mais celle-ci se limite à des faits de 2005.
Comment les Perpignanais ne pourraient-ils pas adorer un homme qui leur dit que s’il n’est pas député, il faudra qu’il se présente à Perpignan ? Faute de grive on mange des étourneaux.
Mais quand même, qu’est ce que ce serait bien d’assister au grand combat Bourquin-Alduy aux municipales de 2008 !
Il y a une solution que Bourquin suggère très aimablement aux électeurs.
Lui mettre une grosse branlée aux législatives !
Ainsi il viendra se présenter aux municipales.
Et nous aurons la revanche de 1993 !
Dans ce grand combat des chefs, la liste Bourquin avait fait 11,53 % des voix. Certaines mauvaises langues disent que c’est à cause de ce score fleuve que Bourquin est parti de faire élire à Millas aux municipales suivantes. Mais c’est faux. C’était uniquement pour pouvoir dire aux Alduystes, vous voyez, il n’y a pas que chez vous que l’on se transmet le pouvoir en famille.
S’il est élu député Bourquin démissionnera de la région car c’est à Paris qu’il faut être pour aider le département. En 2004, il nous expliquait qu’il fallait qu’il aille à la région pour aider le département. Mais tous ses déplacements, c’est pas bon pour lui !
Il l’a confessé sur son blog, loin du Canigou il a énormément de mal à s’endormir. On vous dit pas quand il va en Chine pour inonder le marché chinois avec les vins du Roussillon dans quel état il revient !
Il s'épuise notre Bourking.
Enfin, voilà tout plein de bonnes raisons pour arrêter ce manège électoraliste qui tourne de plus en plus vite la tête de ce monsieur Bourquin.
Polémique Victor
A NE PAS MANQUER : Reportage sur Georges Frêche, dimanche 19 mars, dans Capital sur M6