Mercredi 29 mars, 13h30, une délégation de l’Ecole supérieure d’art fait un point presse à la sortie d’une rencontre avec le maire de Perpignan. Le philosophe Jordi Vidal commence par dire que Jean-Paul Alduy leur a présenté ses excuses pour sa mauvaise appréciation de la situation et pour la méthode brutale qu’il avait employée la semaine dernière en annonçant la fermeture de l’Ecole le 30 juin.

Il n’est plus question de fermeture. On irait vers la création d’un EPCC, établissement public de coopération culturelle, dans lequel la municipalité serait présente à hauteur de 25-30 %. L’Etat pourrait suivre. C. Bourquin est décidé à participer au financement. Il y a quelques jours, la fée Amiel Donat, factotum du président du conseil général en visite aux Beaux Arts, déclarait que le conseil général était prêt à reprendre l’Ecole. C. Bourquin a reçu une délégation en se montrant prêt à agir pour empêcher une fermeture qu’il condamnait. Le conseil régional n’a pas encore été approché.

Le problème d’Alduy, il l’avait déjà soulevé en 2005, c’est le poids de cet établissement sur les finances communales. L’enseignement supérieur est une compétence d’Etat, mais ni l'Etat, ni le département, ni la région, même à l’époque de Jacques Blanc, ne voulaient financer le fonctionnement de l’Ecole, soit plus d’un 1,5 million d’euros par an.

Tout le monde est maintenant au pied du mur. Les étudiants et les profs des Beauzarts réussiront-ils à rassembler tous les partenaires autour du projet d’EPCC ?

Alduy leur a, en effet, demandé de s'occuper du bébé.

Si Alduy s’excuse et Bourquin se décarcasse pour trouver une solution au problème de l’Ecole supérieure d’art, tous les espoirs sont permis.

Sauf si... Bourquin fait semblant. Certains font le sinistre pari qu'en fait il jouera la carte du pourrissement de la situation, car il est pour lui plus important de mettre Alduy en dificulté que de sauver l'ESAP. Pourvu qu'ils se trompent!

Subventions régionales pour Visa

Annonçant sur FR3 le rétablissement d’une subvention régionale à Visa pour l’image, G. Frêche a précisé que c’est à la demande de C. Bourquin qu’elle avait été retirée et affectée à d’autres manifestations. Une véritable exécution publique.

Pourquoi ?

Frêche en veut à Bourquin pour sa double trahison.

Depuis toujours Bourquin suivait Frêche qui était dans le courant majoritaire. Mais lors du dernier congrès du PS, Bourquin a quitté Hollande pour Fabius.

Puis il y a eu l’affaire des sous-hommes. Comme tous les conseillers régionaux socialistes, Bourquin était muet comme une carpe. Et voilà qu’au bout de trois semaines, il condamne les propos de Frêche au point culminant de la crise.

Lors de la réunion de tous les conseillers régionaux de gauche, Frêche a dit : Il y a ici un lâche qui a attendu trois semaines pour me trahir et pour mordre la main qui depuis toujours l’a nourri. Jojo se prend pour le parrain !

Et Bourquin ne peut plus jouer les dauphins.

G. Frêche place Bourquin en disgrâce, Mais s’il redonne des subventions à Visa c’est aussi parce qu’il aurait compris que la guerre contre la ville de Perpignan était politiquement improductive et qu’elle ne faisait que renforcer Alduy et la droite locale.

Très, très bonne analyse Septiman Premier.

Bourquin est un guerrier. Mais Frêche est un stratège. Sur qui va-t-il s’appuyer maintenant localement ?

Tout le monde parie sur Codognès.

A propos de Visa : Nous n’oublions pas que, depuis deux ans, Colette Tignères, conseillère régionale communiste, et le Vert Silvain Pastor n’ont cessé de se battre pour que Frêche rétablisse les subventions à Visa pour l’Image.

Allo Bourquin !

Le Bourking Circus était vendredi entre 17h et 19h à la gare de Perpignan. Christian Bourquin allait, selon la presse locale, se balader, téléphone portable à la main, en attendant les appels des gens du quartier souhaitant l’inviter chez eux pour lui parler.

Dans la «vraie réalité réelle», Bourquin a débarqué avec son chauffeur et c’est un membre du cabinet qui décrochait et filtrait les appels. Mais toute la presse n’a pas joué complaisamment le jeu de Bourquin. Les auditeurs de France Bleu Roussillon ont entendu un journaliste sur place commenter l’initiative avec une certaine ironie en disant que cette opération de communication rappelait Giscard d’Estaing qui s’invitait chez les Français. En studio, la journaliste ajoutait que c’était « un peu démago ». L’Indép a fait un compte rendu plus policé : «Il a arpenté les trottoirs de Perpignan». Précisons qu’arpenter cela veut dire «à grands pas». Et, dit Bourquin, «J’ai reçu entre 60 et 70 contacts… Le profil de mes interlocuteurs était assez éclectique et les demandes d’interventions aussi…»

Tu parles que c’était éclectique !

J’avoue ne pas avoir résisté au plaisir de téléphoner à mon président. Avec un copain nous avons fait le numéro du portable en disant "Ne quittez pas on vous passe Georges Frêche" et on a passé un enregistrement de Frêche hurlant, "Vous êtes des sous-hommes".

Une commerçante du quartier de la gare l’a appelé pour lui dire, "Alors chéri, tu fais le trottoir?"

Bien vu !

C’était effectivement une opération de racolage électoral. Christian Bourquin se voit bien atterrir sur le canton de la gare, Saint-Assiscle.

Bourquin pourrait renouveler l’initiative. Samedi prochain, c’est le 1er avril.

Le général est complètement à côté de ses Weston !

Ce genre d’opération, c’est d’une autre époque, c’est ringard.

Le conseil général siège du PS

Lors d’une conférence de presse, les élus UMP du conseil général ont, avec plusieurs exemples à l’appui, dénoncé l’utilisation des moyens du conseil général à des fins politiques.

Une lettre à l’en tête du PS et signée Maguy Carbones de la section de Perpignan invite les militants à une réunion, le 15 mars, au conseil général, salle Pams à 18 h 30. «Animateur : Jean-Marc Notarianni» qui n’est autre que le directeur du cabinet du président du conseil général. La lettre avait été postée du conseil général.

Les 2 500 élus de tout le département ont reçu du conseil général une épaisse enveloppe avec des photocopies d’articles de presse concernant le pré-rapport de la Chambre régionale des comptes sur la gestion de la région à l’époque Blanc. Photocopies, mises sous pli, timbrage… C’est une petite opération à plusieurs milliers d’euros qui n’a pas à être payée par le contribuable. Espérons que plusieurs des élus destinataires adresseront une plainte à la chambre régionale des comptes.

Lorsqu’il a été élu président du conseil général, Christian BOURQUIN ne cessait de dire, si je deviens un notable mettez moi un coup de pied aux fesses. Si on lui met un coup de pied au Q, il ne restera qu’un BOURIN.

Polémique Victor, reporter de guerre à Perpignan