Vous avez vu le dernier TV magazine ? Pardon, le dernier L’Accent Catalan avec la photo de l’animateur vedette ? Qui n’a pas réagi en se disant que Bourquin faisait sa campagne électorale avec l’argent du contribuable ?

Les réactions sont unanimes.

Ivre du sentiment de puissance que donne le pouvoir, Bourquin pense qu’il peut tout faire. C’est Icare qui fonce vers le soleil…

Le pouvoir pousse au narcissisme. Mais au stade de narcissisme auquel il est parvenu, Bourquin n’écoute plus que les courtisans. Des courtisans qui savent que leur récompense est liée au plaisir narcissique qu’ils procurent à leur prince. Ils lui ont donc conseillé de mettre sa bobine en pleine une. Et Bourking n’a pas su résister à la tentation de se saisir de cet immense miroir.

Il apporte de l’eau au Moulin de ses adversaires et d’une grande partie de l’opinion publique pour qui « Bourquin c’est de la communication », « Bourquin c’est le pouvoir pour le pouvoir » , « Bourquin il a pété les plombs »

Qu’est-ce que les socialistes peuvent répondre à cette évidence, à cette overdose de communication politicienne financée avec l’argent des impôts ?

Dans le magazine du conseil général, la syntaxe et l’orthographe sont comme toujours révélatrices. A commencer par la Une : « projet » au singulier et « entretiens » au pluriel. Pas beaucoup de projets, mais beaucoup de blabla…

Ce n’est pas les « entretiens » de Bichat, bien qu’il soit question de chirurgie esthétique. Pas mal le recadrage qui fait disparaître la calvitie de Bourking et lui donne dix ans de moins !

A perpignan-toutvabien, on s’est demandé comment les gens pouvaient réagir à cette photo. Nous l’avons montré à un peu plus d’une quinzaine des personnes prises au hasard.

Totale unanimité : cette photo sonne faux. Pour certains elle date de dix ans, pour d’autres elle a été retouchée et il y a enfin ceux qui ont décelé le cadrage avantageux.

Bourking nous la joue glamour en planquant sa calvitie.

La tromperie n’a jamais été aussi flagrante. Y compris dans le contenu du journal.

La présentation de l’entretien se veut journalistique : « La dernière fois que nous avons donné la parole à Christian Bourquin, c’était l’été 2004 ». Plus loin : « Nous l’avons rencontré à l’issue d’une conférence de presse autour du thème de la décentralisation ».

Qui va faire croire que l’Accent Catalan fonctionne en dehors de C. Bourquin alors qu’il est complètement impliqué dans son contenu qu’il dicte et surveille de manière tatillonne ? Il en est le directeur de publication.

Pas la parole depuis 2004 ? Et les pages de son blog en septembre 2005 et l’éditorial dans chaque numéro…

Cet interview, qui n’a rien de journalistique, est présenté comme « l’occasion de faire un tour (presque exhaustif des sujets pour lesquels, avec sa majorité, il travaille chaque jour. »

Résultat : six pages d’un monologue uniforme et interminable pour dénoncer le gouvernement.

Pire encore ce que dénonce Bourquin est faux à 90 %.

Face à l’énormité des désengagements de l’Etat que Bourquin ne cesse de dénoncer, il ne reste plus pour établir les faits avec précision, qu’à demander un audit financier à des experts indépendants.

C’est tellement énorme que l’on n’arrive pas à le croire. Bourquin est en pleine campagne des législatives, campagne qu’il fait payer aux citoyens. C’est du jamais vu.

Des confrères de Montpellier, de Toulouse, d’autres villes et départements disent qu’ils n’ont jamais vu une couverture pareille. Bourquin n’est pas le seul politique à être nombriliste, et il doit y avoir des précédents.Mais il pour tout le monde évident que L'Accent Catalan fait plus pensé a un journal de campagne électoral qu'au journal d'une collectivité territoriale.

Il avait encore une plaque d'auto-collants avec l'Accent Catalan. Pourquoi faire ? 90 % ont terminés à la poubelle et les autres un peu n'importe où selon la fantaisie des gamins.

Jeudi, le conseil général va encore dépenser une fortune en distribuant, au conseil général, des kits supporters pour la demie finale USAP-Biarritz.

Que d’argent public gaspillé ! Les supporters de l’USAP sont déjà largement équipés en drapeaux et accessoires rouges et jaunes aux couleurs de leur club. Ce n’est pas à la collectivité de payer ce type de dépenses. Surtout quand, par ailleurs, dans plusieurs collèges (compétence conseil général), on explique aux associations de parents d’élèves qu’il faut attendre et être patients avant que tels travaux ou tels matériels soient financés.

contact : victor.polemique@laposte.net