08juin 2006
La question qui tue
00:00 - Par Fabrice THOMAS - 2006
Cette question, c’est Jean-Michel Collet et Yann Marec, journalistes à L’Indépendant qui l’ont posée à Jean-Paul Alduy dans le cadre d’un interview sur la culture : « Que dire par exemple du site internet des Beaux-Arts qui met en scène des étudiantes dénudées par le directeur lui-même ? » Et le maire de Perpignan répondait, manifestement très surpris, « Si tout ça est vrai c’est vraiment limite ».
Cette question, c’est Jean-Michel Collet et Yann Marec, journalistes à L’Indépendant qui l’ont posée à Jean-Paul Alduy dans le cadre d’un interview sur la culture : « Que dire par exemple du site internet des Beaux-Arts qui met en scène des étudiantes dénudées par le directeur lui-même ? » Et le maire de Perpignan répondait, manifestement très surpris, « Si tout ça est vrai c’est vraiment limite ».
Vous imaginez facilement le directeur de l’Ecole Supérieure d’Art de Perpignan en train de dévêtir des étudiantes pour les soumettre à son objectif lubrique. Normal, c’est la lecture qui est proposée. Avec cette question, L’Indépendant donne de l’ampleur et du crédit à ce qui n’était qu’une sale rumeur connue de toutes les rédactions et selon laquelle « Le directeur pratique le droit de cuissage sur les étudiantes ». D’après des rumeurs parallèles, la décision de fermer l’école ne pouvait, bien sûr, pas être étrangère au comportement de son directeur.
Après cela, on ne peut que conseiller au directeur des Beaux-Arts de ne pas conduire lui-même ses gosses à l’école du village où il réside. Des parents pourraient s’inquiéter de la présence de ce pédophile en puissance.
Avant de réfléchir et d’expliquer on a d’abord envie de crier très fort C’EST DEGUEL… !
Le site sur lequel quelques images ont été, un temps, diffusées, n’est d’abord pas le site de l’ESA, c’est celui du collectif Contre la fermeture de l’Ecole. Les photos y ont été placées par un participant (anonyme) au forum qui a accompagné les images de commentaire du genre : « Mais regardez ce que l’on fait à l’Ecole des Beaux-Arts ».
Réaction d’un observateur indépendant qui a vu les photos retirées depuis pas mal de temps : « Il n’y avait pas de quoi se faire une branlette ». Des corps féminins dans des poses pas franchement bandantes, avec beaucoup de flou. Faut-il préciser que ces photos ont été faites par des personnes majeures et vaccinées ?
Une démarche artistique évidente et intéressante. Mais celui qui a décidé de nuire en ayant recours aux procédés du discrédit n’en à cure.
S’il faut chercher des pervers, il faut d’abord regarder du côté des deux journalistes. Et accessoirement du côté du corbeau qui ne devait pas s’attendre à être relayé par le quotidien local.
Les journaux sont assez souvent informés de toutes sortes de saloperies anonymes pour avoir appris que la corbeille est leur destination naturelle.
Dans ce contexte malsain, il faut préciser à nos lecteurs que nous n’avons pas été invités à participer aux prises de vue et que nous n’avons même jamais pris un café avec le directeur de l’ESA.
''Polémique Victor, reporter de guerre au Burkina Facho''