12juin 2006
Le Machiavel de Millas
00:00 - Par Fabrice THOMAS - 2006
Une personnalité politique de droite, UMP, raconte que Christian Bourquin la rencontrant à Latour-de-France lui a tenu des propos enjôleurs puis a engagé la conversation sur la meilleure façon de conserver les truffes avant de l’inviter à un repas de truffes en la pressant d’appeler sa chef de cabinet pour fixer la date. Commentaire de Jean Codognès : « Cela va être un repas de truffés ». Commentaires de perpignan-toutvabien : « On est heureux d’apprendre que la gauche caviar raffole aussi des truffes. »
La personnalité de droite n’a pas téléphoné. Mais si une de nos lectrices est tentée et par les truffes et par un tête à tête avec Bourquin, qu’elle appelle madame Boivert au conseil général en disant : « C’est pour le repas de truffes avec le président ».
La république Bourquinière est en crise. Le conducator a manifestement eu les yeux plus gros que le ventre en voulant manger tout cru Sicre (courant Emmanuelli) et Codognès (courant Montebourg) pour les remplacer par des hommes et des femmes à lui, à savoir des Fabiusiens sur les quatre circonscriptions.
D’après les règles adoptées par la direction du PS qui se fixe l’objectif d’avoir 30 % de femmes députés, seule une femme peut briguer la quatrième circonscription dont le député sortant est Henri Sicre.
Bourquin n’applique pas les règles en faveur de la parité qu’il a personnellement approuvé au bureau national du PS. Il pousse le fidèle et jeune (bientôt septuagénaire) Aylagas, maire d’Argelès.
Lors d’une réunion fédérale C. Bourquin justifiait même la candidature d’un homme en prétendant que la rue de Solférino envisageait de présenter Malek Boutih. Et Bourquin d’expliquer qu’il n’y avait pas d’électeurs arabes sur la quatrième circonscription, mais qu’il y avait des descendants de réfugiés espagnols comme Aylagas.
Etant personnellement descendant de Champenois et de Gavatx de l’Aude, marié à une Catalane, j’exige une candidature pour représenter la minorité des « Catalans d’adoption ». ça fait du monde, bien que les Catalans d’adoption gays et lesbiennes exigent aussi d’avoir leur candidat.
Précisons que la candidature de Malek Boutih a été inventée de toute pièce pour justifier celle d’Aylagas. Mensonge sordide ! Comment un socialiste peut il en arriver à jouer sur les arguments les plus bas ? Plus d’un adhérent est écoeuré.
Cela dit Ali Agas pourrait représenter les descendants d’Espagnols et de Maures. A moins qu’il ne préfère mettre en avant l’origine grecque de son patronyme.
Pour verrouiller ses petites magouilles, Bourquin avec l’aide du numéro 1 de la fédé des P-O, Jacques Cresta, surnommé Fidel Castrat, a fait voter l’attribution des quatre circonscriptions.
Première circonscription (député sortant l’UMP Daniel Mach) : une femme Deuxième (député sortant Arlette Franco) : une femme Troisième (député sortant l’UMP François Calvet) : un homme Quatrième (député sortant le PS Henri Sicre) : un homme.
Sur la deuxième circonscription Christian Bourquin pousse Renée Soum, jeune (presque) septuagénaire. Cette retraitée de la politique depuis longtemps retirée de l’action militante a un gros handicap, en plus d’être Bourquiniste. Même les adhérents alimentaires du président du conseil général ne peuvent s’empêcher de dire qu’avec la Soum(ise) c’est la victoire assurée pour la Maréchale Franco. (Cette dernière nous a dit qu’elle n’aimait pas du tout son surnom de Cocotte Vermeille alors on le jette et on en met un autre).
Spot publicitaire offert à Renée Soum.
Comment l’album photo que vient d’éditer Renée Soum à compte d’auteur à l’intention de ses fans peut-il faire un bide en librairie. C’est un ouvrage qu’il faut absolument avoir dans sa bibliothèque : 150 photos de Renée Soum depuis l’homme de Tautavel jusqu’à aujourd’hui. Qu’est ce qui coûte 26 € et est aussi extraordinaire et indispensable que cet ouvrage ? Rien ! Achetez le et faîtes le dédicacer par Renée Soum(ise), un jour ça aura de la valeur.
Le but de Bourquin n’est pas de battre Franco et de faire gagner la circonscription au PS, il est évidemment d’empêcher Codognès d’être candidat.
A Pia, a été organisé une réunion de présentation des candidates à l’investiture. Codognès n’a pas été autorisé à s’exprimer. Mais de l’avis de nombre de participants il est sorti grand vainqueur des monologues féminins. Sabiols a fait du Nicole Sabiols. Renée Soum, elle, a fait un triomphe. Tous ceux qui ne l’avaient jamais entendu s’exprimer sont ressortis en se disant que c’était pire que ce qu’on leur avait dit. Il faut leur offrir le livre pour leur remonter le moral.
Conséquence de quoi, Codognès additionne les ralliements de militants et d’élus avant tout soucieux de ne pas contribuer à la réélection d’Arlette Franco.
A l’entrée de la salle de réunion il y avait une affiche pour un spectacle de Pinochio et Guignols : « C’est le programme de ce soir a ironisé un militant ». Le marionnettiste, Christian Bourquin, se tenait sagement au fond de la salle. C’est Fidel Castrat, sur la scène, qui sélectionnait les petits papiers sur lesquels les militants avaient écrit leur question. C’est beau la démocratie…
Au secrétariat aux élections du PS, on s’est depuis longtemps aperçu que Bourquin faisait une utilisation machiavélique de la parité. C’est pourquoi François Hollande et Bruno Leroux viennent d’adresser un courrier à Cresta, premier fédéral, pour lui demander d’engager le processus de désignation d’une femme sur la quatrième.
Des femmes bravent l’interdit du Conducator : Isabelle Moly, femme de charme et de caractère est sur les rangs ainsi que la compagne de Marcel Mateu, conseiller général à l’Accent Catalan et rien dedans, elle même employée du conseil général. L’une et l’autre sont soutenues par des conseillers généraux, leur conjoint, et d’autres. Le président du conseil général se retrouve avec une majorité de conseillers généraux qui, pour diverses raisons, s’opposent à lui et à sa stratégie personnelle, autoritaire et surtout perdante.
Mais si la direction nationale du PS impose une candidate pour briguer la succession d’Henri Sicre, Bourquin va sortir une dame de son chapeau. Offrira t’il la place à son avocate préférée, Jacqueline Amiel Donat ? Il sera forcément tenté de le faire.
Sur la première circonscription, Bourquin pousse Madame Josephe. Ex épouse du défunt président socialiste du conseil général du Gers. Elle s’est faite épinglée car son mari l’avait recrutée comme directrice de la communication du conseil général. Elle a bien fait de venir dans la république Bourquinière, elle ne doit pas être trop dépaysée par les mœurs. Mais si elle est venue donner des cours de népotisme, elle peut repartir.
Lors de sa visite à Perpignan pour le colloque Derby, Georges Frêche a dit à Bourquin qu’il se faisait trop d’ennemis et lui a aussi soufflé dans les bronches à propos de ses candidats aux législatives.
G. Frêche, qui connaît toutes les ficelles de la politique, sait que l’on doit avoir des adversaires ; mais des ennemis qui ne pensent qu’à vous abattre, le moins possible.
Bourquin collectionne les ennemis, dans le camp d’en face et dans le sien. Etre fâché avec tout le monde semble être un de ses principaux buts dans la vie. 2006 est déjà une année exceptionnelle pour sa collection.
Pour nombre d’élus PS, il est clair que Bourquin organise un naufrage collectif aux législatives parce qu’il est convaincu qu’il n’arrivera pas à reprendre le siège de député à l’UMP François Calvet.
''Polémique Victor, reporter de guerre au Burkina Facho''