18juil 2006
Le feuilleton de l'été
00:00 - Par Fabrice THOMAS - 2006
Bourquin approuve le coup de tête de Zidane et, à sa place, il aurait fait la même chose. Il l’a déclaré lors de la dernière réunion publique de l’assemblée départementale. Bourquin répondait ainsi, à sa façon à Jean Rigual, conseiller général UMP, qui avait eu le tort de lui faire remarquer qu’il aimait beaucoup la Chine.
Dans l’hémicycle une voix a conseillé à Jean Rigual de venir à la prochaine session avec un casque. Qu’il prenne une armure s’il le faut mais qu’il ne renonce pas à brancher à nouveau Bourquin sur la Chine. On aimerait tellement en savoir plus sur l’embauche du gérant d’Amiel Donat Consulting par le conseil général !
Investitures socialistes aux élection législatives : Le grand feuilleton politique de l’été continue.
Rappelons que la direction du PS qui cherchait désespérément une circonscription pour un énarque, Olivier Ferrand, a fini par trouver un terrain d’entente avec Bourquin qui, lui, cherchait désespérément à éliminer Jean Codognès.
Aylagas qui se voyait depuis longtemps député est le dindon de la farce. Mais va-t-on s’en plaindre ? Quel est l’intérêt de mettre Henri Sicre, septuagénaire (encore en forme) à la retraite pour mettre à sa place le bientôt septuagénaire maire d’Argelès ?
Aylagas est cocu et en plus il est obligé de payer la chambre. Il est en effet obligé de faire semblant de croire que Bourquin ne l’a pas trahi afin que celui si le soutienne dans sa lutte pour pourrir la vie d’Olivier Ferrand et l’obliger à faire demi-tour.
C’est compliqué la politique !
Il ne faut pas croire que la stratégie du Machiavel de Millas ne fasse que des mécontents.
La droite est aux anges.
Bourquin paie au prix fort la non-investiture de Codognès.
- Sa crédibilité déjà bien basse en prend encore un coup
- Il y a un vrai malaise dans sa majorité départementale. Plusieurs conseillers généraux socialistes (Moly, Olive, Mateu, Codognès) ont exprimé plus ou moins vivement des désaccords avec sa stratégie.
- Il n’est pas sûr de s’être débarrassé de Jean Codognès. Aux yeux de la grande majorité des élus et des militants de gauche de la circonscription, Renée Soum apparaît surtout comme la meilleure candidate pour faire réélire Arlette Franco.
Le Machiavel de Millas vole de succès en succès. En 2005, il quitte le courant Hollande et se rallie à Fabius qu’il voit président de la République et lui même rêve déjà du secrétariat d’Etat au tourisme. La candidature de Fabius, qui n’a pas contaminé grand monde, est à présent marginalisée. En 2006, Bourquin s’inscrit dans la course à la succession de Georges Frêche en condamnant ses propos sur les harkis. Moins de six mois plus tard, il est en disgrâce.
Sur son blog, depuis quelques semaines, Bourquin raconte la vie des abeilles de sa ruche. Du Bourquin tout craché. Toujours dans le déni de la réalité quand celle-ci le dérange.
Cali a demandé à Laurent Fabius de renoncer à utiliser « C’est quand le bonheur » comme hymne de campagne dans ses meetings. L’homme politique n’avait pas pris la peine de demander son autorisation au chanteur. Un lieutenant de Fabius se prévalant de bien connaître le chanteur catalan devait s’en était occupé. Suggérons à Bourquin de rattraper le coup en demandant à Cali d’utiliser la chanson qui a donné son titre au dernier album de Cali, « Menteur ».
Polémique Victor,
reporter de guerre au Bourquinat Facho
Contact : victor.polemique@laposte.net