19juil 2006
olivierferrand@paris.fr
00:00 - Par Fabrice THOMAS - 2006
Le parachuté PS a atterri mercredi matin à 10 h (19 juillet) à la terrasse du café de France à Céret. Le jeune énarque parisien bcbg qui habite dans le quartier du Marais a plutôt réussi son premier passage devant la presse départementale.
Pas une rédaction ne voulait manquer l’arrivée de l’espiègle jeune homme politique qui entre presque par effraction sur cette quatrième circonscription !
Son discours se résume en deux mots : peace and love. Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil : Sicre, Bourquin, Aylagas… les Catalans, ce département dont il est tombé amoureux. On voit mal comment ce véritable prince charmant (jeune, beau, intelligent et riche) ne serait pas élu au premier tour des législatives avec 99 % des voix.
Avec Olivier F, petit prince de la politique, un vent de renouveau souffle sur les P-O. Il a rendu un hommage appuyé à Christian Bourquin qui le mérite bien. Le pauvre, tout le monde, partout parle mal de lui. Olivier Ferrand est venu nous ouvrir les yeux : «Christian Bourquin est le grand homme des Pyrénées-Orientales ». Il a tant fait dans le domaine social, culturel et économique », a développé le jeune homme politique.
Inutile d’apprendre au jeune singe à faire la grimace. Plein de talent, (moulé estampillé ENA), il maîtrise la langue de bois politique comme personne, avec une telle perfection que les journalistes auraient pu rédiger ses réponses sans venir à la conférence de presse (la chaleur, les touristes qui se traînent sur nos routes, la difficulté à se garer… Vous comprenez…).Du grand art.
Paris nous a envoyé ce qui se fait de mieux. Ça a toujours flatté les provinciaux que nous sommes de s’entendre dire que Paris nommait ici (pas ailleurs) ses meilleurs intendants royaux, ses meilleurs préfets… Voilà maintenant le meilleur candidat socialiste, plus parisien tu meurs, dans la seule circonscription catalane fidèle à la gauche.
Pierre Aylagas et ses partisans aimeraient que Bourquin mette les pieds dans le plat et déclare le parisien persona non grata comme candidat socialiste dans les P-O. Dans les réunions socialistes locales, Bourquin traite le parisien de «charognard».
Publiquement, c’est silence radio. Voilà trois semaines que les journalistes lui courent après (c’est le contraire d’habitude) pour avoir son avis sur ce qui se passe sur la quatrième. Bourquin est tenu par les accords (obtenus à l’arrachée) qui répartissent les circonscriptions entre les différents courants du PS.
Les manœuvres et les calculs du grand homme des P-O provoquent l’écoeurement parmi nombre de militants socialistes, d’élus, dont plusieurs conseillers généraux. Mardi soir, à la CEF (commission exécutive fédérale) qui se réunissait pour soutenir Aylagas contre la candidature du parisien, il y avait plus de 50 % d’absents.
A la fin de la conférence de presse, Olivier Ferrand a donné son mail aux journalistes, son adresse électronique à la mairie de Paris. Des fois qu’on oublie d’où il vient, où il habite, où il travaille et qu’il est maire adjoint du troisième arrondissement de Paris.
A bientôt, pour un prochain épisode des aventures du prince charmant politique au Bourquinat Facho.
''Polémique Victor, reporter de guerre au Bourquinat Facho Contact : victor.polemique@laposte.net''