Le lendemain de l’inauguration de Visa pour l’image, Bourquin réagit avec un communiqué où on lit : « Je constate que depuis quelques années, l’inauguration de Visa pour l’image devient une vitrine politique à mon encontre ».

Alduy et Frêche s’en sont en effet donnés à coeur joie sans d’ailleurs jamais citer le nom de Bourquin. Dans le discours de Frêche, il ne fut d’ailleurs question que de «mon ami Jean Codognès».

Frêche a, en long, en large, et en travers, expliqué que l’absence de la région à Visa était une insulte à l’intelligence. Bourquin n’est pas si bête que cela puisqu’il s’est reconnu.

Homme politique décidément très habile, Georges Frêche a réussi à faire porter au seul Bourquin le chapeau du retrait des subventions au Festival. C’est pourtant une décision prise par lui, même si elle lui avait été fortement suggérée par Bourquin.

Frêche est sorti du bourbier Visa. Il n’en pouvait plus de se voir de tous côtés, et en particulier dans son camp, reprocher l’arrêt des subventions à une manifestation appréciée par la gauche.

Bourquin, lui, s’est enfoncé dans le sectarisme. Dans une brochure du conseil général distribué au printemps, il explique que Jean-Paul Alduy : « En chef de la droite libérale UMP, fait des choix qu’au regard de mes convictions je ne peux partager… Si l’on prend l’exemple de la culture, le conseil général a effectivement décidé d’arrêter de soutenir deux manifestations organisées par la ville… Aider les Perpignanais ne signifie pas financer la politique UMP du maire de Perpignan ».

Cette surenchère est révélatrice. Bourquin a l’art de se mettre dans le pétrin, mais à la différence de son ex patron de Montpellier il ne sait pas en sortir.

Chaque ligne du communiqué nous montre un homme en plein désarroi.

Ainsi lit on à propos de Visa : « Concernant l’inauguration elle-même de Visa pour l’Image, mon absence est due au fait que je n’étais pas invité… Ce qui est normal quelque part : le conseil général ne finançant que le festival off. Le Festival in n’accordant pas la place que le conseil général attendait au montant des subventions qu’il lui accordait, il s’en était retiré il y a quatre ans. Mais il faut préciser que tout cela n’enlève rien aux qualités de ce très beau festival ». Bourquin n’était pas non plus invité à l’inauguration du Festival off. Et pour cause, il n’y apporte pas un seul euro.

Le président du conseil général aurait suivit G. Frêche, qui est revenu à Visa avec une subvention de 50 000 euros, c’était finit, on en parlait plus.

Son boycott est d’autant plus stupide que Visa a le cœur à gauche. La manifestation phare de Perpignan, du département, de la région Languedoc-Roussillon est d’abord et avant tout « la vitrine » des douleurs de la planète.

Désarroi encore, quand il fait sa rentrée politique lors d’une conférence de presse dans son fastueux bureau du conseil général avec un seul et unique point à l’ordre du jour : l’investiture sur la quatrième circonscription et la dénonciation du diktat parisien dont serait victime son ami Aylagas. Voilà une compétence inattendue du président du conseil général.

A-t-on déjà vu Alduy tenir dans son bureau une conférence de presse sur les problèmes internes de l’UMP ? Bourquin a-t-il perdu le sens commun ?

Et le pire est à venir.

Bourquin voit bien que Fabius est ratiboisé. Il n’est même pas sûr qu’il reste jusqu’au bout (26 novembre) candidat PS à l’investiture.

Le système Bourquin craque de toute part.

La rue de Solférino le supporte de moins en moins, Montpellier le méprise ouvertement et dans son département il a l’image désastreuse d’un politicien obsédé par le pouvoir pour le pouvoir.

Il croyait avoir tué Claude Cansouline en l'évinçant de la section de Perpignan et voilà que celui-ci revient, en force, avec des idées politiques neuves ancrées sur les valeurs de gauche que Bourquin bafoue depuis trop longtemps.

Il croyait, le 1er juillet (convention nationale du PS sur les investitures), avoir tué Codognès en le privant d’investiture. Mais voila le conseiller général, lieutenant de Montebourg qui se retrouve au premier plan, membre de l’état-major de Ségolène Royal. Et alors qu’il n’en demandait pas temps, voilà Georges Frêche qui dit, « C’est mon candidat aux municipales de Perpignan ».

Si vous voulez rigoler allez faire un tour sur le blog de (Narcisse) Bourquin. C'est assez déconcertant, mais c'est poilant.

Un petit cadeau pour notre célèbre joueur d'hélicon, les deux derniers couplets de l'Hélicon de Bobby Lapointe

''Non maman c'est pas ça l'vrai instrument Moi j'veux jouer de l'hélicon Pon pon pon pon

Ah ! tu m'énerv's, Ah ! c'en est trop Tiens : pan pan pan boum, toc il tombe Ell' l'a tué à coup d'marteau Et l'on a fait graver dessus sa tombe " II voulait jouer de l'hélicon Pon pon pon pon Con "''

Toujours dans son blog, Bourquin écrit : "Cette année va être remplie de combats à mener (et à gagner !!), d’actions à poursuivre pour le bien-être de mes concitoyens, d’engagements à prendre (puis à tenir, cela va sans dire !!), de dîners au cours desquels des discussions vives et passionnantes vont avoir lieu pour convaincre les uns, conforter les autres..."

Faisant notamment référence aux dîners au conseil général servis aux militants,lors de leur conférence de presse de soutien à Ségolène Royal, Cansouline et Codognès dénonçaient la république des banquets.

Des banquets payés par le contribuable...

PS : Nous sommes assez impressionnés par la fréquentation de perpignan-toutvabien.com. En quatre jours vous avez été un peu plus de 2 800 à cliquer sur le bandeau pour lire la prose de Maurice Halimi.

Polémique Victor, reporter de guerre.

contact : victor.polemique@laposte.net