Notre président s’intéresse plus aux abeilles qu’à la réinsertion sociale et professionnelle des bénéficiaires du RMI. Mais il n’a pas oublié les rats. Comme en témoigne son blog et une photo de son nouvel ami, le rat de la place Cassanyes.

« Mercredi dernier, le 11 octobre, je suis allé place Cassanyes. Sur le chemin, que vois-je, au milieu de travaux (encore des travaux mal maîtrisés !) : un RAT énorme ! Evidemment je l’ai pris en photo pour vous en faire profiter ! Les habitants du quartier m’ont dit que ce n’est pas la première fois qu’ils voient des rats se balader aux yeux et vue de tous et qu’ils n’ont absolument pas peur des humains. » On vous épargne les divers commentaires sur l’animal pour aller directement à la conclusion : « Faudra que je passe prendre régulièrement de ses nouvelles ! C’est vrai quoi, c’est important de savoir comment le maire de Perpignan prend soin de ses rats ! »

Sur la photo, on voit un rat au fond d’une tranchée de travaux publics. Ce qui nous fait dire que notre président prend ses sujets pour des gogols. Qui ne sait pas que les sous-sols de toutes nos villes et villages sont infestés de rats et qu’il est fréquent de les voir apparaître lors des travaux de terrassement ?

A Bourquin - les abeilles, à Alduy - les rats. Le message de Bourquin est clair, il est primaire, mais il est clair.

Notre président a coutume de dire de la presse (celle qui exerce son droit de critique à son égard) qu’elle se met au niveau du caniveau. Exact, car c’est souvent à ce niveau-là qu’on trouve Christian Bourquin !

Et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il n’est pas au niveau de ses responsabilités, comme l’a montré l’effondrement de la maison du n°1 de la place du Puig, au cœur du quartier Saint-Jacques.

Rappelons les explications données par Bourquin pour que l’on ne puisse pas nous soupçonner de caricaturer : (Indép. du 18 octobre) « Le conseil général louait le rez-de-chaussée de cet immeuble depuis 2002, à monsieur Bruno Delhom. Nous y avons fait des aménagements, peinture, plomberie, revêtements de sol, pour un montant de 4 500 euros. En tant que locataires, nous n’étions tenus à aucun contrôle, étant donné le petit nombre d’enfants accueillis et le temps qu’ils passaient dans la structure. Par ailleurs, rien ne laissait présager ce qui allait se passer.»

Christian Bourquin ne dit pas que le local loué au buraliste voisin était un garage que le conseil général a transformé en structure d’accueil sans répondre à toutes les obligations légales, sans prendre toutes les mesures pour s’assurer de sa mise en sécurité.

Le changement de destination du local aurait dû être accompagné du dépôt d’un permis de construire.

Dans le cadre du secteur sauvegardé, le conseil général avait obligation de déclarer les travaux auprès de l’architecte des Bâtiments de France.

En ce qui concerne la réglementation des ERP (établissements recevant du public), le CG n’avait pas obligation de demander la visite de la commission de sécurité. Mais dès lors qu’il recevait du public dans une maison vétuste, il aurait pu déposer un dossier à la commission de sécurité (préfecture). Avant de louer les locaux, il pouvait demander au propriétaire de faire faire un diagnostic de sécurité de l’immeuble.

Le président du conseil général est coupable parce qu’il est responsable.

Et son implication personnelle est évidente.

Ces locaux ont été loués en 2002, en période de campagne électorale des élections législatives. Le canton de Saint-Jacques fait partie de la circonscription sur laquelle C. Bourquin avait été élu député en 1998 et battu en 2002.

L’élément déclencheur de l’effondrement, les travaux réalisés dans la maison voisine, ne relève pas de la responsabilité du conseil général. Mais si les mesures de prévention avaient été appliquées, comme elles le sont généralement dans des immeubles recevant du public, le conseil général aurait probablement renoncé à s’installer dans cet immeuble vétuste et l’on ne serait pas passé à côté d’une catastrophe.

Intéressant le dossier de L’Indép sur le prix de l’eau ! On s’aperçoit que Millas est servi par une compagnie privée. Etonnant quand on sait que Bourquin milite pour que la distribution de l’eau soit un service public. C’est un de ses chevaux de bataille et c’est un discours qu’il a encore récemment tenu aux assises de l’eau lors desquelles il a fait venir D. Mitterrand.

La presse locale a souligné à quel point Bourquin avait été pitoyable dans sa présentation du rapport de la chambre régionale des comptes sur la gestion de Jacques Blanc devant l’assemblée régionale : « suffisamment confus pour que l’assistance se surprit à s’ennuyer », écrit Christian Di Scipio. Le journaliste de L’Indép se moque sans vergogne du premier vice-président du conseil régional chargé des finances qui mélange les euros et les francs.

Comme on dit en catalan : « mai d’un burro en feras un cavall de coursa. » (nos lecteurs corrigeront l’orthographe déficiente).

Jordi Bourquin peut dire merci à perpignan-toutvabien.com. Grâce à nous, il a complètement refait son site internet. Il a retiré les webcams du conseil général montrant la baie de Collioure, le palais des rois de Majorque. Disparu aussi « le coin des fonctionnaires » pour s’occuper pendant leurs heures de travail. Mais le plus important, les filles sexy, plus ou moins habillées, sont toujours là. Tout cela n’efface pas le délit constitué par l’utilisation de la logistique du conseil général par le fils Bourquin avec l’aval du père.

Le père Bourquin est comme son copain le rat au fond de la tranchée. Et comme s’il n’avait pas assez d’ennuis, il a fallu que des employés du conseil général lui collent une grève sur le dos. Mais où va t’on si les salariés font la grève avec un patron de gauche ? Motif : De très grosses primes aux gros salaires et de minuscules aux petits. L’écart atteint des proportions complètement folles.

Mais tout ne va pas si mal. Bourquin est persuadé que Fabius sera le candidat du PS aux présidentielles… Fabius à l’Elysée et Bourquin secrétaire d’Etat à la francophonie. Qui mieux que lui pour faire rayonner la langue française ?

Bourquin continue de proclamer qu’Olivier Ferrand aura quitté le département à Noël. Pendant qu’il y est, il devrait aussi dire que Codognès va faire campagne pour Renée Soum.

Il croit au père Noël.

Comme à chaque fois qu’il est dans le pétrin, CB lance une polémique. Il nous sort son numéro préféré, celui de la victime. C’est, chez lui, le signe qu’il est en grande difficulté. On y avait eu droit pendant l’affaire du Mas La Cabane, puis lors de l’affaire de faux témoignage concernant l’emploi de son chauffeur durant la campagne électorale. S’exhiber sur la place publique en victime -cette fois d’Alduy- c’est toujours son dernier recours.

Daniel Mach a fait un grand show devant plus d’un millier de personnes à Pollestres.

Dans son intervention, Jean-Paul Alduy a réussi le tour de force de ne pas prononcer le nom de Sarkozy. Comme lors du congrès du Parti Radical, le mois dernier. Etrange président départemental de l’UMP !

Big Mach sort donc un livre. J’aurais pu être de gauche sera en vente le 11 décembre. Il n’y en aura pas pour tout le monde.

A droite, ce titre fait grincer des dents. Aurait-il honte s’interrogent les amis du plus à droite des hommes politiques des P-O ?

Le sous-titre, De la cité HLM à l’Assemblée Nationale, est plus explicite.

Daniel Mach veut peut-être dire que ses origines modestes auraient dû l’amener à être à gauche plutôt qu’à droite ? Les pauvres - à gauche, les riches - à droite ? Le titre de ce livre semble plutôt illustrer la difficulté qu’on les gens de droite à s’assumer comme tel. La bonne conscience et à gauche, la mauvaise…

''Polémique Victor, reporter de guerre au Bourquinat Facho.''

Contact : victor.polemique@laposte.net