9,91 % des 1400 salariés du conseil général résident dans le canton de Millas.

Personne n’ignore que le recrutement peut parfois, dans certaines collectivités territoriales, prendre en compte d’autres critères que les aptitudes professionnelles.

Devant l’importance des écarts entre les cantons, force est de constater que le recrutement des personnels du conseil général bafoue les principes d’équité qui prévalent heureusement dans le plus grand nombre de collectivités et d’organismes publics.

Dans la liste ci-dessous, le premier pourcentage indique le poids de la population du canton dans la population totale du département. Le second donne le pourcentage de salariés du conseil général résidant sur le canton.

Argelès : 5,79% - 2,85% Arles-sur Tech : 1,80% - 0,42% Canet : 4,67% - 2,85% Céret : 3,64% - 3,78% Saint-Cyprien : 4,27% - 3,20% Canet : 3,82% - 1,85% Elne : 4,84% - 4,77% Latour-de-France : 1,24% - 0,85% Millas : 4,70% - 9,91% Mont-Louis : 1,00% - 0,71% Olette : 0,38% - 0,26% Prades :3,41% - 2,42% Prats-de-Mollo : 0,71% - 0,07% Rivesaltes : 5,41% - 5,42% Saillagouse : 2,91% - 1,06% Saint-Estève : 4,04% - 4,63% Saint-Laurent-de-la-Salanque : 4,59% - 3 ;49% Saint-Paul-de-Fenouillet : 1,02% - 0,24% Sournia : 0,25% - 0% Thuir : 4,61% - 5,49% Toulouges : 3,41% - 3,99% Vinça : 2,35% - 1,71% (Perpignan est découpée en 9 cantons dont deux incluant les communes de Cabestany et Bompas.)

Les présidents du conseil général, qui se sont succédés, ont eux aussi favorisé leur canton, comme ceux de Thuir ou de Saint-Laurent-de-la-Salanque, mais pas en creusant de tels écarts.

Quelques distances pour apprécier le facteur géographique : Perpignan-Millas : 17 km. Perpignan-Elne : 14 km. Perpignan-Toulouges : 10 km. Perpignan-Canet : 11 km. Perpignan-Saint-Cyprien : 18 km. Perpignan-Thuir : 17 km. Perpignan-Rivesaltes : 9,5 km. Perpignan-Argeles : 24 km.

A distances quasi identiques, les habitants du canton de Millas ont trois fois plus de chances d’être recrutés au conseil général que ceux de Canet, de Saint-Cyprien ou d’Argelès.

Ces chiffres montrent aussi que le conseil général est peu présent dans l’arrière pays. Où est la mise en œuvre des discours du président du conseil général sur l’égalité des territoires ? Il dénonce, à juste titre d’ailleurs, le recul des services publics dans les zones les plus rurales des P-O. Mais lui n’agit pas autrement.

Christian Bourquin pratique-t-il de la même manière dans d’autres organismes qu’il préside, dont certains sont de gros employeurs ? Des informations, certes parcellaires, pourraient le laisser penser.

Cette statistique révèle un recrutement clientéliste d’une grande ampleur. Pas de loi, pas d’équité, pas d’égalité des citoyens. Le bien public est détourné, accaparé par le prince qui nous gouverne à seule fin que le suffrage universel lui soit toujours favorable. C’est inique ! C’est scandaleux !

''Polémique Victor, reporter de guerre au Bourquinat Fachot.''

Contact : victor.polemique@laposte.net