Répondant à l’invitation du président du conseil général, des centaines de personnes ont, le 16 février, célébré le nouvel an chinois au Palais des rois de Majorque. Très bons buffets et beaux spectacles. Le président et la présidente étaient là heureux au milieu de leurs courtisans et obligés. Qu’ils en profitent bien. Le train de vie de nabab payé par le contribuable, c’est bientôt terminé.

En 2005, le conseil général a dépensé 285 293 euros en réception. Somme à laquelle s’ajoute les fameux frais de bouche de 122 037 euros. Du côté des frais de voyages, déplacements et missions, c’est pas mal non plus : 683 344 euros. Toujours dans les dépenses de fonctionnement, il y a un autre chiffre qui nous interpelle : « divers » 470 338 euros.

Comme vous le savez la Cada (Commission d’accès aux documents administratifs) avait donné 30 jours à Bourquin pour produire les factures correspondant aux frais de bouche. Il ne l’a pas fait. Prochaine étape, dans quelques jours, le tribunal administratif et au bout… une condamnation…

Toujours côté bouffe. Celui qu’au conseil général on surnomme l’anguille, Fernand Siré, conseiller général de la Salanque et maire de Saint Laurent a offert la bullinada à l’ensemble des élus. Mais à l’heure du service, plus de la moitié des conseillers généraux ont filé à l’anglaise. Peut-être qu’ils n’aiment pas l’anguille ? C’est vrai que c’est un peu visqueux…

Louis Caseilles se fait sévèrement épingler par Le Petit Toulougien qui révèle comment le maire-propriétaire terrien a fait un bonus de 110 042 euros sur une drôle d’opération foncière.

Le conseiller général du canton Toulouges songe plus que sérieusement à ne pas se représenter aux prochaines élections en 2008. C’est son premier adjoint Roques qui partirait à sa place. Caseilles consacrerait tous ses effort à essayer de conserver sa mairie. A droite, il serait étonnant que Daniel Mach ne se présente pas sa candidature.

Louis Carles, maire de Torreilles depuis des décennies, comme Louis Caseilles (vivement une loi qui imite à trois mandats) jurait qu’il s’arrêtait, c’était son denier mandat. A un an des élections municipales, il annonce qu’il repart. J’aurais du parier avec lui, car je n’ai jamais cru une seconde qu’il arrêterait. Le pouvoir, même petit, c’est leur drogue. Et pour la démocratie, c’est un poison.

J’ai lu le quatrième épisode du feuilleton de la pseudo affaire du chauffeur racontée par Bourquin sur son blog. Bien triste spectacle. Plus arrogant que jamais et complètement paranoïaque. Il ment et il sur-ment tellement que ceux qui connaissent l’affaire se demandent si il n’a pas disjoncté.

Bourquin est tellement mégalomane qu’il a toujours pensé qu’il allait, d’une façon ou d’une autre, échapper à la comparution devant un tribunal. Aujourd’hui, cela arrive et il ne le supporte pas.

Il passe son temps à essayer de ridiculiser la justice en répétant qu’il y a des politiques qui sont accusés d’avoir tapé de la caisse et que lui est accusé au contraire, d’avoir donner de l’argent à son parti.

La démocratie est un état de droit. C. Bourquin a violé la loi sur les comptes de campagne et il a fait faire un faux quand il a été attaqué en justice. Voilà les faits pour lesquels il se retrouve au tribunal.

Lors de la dernière session du conseil général, il n’y a pas eu de débat sur la situation judiciaire de Bourquin. Ce dernier a refusé de s’expliquer.

Ci-dessous la déclaration faite par J. Rigual Président du Groupe UMP, a la dernière session du conseil général :

« Avant de commencer l’examen des rapports mis à l’ordre du jour de notre session, nous aimerions Monsieur le Président, revenir sur une situation qui alimente l’actualité de notre Département depuis une dizaine de jours maintenant, à savoir votre renvoi en Correctionnelle, pour complicité de faux et minoration de compte de campagne. (Cf. L’Indépendant, La Semaine du Roussillon, Marianne)

Cette situation est suffisamment inédite au sein de notre collectivité pour vous demander quelques explications, quant à votre attitude face à un tel évènement.

Nombre de personnalités politiques de toutes sensibilités, occupant des positions de rang national, n’ont pas hésité en leur temps à démissionner de leurs fonctions exécutives, pour de simples mises en examen.

En ce qui vous concerne, le stade de la mise en examen vient d’être dépassé.

A la fois le Juge d’Instruction et le Procureur ont entrepris de vous faire franchir une étape décisive, en vous renvoyant devant le Tribunal Correctionnel.

Pouvons-nous admettre qu’à travers vous, l’Institution départementale comparaisse devant le Tribunal Correctionnel ?

Pouvons-nous admettre que votre avocate personnelle qui est aussi celle de notre Institution soit elle-même mise en cause ? Cela ne pose-t-il pas un problème de compatibilité ?

Comment votre majorité départementale éclaboussée par cette affaire, peut-elle continuer à délibérer sereinement à vos côtés ? Vous qui, ouvertement dans votre blog du 2 février mettez en cause l’un de vos membres, M. Elie PUIGMAL, lequel a au moins eu le mérite de porter le débat sur la scène publique ?

Au nom de nos concitoyens et face à la gravité des faits qui vous sont reprochés, nous vous demandons de prendre vos responsabilités :

Soit démissionner de vos fonctions exécutives, ce qui serait à notre sens une marque d’éthique politique vis-à-vis des électeurs, lassés de voir certains élus esquiver leurs responsabilités de justiciables ; soit a minima, vous placer en congé de vos mandats politiques, au moins jusqu’au terme du procès pénal qui vous affecte.

Pour nous, ce serait ça « l’ordre juste».