14mar 2007
Bourquin moleste une femme
00:00 - Par Fabrice THOMAS - 2007
Mercredi 28 février lors d’une réunion de la section de Perpignan, Jacqueline Amiel Donat, avocate du conseil général, égérie du président Bourquin, donne aux militants la ferme consigne de ne pas se rendre aux manifestations publiques organisées pour la venue de Dominique Strauss-Kahn deux jours plus tard.
Mercredi 28 février lors d’une réunion de la section de Perpignan, Jacqueline Amiel Donat, avocate du conseil général, égérie du président Bourquin, donne aux militants la ferme consigne de ne pas se rendre aux manifestations publiques organisées pour la venue de Dominique Strauss-Kahn deux jours plus tard.
Lors d’une réunion à Toulouges, le lendemain, une militante, appelons-là Marie* interroge Jacques Cresta (premier secrétaire fédéral du PS) sur la consigne donnée la veille. Elle ne comprend pas que l’on adopte une telle attitude à l’égard d’un dirigeant du PS, ancien ministre des finances qui soutient la candidature de Ségolène Royal.
Le vendredi 2 mars, Marie brave l’interdit. Avec d’autres militants, elle se rend vers 20 h, rue du Rivage, au siège de la fédération où DSK est reçu. Il n’y a pas grand monde. Bourquin ressort assez vite. Là, sur le trottoir en face du siège, il croise un groupe d’adhérents parmi lesquels se trouvent Marie. Le regard plein de rage, il la prend un peu à l’écart l’attrape à deux mains, la secoue et lui dit qu’il veut sa démission sur son bureau lundi matin. Bourquin s’éloigne. Ayant pris conscience de la gravité de ses actes, après quelques mètres, il se retourne vers Marie et lui dit « J’ai dit délicieux ». Marie s’effondre en pleurs.
Blessée, révoltée, cette femme qui est une socialiste de conviction et qui ne doit rien à Bourquin, surtout pas son emploi au conseil général, décide de porter plainte. Elle a été entendue deux fois par les policiers et deux témoins de la scène ont également déposé au commissariat.
On sait depuis longtemps que la zénitude de Bourquin est de pure façade. La liste des personnes qu’il a menacées est déjà longue, mais c’est la première fois qu’il joint le geste à la parole.
Il serait intéressant de savoir ce que Ségolène Royal pense du comportement du président de son comité de soutien des Pyrénées-Orientales, elle qui a fait des violences faites aux femmes, son premier combat et l’objet des premières décisions qu’elle prendrait si elle était élue à la Présidence de la République.
La visite de DSK à Perpignan était un véritable carnaval des hypocrites. D’un côté, ordre de boycott et, de l’autre, Bourquin se faisait photographier avec DSK pour que l’image soit le lendemain dans le journal. Cherchant à redorer un blason bien défraîchi Bourquin a multiplié les interventions auprès d’Olivier Ferrand afin que DSK se rende au conseil général.
La relation employeur - salariée aggrave le délit. C. Bourquin risque de se retrouver devant le tribunal correctionnel. Une affaire judiciaire de plus.… Ce sera la troisième affaire en cours dans laquelle il est impliqué.
Eu égard à la situation judiciaire de C. Bourquin, sur qui pèsent des charges suffisamment lourdes pour qu’il soit renvoyé devant le tribunal correctionnel, (avec Jacqueline Amiel Donat), pour complicité de faux et minoration des comptes de campagne, les conseillers généraux UMP ont, pour la deuxième fois consécutive, refusé de prendre part à l’ensemble des votes de la cession du conseil général du 12 mars.
Fin de règne, déliquescence, ambiance de décomposition, sont les mots qui reviennent le plus souvent pour qualifier ce qui se passe au conseil général et dans le PS des P-O.
L’odieuse agression commise par Bourquin mérite la condamnation des citoyens outrés par ce comportement despotique indigne d’un élu de la République.
Nous ignorons ce que vont faire les autres médias du département. Mais en attendant qu’ils réagissent nous invitons les lecteurs de perpignan-toutvabien.com (Vous êtes plus de dix mille à vous connecter chaque semaine) à « mailler » cet article à son carnet d’adresse. Aucun habitant du département ne doit être tenu dans l’ignorance de la conduite du président du conseil général.
Fabrice THOMAS
- Secouée par l’agression qu’elle a subie elle aspire à la tranquillité.