08avr 2007
ça va trop loin
00:00 - Par Fabrice THOMAS - 2007
Vendredi 6 avril, l’édition catalane du Petit Journal arrive chez les marchands de journaux. A la une, un gros titre «Le geste de trop» associé à une photo de Christian Bourquin. En page 4, un article sur l’agression qui a amené une militante du PS et salariée du conseil général à porter plainte contre le président du CG.
Vendredi 6 avril, l’édition catalane du Petit Journal arrive chez les marchands de journaux. A la une, un gros titre «Le geste de trop» associé à une photo de Christian Bourquin. En page 4, un article sur l’agression qui a amené une militante du PS et salariée du conseil général à porter plainte contre le président du CG.
Dans les heures qui suivent la mise en vente de l’hebdo, c’est la razzia chez les marchands de journaux ! Des personnes reconnues comme étant des salariés du conseil général achètent tous les exemplaires en vente. « A leur façon de procéder, j’ai cru que c’était des policiers », dit un marchand de journaux qui a cru à une saisie du journal. Chez un autre l’acheteur, qui a été filmé, déclare : « Je viens les reprendre car une décision de justice va interdire la vente de ce journal », c’est à peu près partout le même discours qui est tenu et plusieurs diffuseurs de presse pensent que c’est l’éditeur qui vient racheter ses journaux. Mais nombre de commerçants ne sont pas dupes, ils font le lien entre la une et les achats en nombre. Sous le poids de l’intimidation des marchands retirent l’affichette de promotion de l’hebdomadaire. Parmi les acheteurs, Jacqueline Amiel Donat qui s’est présentée comme l’avocate de Christian Bourquin a acheté les exemplaires restants à la vente chez un marchand de journaux, une dizaine, en disant que Le Petit Journal serait mardi interdit à la vente. Des centaines d’exemplaires ont été achetés de cette façon au cours de la journée de vendredi à Perpignan et dans la vallée de la Têt.
Cela rappelle une époque où le département flirtait avec les dérives maffieuses. Le 26 septembre 1991, L’Evènement du Jeudi publiait sur plusieurs pages une enquête de Jacques Molénat sur les affaires de Jacques Farran, député de droite, président de la chambre de commerce… Ce dernier envoya les employés de la chambre faire le tour des marchands de journaux pour acheter tous les exemplaires de l’hebdo parisien. La coûteuse initiative de Jacques Farran pour empêcher les Catalans de savoir n’a servi à rien. Huit jours après la parution de l’enquête de Jacques Molénat, toute la presse nationale était à Perpignan. Quelques mois plus tard, l’homme fort des Pyrénées-Orientales perdait tous ses mandats.
Christian Bourquin a assigné Le Petit Journal en justice, dans le cadre d’une action en référé qui sera, mardi, examinée par le tribunal. Il ne demande rien moins que l’interdiction de vente du Petit Journal. L’interdiction de la vente ou le retrait de la vente d’un numéro déjà distribué est une décision très rarement prise par la justice et la dernière remonte « aux calanques grecques » pour parler en langage Bourquinien.
Le Petit Journal n’a rien dit de plus que ce que l’on a pu lire ou entendre sur d’autres médias, perpignan-toutvabien.com, La Semaine du Roussillon, FR3, Marianne…
Attendons la décision du tribunal, mardi. Mais on a l’impression que cette action en justice vise surtout à créer un climat d’intimidation visant les journalistes et les marchands de journaux du département.
Perpignan-toutvabien vous informera de la suite de cette affaire.
voyou.com
Nous vous avions, il y a quelques temps, raconté qu’un neveu de Christian Bourquin, salarié d’une structure présidée par Christian Bourquin, avait déposé le nom de domaine françoiscalvet.com. Mais voilà que ce nom de domaine vient de changer de propriétaire, francoiscalvet.com est à présent détenu par Igor Zagorskiy citoyen du Kazakhstan (ex république soviétique). La manœuvre vise t’elle à échapper à la loi française ? A priori rien n’empêche quiconque d’acheter un nom de domaine disponible. Le neveu de Bourquin semblait à l’abri d’une condamnation.
Qu’est-ce qu’un citoyen Kazakh peut faire du nom de domaine francoiscalvet.com ? Va-t-on, en pleine campagne électorale, voir apparaître un site pirate contre lequel la justice française ne pourra pas agir ? Si une telle chose venait à se produire on saurait d’où elle vient…
« Sors de là ! »
Lors de la visite de la candidate socialiste dans l’Aude, l’entourage de Ségolène Royal et les dirigeants socialistes ont appliqué des consignes strictes pour maintenir Christian Bourquin à distance de Ségolène Royal. Le premier vice-président de la région, président du conseil général du département voisin des Pyrénées-Orientales, aurait, en temps normal, du siéger avec les dirigeants socialistes qui entouraient Ségolène Royal lors de la rencontre avec les responsables de la viticulture du Languedoc-Roussillon.
Mais il en fallait plus pour décourager Bourquin. A la fin du meeting, Ségolène Royal est rejointe par des enfants et des jeunes qui portent des tee-shirts « La France Présidente », les élus socialistes montent à leur tour sur le podium mais se placent en retrait. Et voilà que Bourquin monte aussi et se colle contre la candidate qui immédiatement lui dit en lui lançant un regard noir « Sors de là ». Bourquin s’éjecte à quelques mètres. Mais un peu plus tard, Bourquin, qui a récupéré un bouquet de roses qui lui est amené par Marion Girard une de ses collaboratrices du cabinet du conseil général, repart à la charge. Il s’approche de S. Royal avec ses fleurs, elle lui jette un nouveau regard mauvais prend ses fleurs et les pose par terre. Mais le but poursuivi par Christian Bourquin a probablement été atteint, il a sa photo avec Ségolène Royal.
Photo volée
Avec son culot illimité on peut parier que Bourquin n’hésitera pas à utiliser la photo qui prise durant les quelques instants où il est resté près de Ségolène Royal… N’était-ce pas le but de la manœuvre ? Le président du comité départemental de soutien à Ségolène Royal ne peut-il pas s’afficher avec sa candidate ?
Dans son discours de Lézignan, Ségolène Royal a eu des mots très durs contre les auteurs de violence contre les femmes y compris «verbales» en ajoutant que les responsables se devaient d’être irréprochables et devaient donner l’exemple. Il ne fait aucun doute que ses propos avaient un destinatinataire…
Ferrand cartonne
Enthousiaste, L’Indépendant a annoncé 600 personnes à la réunion publique d’Olivier Ferrand, samedi 31 mars à Céret. Pas mal dans une salle qui ne peut en contenir que 300.
Pour le lancement de sa campagne et la présentation de son équipe, Olivier Ferrand avait revêtu un costume, saharienne claire, mais il avait oublié son casque colonial.
Si l’on en croyait Bourquin (mais qui l’a cru ?) OF devait avoir quitté les P-O à Noël. Il est encore là et pour Pâques il casse la baraque. On a la sérieuse impression que le petit Parisien est en train de réussir son implantation. Il a présenté une grosse équipe de campagne avec nombre de personnes qui vont lui faire bénéficier de leur enracinement, de leur rayonnement, de leurs compétences.
Si Alexandre le Biennerveux, maire d’Amélie, a toujours envie d’en découdre, il faudra qu’il se méfie de l’ancien président de l’université François Ferral. A lui, il faut pas lui en promettre, en moins de deux il tombe la veste et retrousse les manches. Olive, lui, n’est pas mauvais pour le lancé de portable en pleine tronche… On rigole, on rigole, mais les menaces physiques répétées d’Alexandre Reynal, suppléant d’Ali Agace, sont INACCEPTABLES. Particulièrement celles proférées le jour où Olivier Ferrand avait sa petite fille sur les genoux.
Parmi les nombreux orateurs qui se sont succédés sur la scène, Ferral, justement, et Olive, le maire de Thuir, se sont montrés particulièrement convaincants. L’ancien président de la fac a eu quelques mots bien placés à l’endroit du «maire d’une commune côtière qui a prospéré sur le clientélisme».
Dans son discours (long, long… mais les militants sont censés aimer ça), OF a déclaré que «le cumul des mandats était la gangrène de la politique », ce qui a déclenché un tonnerre d’applaudissements, du coup il y est revenu à la fin de son discours… Et là encore salve d’applaudissements.
Claude Bartolone, dirigeant national du PS, a, lors de son déplacement dans les P-O, appelé à voter pour Pierre Aylagas aux législatives. L’éventualité d’une candidature dissidente socialiste se rapproche.
On vient d’apprendre que Cali, notre idole, était partenaire de la municipalité d’Argelès dans l’organisation d’un grand festival estival. Cela relativise le soutien qu’il a apporté à la candidature de Pierre Aylagas, maire d’Argelès. On est triste… Mais on le félicite chaleureusement pour sa participation au concert de soutien au journaliste Denis Robert. Salut Bruno.
Polémique Victor, reporter de guerre au Bourquinat Facho
PS : L’appel que nous vous avions lancé pour relayer l’avant dernière chronique a été entendu. Perpignan-toutvabien.com a enregistré plus de 15 000 connections cette semaine-là. Bravo et merci.
Message personnel : les Français parlent aux François : Les grenouilles croassent et les crapauds s’impatientent.
Contact : victor.polemique@laposte.net