13avr 2007
Offensive contre la liberté de la presse
00:00 - Par Fabrice THOMAS - 2007
Le tribunal des référés a tranché. C. Bourquin n’a pas obtenu la saisie du Petit Journal. Et en plus il est condamné à lui verser 1 000 euros. Christian Bourquin est aujourd’hui entré dans l’histoire du département comme le premier homme politique à avoir demandé à la justice de prendre la décision la plus lourde, la plus grave en matière de liberté de la presse.
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Le tribunal des référés a tranché. C. Bourquin n’a pas obtenu la saisie du Petit Journal. Et en plus il est condamné à lui verser 1 000 euros. Christian Bourquin est aujourd’hui entré dans l’histoire du département comme le premier homme politique à avoir demandé à la justice de prendre la décision la plus lourde, la plus grave en matière de liberté de la presse.
La demande de saisie d’un journal, est une action judiciaire extrêmement rare. La dernière en date a été faite par les islamistes contre le numéro de Charlie Hebdo qui avait reproduit les caricatures danoises du prophète musulman.
Dans notre précédent papier nous annoncions que des proches de Bourquin avaient acheté plusieurs centaines d’exemplaires du Petit Journal lors de leur razzia du vendredi 6 avril. En fait entre 2 000 et 2 500 exemplaires sur un tirage de 3 000 ex, selon l’éditeur.
Les achats en nombre ont été accompagnés d’intimidations et de menaces, les sbires de Christian Bourquin n’ont pas hésité à se prévaloir d’une interdiction de vente qui selon eux allait être prise le mardi suivant.
Imaginons que l’UMP ou le FN soient les auteurs de tels agissements, on entendrait la gauche, à juste titre, dénoncer des méthodes fascistes.
Vous lirez le détail de cette affaire dans votre journal préféré…heu…non plutôt comme d’habitude dans vos hebdomadaires…Le Petit Journal et La Semaine du Roussillon.
Au lendemain de la décision de justice refusant la saisie du Petit Journal, l’Indépendant ne fait pas une ligne sur l’affaire. Il fait sa une sur un sujet beaucoup plus important « USAP : les siffleurs d’Aimé Giral font débat ».
Mais France Bleu Roussillon et FR3 y ont consacré des sujets.
Seul L’Indep ! ! ! ! ! ! !
Fort de la décision de la justice, Le petit Journal publie cette semaine à nouveau l’article contre lequel le président et la présidente du Bourquina Facho se sont tellement démenés. Rien d’extraordinaire. Vous y trouverez grosso modo ce que vous avez pu lire dans perpignan-toutvabien.com, La Semaine, FR3, Marianne…Mais il y aura bien d’autres choses à lire, comme l’histoire avec tous les détails de la razzia avec menaces et intimidations chez les marchands de journaux.
A ce propos, Bourquin poursuit en justice, tous les vilains canards qui ont rendu public le comportement qu’il a eu à l’égard d’une militante du Parti Socialiste, salariée du conseil général qui a porté plainte contre lui.
Jamais depuis des décennies, dans les P-O la presse n’avait été l’objet d’une telle offensive liberticide.
C. Bourquin est président du comité départemental de soutien à Ségolène Royal. Est-ce que c'est cela l'ordre juste