03juin 2007
Rue Charlot
00:00 - Par Fabrice THOMAS - 2007
Aussitôt que ses amis énarques du PS lui donnaient l’investiture, Olivier Ferrand débarquait à Céret en annonçant qu’il allait s’installer dans le département. Maire-adjoint du troisième arrondissement, il n’avait pas de raison de conserver son mandat puisqu’il venait s’installer dans les P.-O.
Aussitôt que ses amis énarques du PS lui donnaient l’investiture, Olivier Ferrand débarquait à Céret en annonçant qu’il allait s’installer dans le département. Maire-adjoint du troisième arrondissement, il n’avait pas de raison de conserver son mandat puisqu’il venait s’installer dans les P.-O.
Un an plus tard que constate t’on ? Olivier Ferrand fait croire qu’il s’est installé ici, alors qu’il n’en est rien. Les premiers mois, il a dormi à l’hôtel, puis il a loué un meublé à Collioure. Renseignements pris, lui, son épouse et leur fille habitent à Paris, dans un hôtel particulier du Marais, rue Charlot.Et il est toujours maire-adjoint du troisième arrondissement.
Olivier Ferrand se moque tout autant des Parisiens que des Catalans. Depuis quelques mois, en campagne électorale, il parcourt, pratiquement 7 jours sur 7 la quatrième circonscription. Dans ces conditions, on ne voit pas comment il assume son mandat de maire adjoint du troisième arrondissement chargé des finances et de l’urbanisme. La collectivité lui verse pourtant mensuellement de conséquentes indemnités pour cela.
Dans le costume du jeune homme politique qui prétend incarner le renouvellement, il y a, en réalité, un vieux politicien madré de la race de ceux qui sont prêts à tout pour se faire élire et qui, à l’arrivée, trahissent les électeurs, les dégoûtent de la politique, les emmènent à l’abstention ou aux votes protestataires.
Voilà maintenant qu’il ne cesse de répéter que s’il n’est pas élu, il ne repartira pas. On se perd dans ses mensonges. Comment pourrait il repartir alors qu’il n’a jamais fait le choix de ce pays, de ses habitants.
ILégende de la photo : Dans les annuaires comme celui d'HEC, Olivier Ferrand affiche sa réussite en indiquant son lieu de résidence, un hôtel particulier, Hôtel de Tourolles, rue Charlot. Moltes gracies à Eric le photographe. /I
Les trois pages de L’Indép consacrées aux petits meurtres entre amis au sein du PS, de l’UMP et du Modem avaient pour but de montrer qu’il n’y a pas que chez les socialistes catalans que l’on se déteste cordialement. Il s’est trouvé assez de deuxièmes et de troisièmes couteaux avides d’avoir leur nom dans le journal pour alimenter cette chronique des petites haines.
J’ai toujours beaucoup de mal à comprendre ce qu’écrit Yann Marec. Il écrit comme un cochon. Un exemple : « L’Assemblée Nationale bascule à gauche et le département vire sa cuti dans la position du kamasutra où le PC se fait prendre entre trois PS » ? ? ? ? ? Si un lecteur a compris, merci à lui de nous éclairer.
Tout le monde parle mal de Bourquin, de ses méthodes, de son système… Mais heureusement, il y a encore quelqu’un qui le défend. Le chef de la locale a bien du mérite, car l’exercice est difficile.
Yann Marec a dans cette page réussi quelques tours de force.
- Faire passer Bourquin pour la victime d’un complot. - Réussir à ne pas donner la date du 31 octobre, jour où il sera devant le tribunal correctionnel d’Aix-en-Provence pour complicité de faux et minoration des comptes de campagne. - Dire que la plainte de la militante PS mollestée et menacée par Bourquin est classée, sans dire qu’elle avait porté plainte avec constitution de partie civile. - Ne pas aborder la délicate question du cumul des mandats. Bourquin est au maximum et il devrait démissionner de la région s’il était élu député. - Dire du principal contradicteur socialiste de Bourquin, Jean Codognès, qu’il est passé du côté de l’UMP.
Depuis le début de l’année 2007, L’Indépendant a combattu Sarkozy et soutenu la candidature de Ségolène Royal à L’Elysée. C’est, clair, c’est net. C’est un choix rédactionnel. Le soutien à C. Bourquin prend lui des formes insidieuses. Exemple, parmi d’autres, le jeudi 31 mai, à dix jours du scrutin, le journal consacre la page 2, avec deux photos de Bourquin, à l’installation de défibrillateurs. Cet appareil qui permet de relancer un cœur à l’arrêt et de sauver des vies.
« Hier, le premier défibrillateur couplé au système de Pyres.com a été offert à la commune de Mosset… Une quarantaine d’appareils seront livrés aux communes désireuses de s’équiper » lit-on sous la plume de Marcelle Santa Maria.
Bourquin fait cette annonce à dix jours du scrutin. Les rédactions ne sont pas dupes. Soucieuses de ne pas avantager C. Bourquin, plusieurs n’ont pas fait de sujet. Au contraire de L’Indép qui le place au sommet de la hiérarchie de l’info de ce jour-là.
Précisons que le conseil général va avoir du mal à installer 42 défibrillateurs. Il n’en a acheté que 22 (délibération du 2 avril 2007). 12 seront placés dans des villages situés sur la circonscription sur laquelle Bourquin est candidat. Aucun dans un village de la deuxième circonscription. La vie des électeurs d’Arlette Franco n’est pas aussi précieuse…
Lu, toujours dans L’Indép le compte rendu du pince fesse organisé par le Club de la presse pour célébrer sa renaissance. Une manifestation très réussie avec des centaines d’invités. Et quel buffet ! ! ! ! Thomas Hirsch a juste oublié d’écrire que Christian Bourquin, Jean-Paul Alduy et Nicole Sabiols avaient pris la parole. Plusieurs confrères se sont demandés pourquoi les politiques s’exprimaient. perpignan-toutvabien leur donne la réponse. Le conseil général, le conseil régional, la communauté d’agglomération et la ville de Perpignan ont été invités à participer aux frais d’organisation de cette soirée en versant chacun une subvention de 10 000 euros. Retour d’ascenseur. Il était donc parfaitement normal que les politiques parrainent la soirée, avec discours et logo sur le bristol.
BRectification : le montant de subvention demandé serait de 1 000 euros et non 10 000 euros. Nous reviendrons sur ce point dès que nous serons en possession des documents. Si la somme est moins scandaleuse, le parrainage d'une organisation de journalistes par les politiques n'en demeure pas moins un problème. Surtout en pleine campagne électorale. Il n'y avait pas urgence à organiser cette réception, le club de la presse ayant rendu l'âme il y a une dizaine d'années !/B
Il ne manque pas d’emmerdeurs dans cette profession. Entre autres parmi les honorables correspondants de perpignan-toutvabien.com qui ont mangé, bu et roté. Et pourquoi faire cette soirée en pleine période électorale ? Et pourquoi sur le territoire de la circonscription de Bourquin ? Et pourquoi fournir une tribune à Bourquin qui est candidat aux législatives ? Ah, les pénibles !
Et les mêmes trouvent un peu fort que le club de la presse invite Bourquin, celui qui il, y quelques semaines, demandait au tribunal la saisie d’un journal, celui qui fit une razzia sur plusieurs milliers d’exemplaires de cet hebdomadaire départemental.
C'était une soirée électorale très réussie.
Si on peu faire une suggestion. Pourquoi C. Bourquin ne pourrait il pas prendre la présidence d'honneur de ce Club de la presse tellement empressé à son égard.
Précision supplémentaire : Le grand adversaire de Christian Bourquin, le député sortant François Calvet n'avait pas été invité. Toutefois prévenu par Daniel Mach, il à fait un passage.
Rappelons à nos lecteurs. Parce qu'il faut inlassablement le dire, que trois rédactions et une dizaine de journalistes son blacklistés par le conseil général.
Revenons à la campagne de Johnny Bourquin qui chante dans les rues : « Il y a quelque chose en moi de Sarkozy.. » Sa profession de foi montre surtout que le candidat Bourquin est à la ramasse. S’y mêlent des propositions de l’extrême gauche comme le passage « tout de suite » du SMIC à 1 500 euros à des propositions qui ne sont faites que par la droite comme la baisse des prélèvements obligatoires, la TVA à 5,5% pour les restaurateurs.
Il ressort de la naphtaline sa vielle idée populiste de 1998 de mettre les rmistes au boulot. Quand on sait qu’en matière d’action pour l’insertion des bénéficiaires du rmi, le conseil général dont c’est la compétence, affiche des résultats parmi les plus mauvais de France. Facile de dire qu’il faut remettre les bénéficiaires de minimas sociaux au boulot si on ne leur propose rien. Le suivi individuel n’a même pas été mis en place.
Le programme de Bourquin n’est pas socialiste. C’est assez étonnant pour un candidat à l’Assemblée Nationale qui, si il était élu, siègerait dans le groupe PS.
Bourquin pense qu’il va ainsi récupérer des électeurs sur la droite et l’extrême droite, c’est une erreur. Il est surtout en train de démotiver nombre d’électeurs de gauche de voter pour lui au premier et au second tour.
Bourquin qui d'habitude inscrit partout qu'il est président du conseil général et premier vice président du conseil régional planque ses titres. Après la campagne de Ségolène Royal sur le mandat parlementaire unique il est difficile d'apparaître comme un gros cumulard.Ségolène Royal le dit et le fait. Elle est nettement plus crédible qu'Olivier de la rue Charlot et Bourcoquin.
perpignan-toutvabien.com a de nouveau, la semaine passée dépassé les 20 000 connexions.
Victor.polémique@laposte.net