Sur la première circonscription, c’est sans surprise que Daniel Mach désintègre la candidate socialiste. Christian Bourquin avait présenté une femme sans aucun enracinement local dans le but de faciliter la tâche à Jean Vila. Un cadeau qui n’est pas désintéressé. Il fait oublier aux communistes tous les mauvais coups qu’il leur a fait au conseil général. Mais avec 16,44% des voix, le maire communiste de Cabestany qui, rappelons le, se présentait comme le candidat de la gauche, ne réalise qu’un score honorable.

Sur la seconde circonscription, madame Semoule a, sans surprise, coulé au fond de la piscine. Avec 21,81 % on est très loin des 34% de Jean Codognès au premier tour des législatives de 2002. Ce dernier avait été battu avec un écart de moins de 1 % par Arlette Franco. Les électeurs socialistes ont massivement boudé la candidate qui leur était proposée. Là encore, porter l’étiquette PS ne donne pas la garantie de faire un bon score.

Sur la troisième circonscription, il n’y a jamais eu un tel écart entre François Calvet et Christian Bourquin au soir du premier tour. 12 %, ce n’est pas rattrapable, surtout quand il y a très peu de réserve, même avec la meilleure volonté des 5 % d’électeurs communistes ! Malgré la puissante machine clientéliste que sont le conseil général et tous ses satellites. Malgré le soutien sans faille de L’Indép qui jamais ne s’était autant investi derrière un candidat à une élection, les chances de Bourquin de revenir à l’Assemblée Nationale sont très minces. Le despote des Pyrénées-Orientales a déjà de quoi faire avec le conseil général et la première présidence du conseil régional. Lui qui se préparait, pour les cantonales et les municipales de 2008, à partir sur Perpignan a, par avance, été remercié par les Perpignanais. 46,43 % pour François Calvet, 26,02 % pour l’ancien maire de Millas.Largement devancé dans son fief qu'est le canton de Millas, 36,49% et 44,63% à François Calvet, C. Bourquin n'est virtuellement plus président du conseil général.La maison Bourquin s'effondre. Le coup de grâce risque fort d'être donné le 31 octobre par le tribunal correctionnel. Bourquin échappera difficilement à la déchéance de ses droits civiques.

Sur la quatrième circonscription, la bataille des frères ennemis socialistes se solde par l’éjection d’Olivier Ferrand. Il paie, lourdement, le prix de ses certitudes. C’est en quelque sorte, la maladie des énarques. Les commentaires amers d’Olivier Ferrand et en particulier sa dénonciation du clientélisme de son rival socialiste, ne vont pas faciliter le report des voix. Il y a 9 chances sur 10 pour que la gauche perde cette circonscription quasi imprenable qui avait échappé aux vagues bleues, même à celle de 1995 qui n’avait laissé au PS qu’un seul député dans tout le Languedoc-Roussillon. C’était Henri Sicre. Encore un exploit du patron du PS.