BBourquin s’envoie en l’air /B

Vous êtes allongé sur la plage et dans le ciel vous voyez passer un avion tirant une banderole sur laquelle vous lisez « Ouiiiiiiiiiiiiiiiii Les Pyrénées-Orientales » avec le logo du conseil général. Vous vous dîtes « C’est pas possible je rêve. » Et plus tard sur le chemin du retour de la plage, vous demandez encore si vous l’avez bien vue. Il n’y a pas de doute. Vous en avez discuté avec votre femme. Et sur la plage vous n’étiez pas les seuls à trouver cela incroyable. Comme vous, ces dernières semaines, des centaines de personnes se sont demandées si elles n’avaient pas été victimes d’une hallucination.

Bourquin avait réussi à mettre son logo partout, enfin presque. Il y avait encore un endroit où on ne l’y voyait pas, le ciel. Il était très malheureux le président du conseil général. Mais un jour Rémy Vernier, directeur de la communication du conseil général, trouva la solution… La publicité aérienne. Un crac, ce Rémy Vernier. Il y a quelques années la presse nationale le remarqua. Il était alors directeur de la communication de la ville de Montluçon. Il proposait d’unir toutes les villes françaises qui, sur le net, se retrouvaient con faute de cédille… Montlucon, Alencon… Rien n’a changé. Mais après cela, Rémy Vernier n’a pas réussi à se faire recruter à Tarascon. Il n’y a que les Catalans qui ont voulu de lui. Mais non, on rigole. Il n’y a que des pointures chez Bourquin. Des profils introuvables dans les P.-O. La preuve, Bourquin est allé ailleurs, et souvent loin, chercher les trois quarts des membres de son cabinet. De sacrés pédigrés. Vous ferez bientôt leur connaissance dans un fort volume de 1400 pages. On rigole. Pas tout à fait. Mais il est vrai qu’avec une pagination déjà importante, on n’arrive pas à placer toutes les Bourquinades de 1997 à aujourd’hui. Il y en a trop ! Et chaque semaine une couche se rajoute. On n’arrive pas à suivre. On aurait du faire un site sur Alduy. Là, c’est trop de boulot. Surtout que c’est bénévole.

Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiii Les Pyrénées-Orientales.

Mais qui a trouvé un slogan aussi "çon" ? Cela dit c'est plus court et c'est mieux que « Venez vous bourrer la gueule au pastis à la Féria de Millas ».

La publicité aérienne coûte la peau du cul. Surtout sur une telle durée. Mais on ne va pas chipoter si c’est pour que notre président s’envoie en l’air.