La publication des « probables entrées et sorties » de la liste Alduy par L’Indép a mis de l’ambiance dans l’équipe municipale et suscité quelques discussions dans le landernau journalistique.

L’Indépendant a voulu donner à ses lecteurs l’impression d’être particulièrement bien informé sur la composition de la future liste d’Alduy. Hors, à notre humble avis, il ne l’est pas. Car à l’examen des listes nous estimons le niveau d’erreur autour de 50 %. Oui 50 %. (Mettons l’article de côté et reparlons en début 2008).

Ce qui signifie que L’Indép a utilisé des bonnes informations et quantité de rumeurs, de suppositions, de déductions et autres indices signifiants et insignifiants. Il semble que notre quotidien ne soit pas arrivé à réfréner une toute petite envie de créer de la zizanie et de rappeler son pouvoir d’influence, voire de nuisance à certaines personnes.

La malheureuse Danielle Pagès, première adjointe et tête de liste des « ils doivent faire leur valise », est la principale victime. Blessée, elle a réagi de la plus mauvaise façon, le jour même, dans un courrier aussitôt publié par L’Indép.

Faut-il que Jean-Paul Alduy la garde dans son équipe parce qu’elle est ancienne secrétaire départementale du RPR et que, par deux fois, sa candidature aux législatives n’a pas abouti ? Ou parce que son départ pourrait fâcher les anciens RPR ? Ce déballage de marchandages politiques est l’expression d’un désarroi qui semble indiquer que le destin de la dame est scellé.

L’autre article politique annoncé plusieurs jours à l’avance concernait le conseil général. « Bourquin perdra-t-il le département ? », titrait L’Indép. Pour cela, il faudrait qu’il commence par ne pas être condamné par la tribunal correctionnel d’Aix-en-Provence devant lequel il comparaîtra le 31 octobre. Un risque que L’Indépendant a évité d’évoquer.

Le départ de Jean-Paul Alduy de la présidence de l’UMP n’est pas si surprenant que cela. Il est compréhensible que le maire sortant souhaite que la campagne municipale porte sur son bilan et son projet et pas sur son positionnement politique. Il sait, qu’en face, le candidat socialiste sera tenté de politiser l’élection pour faire venir à lui les électeurs de gauche qui ont voté Alduy aux municipales de 2001. Intelligence politique pour les uns, coup politicien pour les autres, cette démission est, à n’en pas douter, liée au scrutin municipal. Alduy, qui n’est pas un sarkozyste acharné, il se situe de longue date à la gauche de la droite, n’a sans doute pas non plus envie de se voir coller une étiquette qui ne correspond pas à ce qu’il est.

JPA quitte la présidence de l’UMP des P.-O. après la victoire historique des législatives de 2007 (les 4 députés sont UMP). En insistant sur ce succès, il semble inviter son successeur et les barons de l’UMP (certains le critiquent beaucoup) à faire aussi bien que lui en gagnant le conseil général.

La famille Bourquin va devoir rendre son nom de domaine à François Calvet, c’est la décision que vient de prendre la cour d’appel de Montpellier. Le neveu de Bourquin, et salarié de tonton, Julien Bouchindomme a un mois pour s’exécuter. Passé ce délai, le tribunal a fixé une astreinte quotidienne de 100 euros par jour.

Le neveu de Bourquin a vendu francoiscalvet.com à un citoyen du Kazakhstan, dont on se demande ce qu’il pourrait bien en faire. Mais sachant que dans cette lointaine contrée le trafic sur les noms de domaine est un sport national… La famille Bourquin devra-t-elle cracher un maximum au bassinet pour récupérer le nom de domaine ? Avouons que ce serait aussi drôle que mérité. Et, n’en doutons pas, François Calvet et son avocat Pierre-Louis Bassole iront jusqu’au bout.

En rendant son nom de domaine à Jean-Paul Alduy, la famille Bourquin a, de justesse, évité un second procès. On se souvient quand même que le jour où le maire de Perpignan demanda à Christian Bourquin de lui restituer son nom de domaine, celui-ci péta un câble et attrapa le maire de Perpignan par le revers de la veste.

On s’interroge sur la réelle implication du neveu de Bourquin dans cette affaire. Le nom de domaine francoiscalvet.com a été acheté par Jordi Bouchindomme. Le neveu de Bourquin concerné se prénomme Julien. Mais le fils de Bourquin, Jordi, a acquis plusieurs noms de domaines en utilisant plusieurs noms de membres de sa famille.

Daniel Mach a fait sa rentrée parlementaire à Pollestres devant une salle archi comble. Le ton était donné par les tee-shirts… « Puissance 66 ». Big Mach a prononcé un sévère réquisitoire contre la politique de Christian Bourquin en commençant par le Mas la Cabane (résidence des présidents du conseil général) mis en vente à l’arrivée de Bourquin à la présidence et dix ans plus tard toujours propriété du conseil général.

Mais intéressons nous à ce qu’il n’a pas dit dans son discours fleuve. Pour Daniel Mach, c’est la présidence du conseil général ou rien. Il ne sera candidat à l’élection cantonale que s’il parvient à se faire désigner comme leader de la droite et par conséquent à être son candidat à la présidence…

Il est coincé par la loi sur le cumul des mandats. Elu conseiller général, il devra laisser la mairie de Pollestres. Cela ne lui pose pas de problème s’il prend les commandes du conseil général. Mais, si Bourquin reste à la présidence ou qu’un autre que lui succède à Bourquin, il se retrouve sans mairie, privé de cet exécutif et de l’ensemble des moyens d’agir que cela lui procure.

Voilà pourquoi Daniel Mach hésite…

Sur le canton de Toulouges, ce n’est pas gagné… En particulier au regard des divisions qui règnent sur les communes de Canohès et Toulouges. La présence de plusieurs listes d’opposition va favoriser les sortants, en particulier le conseiller général maire PS de Toulouges, Louis Caseilles.

Avant d’entreprendre d’unir l’ensemble des candidats de droite aux cantonales derrière lui, le député maire de Pollestres devra d’abord démontrer sa capacité d’union sur son propre canton. Surtout quand ce sont des militants UMP réputés proche de lui qui sèment la discorde.

Il y a longtemps que nous ne nous sommes pas intéressé au CML d’André Bonet. Il y a pourtant pas mal de choses à dire sur ce bateau qui prend l’eau… De moins en moins d’activité, suivies par un public réduit… Mais avec un maximum de subvention. Si on faisait le rapport entre l’activité du CML et le montant de ses subventions on en conclurait certainement que c’est l’association qui reçoit le plus d’argent pour le moins d’activité. Comment l’argent est dépensé ? Les voyages et les restaurants coûtent chers. Nous avons lu, avec délice, un article de Robert Marty (site la-clau.net) titré : « prix Méditerranée pâté mi-thon mi-sardine ».

''Polémique Victor,

reporter de guerre au Bourquina facho.''