09dec 2007
Grand moment de télé !
00:00 - Par Fabrice THOMAS - 2007
Grand moment de télé jeudi soir dans le journal de France 3 Pays Catalan. Nous avons pu revoir Olivier Ferrand, torpiller le système Bourquin : « Certains sont déjà debout, d’autres veulent se lever pour changer le système, un système clientéliste… qui est immoral et désastreux pour le département ». C’était avant qu’Olivier Ferrand se couche… En juin dernier.
Sortie de Perpignan 2020, le livre de Jean-Paul Alduy. Un vrai livre sur la ville. Sachant la somme de travail que représente l’écriture d’un bouquin, on ne peut que saluer la démarche… Alduy élève le débat. Il se place sur le terrain des contenus. Il s’expose avec les forces et les faiblesses de son bilan et de ses projets. Nous y reviendrons… La chronique de la lutte des places fait parfois oublier l’essentiel : la gestion de la cité. Un débat dans lequel les adversaires d’Alduy semblent dépassés. Il suffit de lire leurs blogs… La préface est signée André Bonet et le livre est édité par le Rocher, maison d’édition dans laquelle le président du Centre Méditerranéen de Littérature a ses entrées. Ceci explique cela ou inversement. Brasillach, l’idole fasciste de Bonet, lui au moins savait écrire. La préface commence ainsi : « Fils de deux fortes personnalités pesant sur la vie locale, Jean-Paul Alduy… ». Pesant, c’est tout à fait cela. La chute du préfacier est encore plus brillante : « Perpignan, Perpinyà, assurément, relève de la passion et du dévouement d’un homme pour sa ville ». Difficile de croire que Bonet a, pendant plusieurs années, siégé au Conseil Supérieur de la langue française. Bonet pourrait « Assurément » briller dans un concours de platitudes. La semaine où sort le livre d’Alduy, André Bonet sert la soupe aux communistes dans les colonnes du Travailleur Catalan. C’est dans l’ordre des choses. Personne n’est plus près de la trahison, qu’un courtisan. Pour éviter que l’on ne soupçonne André Bonet de crypto-communisme, nous rappellerons que le CML est subventionné par le conseil régional, dont la commission culture est présidée par le communiste Patrick Malavieille.
Les militants de la section PS de Perpignan ont choisi leur tête de liste pour les municipales.125 voix pour Jacqueline Amiel Donat et 38 pour Jean Codognès. Une vraie urne, de vrais isoloirs, de vrais salariés du conseil général à qui on avait demandé de faire éclater leur joie à la proclamation des résultats. Une vraie imposture !
Grand moment de télé jeudi soir dans le journal de France 3 Pays Catalan. Nous avons pu revoir Olivier Ferrand, torpiller le système Bourquin : « Certains sont déjà debout, d’autres veulent se lever pour changer le système, un système clientéliste… qui est immoral et désastreux pour le département ». C’était avant qu’Olivier Ferrand se couche… En juin dernier. Dans le pétrin Olivier Ferrand cherche la marche arrière. Sa tactique consisterait à mettre à profit le verdict du tribunal correctionnel d’Aix-en-Provence. Autre prétexte, celui là bien fumeux, il expliquerait que, n’étant pas parvenu à unir tous les socialistes, il se retire de la liste Amiel Donat. Au cas où Olivier Ferrand ne s’en rendrait pas compte, il passe un peu pour un Charlot (c’est le nom de sa rue à Paris). Unir Amiel Donat et Codognès ? Il pense un instant que l’on va gober ses bobards ? Sortez le clown ! A force de trahir tout le monde, on se demande où Olivier Ferrand va bien pouvoir trouver asile ? Peut-être à Thuir ! Il semble que l’on veuille encore de lui en 17e position. C’est vrai ! Olivier Ferrand fuit les journalistes. Mais sauf à ne plus revenir dans les P-O (il nous manquerait), il faudra bien qu’il s’explique un jour ou l’autre.
Daniel Mach a été désigné pour conduire la campagne de l’UMP aux élections cantonales et il était pressé de le faire savoir. La conférence de presse a été organisée chez Imbernon, en face du conseil général. Comme souvent chez le député de la première circonscription, ça souffrait d’un manque de préparation. Propos décousus, idées confuses. On ne peut qu’être d’accord avec lui lorsqu’il dit que les prochaines élections cantonales ne doivent pas être combat gauche-droite, mais un combat pour en finir avec une gestion familiale, clientéliste, clanique et sectaire du conseil général. Daniel Mach est il le mieux placé pour incarner un fonctionnement plus ouvert ? Quel mode de fonctionnement propose t’il ? Que des vœux pieux. Aucune proposition !