Avez vous avez vu le dernier numéro de l’Accent Catalan et la campagne d’affichage qui a accompagné sa sortie ? : « Développement économique, un département en plein BOOM. Prospérité. Compétitivité ». Le graphique est spectaculaire. L’indicateur s’effondre dans les vergers en fleurs et repart à la verticale, dépasse le sommet du Canigou et explose le cadre avant de disparaître dans l’espace inter galactique. Avant Bourquin… Après Bourquin…

Avez vous avez vu le dernier numéro de l’Accent Catalan et la campagne d’affichage qui a accompagné sa sortie ? : « Développement économique, un département en plein BOOM. Prospérité. Compétitivité ». Le graphique est spectaculaire. L’indicateur s’effondre dans les vergers en fleurs et repart à la verticale, dépasse le sommet du Canigou et explose le cadre avant de disparaître dans l’espace inter galactique. Avant Bourquin… Après Bourquin…

Tout va bien au Bourquinat Fachot.

Les statistiques de l’INSEE ne disent pas la même chose !

Que l’on fusille sur le champ les statisticiens, ces ennemis du peuple qui lui sapent le moral.

Le président Bourquin a raison, plus c’est gros et mieux cela passe. (C’est sa devise).

Il est vrai que beaucoup de gens préfèrent les belles images à la réalité.

Je vais vous raconter une histoire. Avant, quand on allait visiter Cémoi (avenue Julien Panchot à Perpignan) on pouvait, derrière une vitre, voir une chaîne d’emballage de tablettes de chocolat en activité. Une majorité de gens sortaient de là plutôt déçue par la vision de cette machine en rien esthétique autour de laquelle s’affairaient des ouvrières avec des têtes d’ouvrières en blouses blanches. Il y a quelques années la visite a été supprimée. Les visiteurs étaient accueillis dans une salle où on leur projetait des spots de pub de Cantalou. Le niveau de satisfaction de visiteurs était beaucoup plus élevé. Un bon nombre d’entre nous, je ne dis pas tous, loin de là, préfèrent l’image publicitaire du chocolat fabriqué par une jolie blonde dans un chalet Suisse avec le bon lait de vaches ruminant dans les alpages, à l’image de la production industrielle.

A l’intérieur du magazine, les chiffres censés illustrer le BOUM économique du département sont tout aussi bidons que la couverture. Nous en avons passé quelques uns à la moulinette.

« 4 000 c’est le nombre de création d’entreprise par an ».

- Faux ! Un peu plus de 2 000 en 2005 et en 2006. Sources INSEE. Cela dit ce nombre ne veut rien dire. Il faut le ramener à un taux de création et le comparer avec les résultats des autres départements de la région LR et d’autres régions de France.

« 1 entreprise pour 48 habitants, c’est la moyenne départementale, soit un réseau d’entreprises presque 2 fois plus élevé que la moyenne nationale. (Moyenne régionale : 1 entreprise pour 55 habitants, moyenne nationale : 1 entreprise pour 73 habitants) ».

- Il faudrait d’abord nous expliquer comment on peut avoir un niveau de « population active occupée » parmi les plus bas de France et un tissu économique d’une densité aussi importante ?

Du côté des chiffres et de l’INSEE (la référence en ce domaine) il y a peu d’écart entre les cinq départements de la région LR. De plus, si l’on tenait compte des inscriptions saisonnières (nombre élevé) la position de la région, pourtant légèrement moins bonne que la moyenne nationale, chuterait un petit peu.

Parmi les autres chiffres donnés par l’Accent Catalan, la majorité sont suspects et détachés d’un contexte économique ou statistique qui leur donnerait du sens.

Autre exemple :

« 18 144, c’est le nombre d’emplois induits par l’intervention du conseil général, soit 15 % du total des emplois du département ».

- En regard du nombre de salariés du conseil général (autour de 2 000) et du budget du conseil général, ce chiffre est manifestement gonflé. Sa précision est étonnante 18…144… Alors qu’il ne peut relever que d’une estimation… C’est pour faire plus vrai !

« 15% c’est l’augmentation des nuitées depuis 1998 (33 500) »

Je regarde ce chiffre avec circonspection en me souvenant d’une anecdote. Un collaborateur du CDT (Comité Départemental du Tourisme) me racontait que son directeur présentait toujours des statistiques en hausse aux élus du conseil général. Même quand la fréquentation estimée était en baisse. C’est ce que les politiques attendaient pour pouvoir communiquer des chiffres triomphaux à la presse, qui n’avait pas les moyens de vérifier et qui n’y aurait de toute façon même pas songé. En présentant des mauvais chiffres ce directeur aurait fortement risqué de perdre sa place.

Prospérité et compétitivité ne sont pas les mots les plus adaptés pour décrire la situation économique du département. Taux de chômage et nombre de bénéficiaires des minimas sociaux, les P-O restent dans le peloton de tête des départements. Et la région Languedoc-Roussillon la première de l’hexagone. Pour les ressources par habitant la région est la dernière et les P-O les derniers derrière l’Hérault, La Lozère, Le Gard et l’Aude.

Que Bourquin puisse à ce point travestir la réalité sans que cela provoque de réaction, montre que notre démocratie ne se porte pas très bien. Comme disait mon ami Raoul : « Ils sont forts de nos faiblesses ».

Les flops de 2007

A la lecture des courriels de nos lecteurs j’ai vu que je n’avais pas été le seul à tomber de l’armoire en lisant la page de L’Indép : « Les six plus beaux ratés de 2007 »…Figurez vous que dans la liste des plus « gadins », nos confrères de l’Indép ont tout simplement oublié la condamnation à une peine de prison assortie d’un sursis (il a fait Appel) à laquelle Christian Bourquin a été condamné par le tribunal d’Aix. Le président du conseil général aurait même du occuper la première place. Vous me direz, L’Indép protège Bourquin, cela n’est pas nouveau. Ne plus le souligner serait s’y habituer et finir par considérer cela comme quelque chose de naturel.

La razzia opérée le 7 avril dernier par le clan Bourquin-Amiel-Donat chez les marchands de journaux pour acheter la totalité du tirage du Petit Journal, 2 500 exemplaires, aurait également mérité de faire partie des flop de l’année 2007. Mais l’Indép n’avait déjà pas jugé utile d’en parler au moment des faits…Tous les autres titres rapportèrent cette grave atteinte à la liberté de la presse. Rappelons que Mme Amiel Donat a, en personne, fait des achats en nombre et menacer des marchands de journaux.

Autre gros flop sur lequel l’Indép a fait l’impasse, Le Chant des Gitans, le livre de Fernanda Eberstadt. « Le livre le plus con de l’année » avait excellemment titré la Semaine du Roussillon. L’Indép, lui, avait sans réserve fait la promo de ce bouquin dans lequel on peut lire le plus gros ramassis de bêtises jamais écrites sur Perpignan.

Dans les six plus beaux ratés de l’année, L’Indép en remettait une couche sur le marché de la République. C’est de l’acharnement !

On soupçonne l’auteur de l’article de ne pas faire souvent ses courses sur le marché de la place de la République. Et si cela lui arrive on lui conseille d’éviter de revendiquer l’article non signé dans lequel on pouvait lire : « Aujourd’hui ce charivari coloré et parfumé est devenu exsangue. Il ne reste plus qu’une poignée de marchands nomades à se partager les restes. ». Mauvaise foi quand tu nous tiens !

Chaque samedi matin, plusieurs dizaines de commerçants dont une majorité de producteurs bios et fermiers composent un marché apprécié par un grand nombre de Perpignanais. Il y a quelques mois, j’y croisais un journaliste gastronomique. Exigeant, il est facilement porté sur la critique. Or, il a dit le plus grand bien de ce marché tout en regrettant qu’il n’y ait pas à Perpignan un marché comparable à celui de Narbonne.

Campagne électorale oblige, L’Indép noircit le tableau perpignanais. Mais tant qu’à faire, pourquoi ne pas traiter les vrais problèmes de la ville ? Les producteurs et commerçants du marché de la République n'ont pas à faire les frais de la partialité de L'Indep

Le Petit Journal

Après un an d'existence,l'hebdo Le Petit Journal a franchi un cap avec l'arrivée de Gwendal Gauthier, fondateur de l'éphémère Les Echos de la Tramontane. La lecture du canard principalement confectionné avec des articles de correspondants n'était jusqu'à présent pas très palpitante. Elle est devenue passionnante, voir indispensable. Gwendal Gauthier est depuis quelques semaines à la pointe de l'information. Le numéro de ce vendredi révèle les conclusions des expertises médicales pratiquées sur la dépouille de la petite Noélanie, décédée en décembre à Cabestany. Les médecins ont observé des traces de strangulation. Dans son journal, la petite fille se plaignait d'étranglements pratiqués par des enfants de son école primaire. Cette semaine également, parmi plusieurs papiers intéressants, un interview de Jacqueline Amiel-Donat. Pour la première fois, un journaliste interroge la candidate à la mairie de Perpignan sur ses relations avec Bourquin : "Vous envisagez de devenir maire de Perpignan et Christian Bourquin est président du conseil général. Or toute la ville vous prête une relation de couple avec lui. Si cette information est véridique, vous conviendrez qu'il est important de savoir si vous vous partagerez les deux grandes institutions du département ? Qui plus est c'est le meilleur moyen d'arrêter les rumeurs, non ?" Réponse : " Je refuse de répondre, je ne veux pas rentrer dans ce genre de débat star system."

De sensibilité de droite, l'hebdo qui paraît le vendredi est journalistiquement ouvert à tous les courants de pensée. 1,20 euro.

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