04fév 2008
Nouvelle mystification ???
00:00 - Par Fabrice THOMAS - 2008
Dans sa dernière édition, La Semaine du Roussillon revient sur une information donnée par Alfons Quinta dans le quotidien barcelonais l’Avui et dans le Diari de Girona. Il avait relevé que le nom du père de Jacqueline Amiel-Donat ne figurait pas dans la liste des membres français des Brigades Internationales, publiée par le Maitron (Encyclopédie du Mouvement ouvrier Français). Ce recensement a été fait par plusieurs historiens parmi lesquels André Balent, de Perpignan. Ce dernier a fait un travail considérable de recherche sur les brigadistes originaires des Pyrénées-Orientales.
La tête de liste Bourquiniste aux élections municipales de Perpignan avait en effet écrit sur son blog que son père Paul-Laurent Amiel s’était, à 20 ans, engagé dans les Brigades Internationales qui combattirent en Espagne aux côtés des républicains. Information reprise par l’hebdomadaire Marianne le 26 janvier.
André Balent a déclaré à La Semaine du Roussillon que le nom de Paul-Laurent Amiel ne figurait pas non plus dans l’annuaire de l’AVAIR, l’Association des Volontaires pour l’Espagne Républicaine.
Le nom de Paul-Laurent Amiel a t’il échappé aux historiens ? C’est possible. L’hebdomadaire est prudent. Mais il y a des personnes qui le sont moins et qui émettent l’hypothèse d’une nouvelle mystification avec laquelle la tête de liste qui a un passé politique à droite se fabrique une histoire de gauche notamment pour se placer au dessus de tout soupçon dans le choix de François Coll comme numéro deux de la liste PS-PCF.
Jacqueline Amiel-Donat va t’elle bientôt dénoncer cette nouvelle « saloperie », mot avec lequel elle avait sur son blog qualifié les révélations sur les fréquentations ultra franquistes et fascistes de François Coll. Elle pourrait, par la même occasion, montrer les papiers relatifs à l’appartenance de Paul-Laurent Amiel aux Brigades Internationales.
Ambiance pas terrible, lundi dernier, dans une salle un peu glauque, au premier étage de la permanence d’Alduy pour la présentation de sa liste. Le maire sortant était tendu, irritable.
Jean-Paul Alduy avait, il y a quelques mois, annoncé un numéro deux qui allait surprendre. Il ne faut jamais vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué. Un échec qui conduit au choix de l’architecte Mimi Djoyas, 65 ans, en future première adjointe chargée du développement durable.
Dans la première partie de la liste, les 28 premiers, seulement cinq nouvelles têtes, Mimi Tjoyas, Eliane Salies, Francine Enrique, Jean-François Fons, Catherine Da Lage et quatre de plus si l’on ajoute Fabrice Villard, Nathalie Beaufils, Ivan Greseque et Marie-Claire-Mas qui viennent du cabinet du maire ou de l’administration municipale.
Dans la deuxième partie de la liste et en particulier entre la quarantième et cinquante-cinquième place, les places inéligibles, le renouvellement est total. Que des nouvelles têtes… qui tomberont dans cinq semaines.
N’étant pas parvenu à pêcher un gros poisson de gauche, JPA était prêt à tout. Il a même proposé une place à Olivier Ferrand. Celui qui n’habite, ni ne travaille dans le département, mais y fait depuis quelque temps du tourisme électoral a refusé. Ouf !
Deux recrues socialistes, Jean-Marcel Rostand et Bernard Bloy. Seul le premier est en position éligible.
Le renouvellement, l’ouverture et le rajeunissement annoncés ne sont pas au rendez-vous. C’est grosso modo la même équipe avec quelques têtes qui sont parties et quelques têtes qui sont arrivées. Parmi ses dernières plusieurs personnalités qui ne manquent pas de compétence et de qualités : Catherine Da Lage, commerçante dynamique ; Mohamed Iaouadan, avocat, ancien président de la ligue de Droits de l’homme des P-O, personnalité du monde musulman ; Germain Soler, ingénieur, gitan ; Amélie Stern, chef d’entreprise…
Marc-Jesus Prêt, candidat socialiste aux cantonales sur le Moulin à Vent fait une campagne remarquée. L’autre dimanche, il a distribué des tracts à la sortie de la messe. Cela ne s’était jamais vu. Mais comme rien n’arrête l’artiste, il reviendra peut-être à l’église à l’heure de la messe pour monter en chaire et dire « Voter Jésus ».
A Toulouges, Tassy, le tête de liste UMP se présente professionnellement comme « coordinateur d’équipe ». Il est en fait vigile dans une grande surface. Comme dit un proverbe, il n’y a pas de sot métier, il n’y a que de sottes gens.
La rumeur donnait Laurence Borreil partante sur la liste de Louis Carles à Torreilles et annonçait sa nomination à la direction de la Maison de l’emploi. Le nom de la compagne de Jean-Paul Alduy n’est pas dans la liste du maire sortant de Torreilles et il n’en a jamais été question. Pour ce qui concerne la Maison de l’emploi (Etat 70 % + ville +Agglo + ANPE..), Laurence Borreil a, en effet, été nommée directrice à titre provisoire pendant six mois suite au départ de Michel Cavaillé. Ce dernier figure en bonne place dans la liste de Jean Codognès. Il faisait partie de ces gros poissons socialistes sur lesquels le fil de la canne à pêche de JPA a cassé.
Jean Codognès se targue d’avoir la liste la plus jeune. Il fait très fort puisque l’on ne connaît pas les âges des membres des listes d’Alduy, d’Amiel-Donat...
Si Alduy donne la priorité à l’environnement, Codognès la donne à l’économie, il propose « Un plan Marshall pour l’économie » avec une dotation de 100 millions d’euros. Autre de ses priorités, la sécurité avec le doublement des effectifs de la police municipale. L’environnement n’est pas oublié, Katia Maingo développe un riche programme en la matière. Et comment finance t’il ce programme ?
Le dernier numéro de L’hebdo Catalan, nouvel hebdomadaire qui a démarré doucement, fait de bonnes ventes. Samedi, son directeur-fondateur, Denis Spiral, faisait des réassorts chez plusieurs marchands de journaux qui avaient épuisé la quantité fournie le mercredi. Surprise, c’est un sujet politique qui faisait vendre. A la une : un interview de Jean Codognès avec ce titre : « La liste d’Amiel-Donat est effondrée ». Habituellement assez tiède l’hebdo faisait des commentaires sévères sur l’affaire Coll-Amiel-Donat.
Commentaire d’un responsable socialiste : « Bourquin doit être en train de regretter son opération anti-Codognès ». On verra, au vu des résultats du premier tour. Mais il est certain que l’affaire Coll-Amiel-Donat restera dans les annales.