Chaque année à cette époque, Christian Bourquin et Jacqueline Amiel-Donat célèbrent le nouvel an chinois au palais des rois de Majorque en compagnie de plusieurs centaines d’invités. Cette année personne n’a encore reçu le bristol. Est-ce que « Le département le plus chinois de France », la formule est de Christian Bourquin, aurait renoncé à célébrer l’année du rat ? On peut penser que les souris ne tiennent pas à être trouvées le nez dans le fromage en pleine campagne électorale.

L’équipe de Jean Codognès a fait sa photo de campagne sur la petite place de la Révolution Française. Il n’était surtout pas question de se faire photographier sur une des places, tant décriées, refaites par la municipalité de Jean-Paul Alduy. Mais c’est oublier que cette charmante place a entièrement été rénovée, elle aussi par JPA. Dans le cadre d’importants travaux conduits par l’architecte Bernard Cabanne, sa surface a été augmentée de plus d’un tiers.

Les adversaires d’Alduy critiquent beaucoup les nouvelles places. C’est des paillettes dit Amiel-Donat, mieux vaut investir dans l’économie dit Codognès qui à la nostalgie des places en terre battue.

La rénovation de l’espace public est un levier du développement économique. Pourquoi y a t’il un important retour vers le centre ville, alors qu’il se vidait de ses habitants ? Très simplement parce qu’il redonne envie d’y habiter. Des centaines d’immeubles ont été rénovés au cours de la dernière décennie, des centaines de façades ont été repeintes. Au début des années 1990 on voyait les façades refaites, aujourd’hui on voit celles qui sont en attente d’un ravalement. Un centre ville c’est aussi la vitrine d’une ville, d’un département, en particulier pour les entreprises qui sont susceptibles de venir s’y installer.

Jacqueline Amiel-Donat ne cesse de dire qu’elle a la nostalgie du Perpignan d’avant Jean-Paul Alduy. Dans quel état se trouvait cette ville et son centre à l’époque où elle était un des bras droits et l’égérie de Paul Alduy ? Lorsqu’elle a quitté les affaires, Perpignan était une ville sinistrée, délaissée. Au début des années 1990, les commerçants pleuraient sur un centre ville déserté.

Avant, pendant Visa pour l’image, on entendait dire avec une certaine unanimité que Perpignan avait des airs de ville du quart monde. Depuis quelques années, on entend dire, avec la même unanimité, que Perpignan est une belle ville.

Alduy va faire un speed dating. Un gadget qui sera fortement médiatisé et donnera l’impression du débat alors qu’Alduy l’a pour l’instant évité. JPA veut faire moderne, mais le speed dating, c’est déjà daté.

Lors de la conférence de presse, qu’il a donné à Millas, Daniel Mach a lancé un appel aux électeurs : « Ceux qui vont voter pour un candidat de gauche aussi sympathique soit-il doivent savoir qu’ils vont voter pour garder Bourquin à la présidence du conseil général. » Et il ajoute : « Il faut dépasser la vision d’une élection de proximité et mesurer l’enjeu de cette élection cantonale. »

L’impopularité de Bourquin est ressentie jusque dans les propres rangs du président du conseil général. Lors des dernières élections cantonales, les candidats socialistes faisaient campagne en se faisant photographier avec Bourquin. Ce n’est pas le cas en 2008. Et ce n’est pas avec une condamnation à une peine de prison avec sursis pour complicité de faux que Bourquin va améliorer son image. C’est avec un plaisir certain que nous avons commencé à lire le bouquin de Denis Dupont, “Alduy Bourquin et les autres, Abécédaire de 25 ans de politique dans les Pyrénées-Orientales“. Perpignan-toutvabien est plusieurs fois cité dans cette véritable encyclopédie de la vie politique locale. On y dit que notre site : « Ne manque pas de fustiger Alduy (moyennement) Bourquin (tout le temps), L’Indépendant beaucoup… ». C’est bien vu !

Tiens d’ailleurs, justement… L’Indép fait une grosse affaire de la présence de noms qui ne devraient pas y être sur le monument consacré aux disparus de la guerre d’Algérie, mais il n’a pas encore fait une ligne sur une affaire qui n’est pas moins importante. Jacqueline Amiel-Donat affirme que son père a combattu dans les Brigades Internationales, mais le nom de Laurent Amiel demeure introuvable, et la tête de liste aux municipales n’a toujours pas démenti les sérieux doutes émis par le Diari de Girona, La Semaine du Roussillon et perpignan-toutvabien… Après l’affaire Coll en janvier, c’est la seconde fois de la campagne que l’Indép protège Amiel-Donat. Notre quotidien régional se fait également des plus discrets sur le passé de droite de la néo-socialiste. Conseillère générale du Moulin à Vent, elle siégeait pourtant dans la majorité de René Marquès.

Marie-Cécile Pons fait toujours très fort. Dans son journal de campagne elle écrit : «Je siège dans l’opposition de droite.» Ce qui n’est pas vrai. Elle siège dans le groupe des non-inscrits. Et lors du vote annuel le plus important, celui du budget, elle s’abstient. Dans les quatre pages de ce journal, on cherche, en vain, la moindre critique de l’action de la majorité Bourquin. On trouve plus facilement, même si elle n’est jamais nommée, des critiques qui visent la mairie.

Le projet de théâtre de l'Archipel fait presque l'unanimité contre lui. Toutes les listes opposées à Jean-Paul Alduy y sont hostiles. Celle du Front National nuance. Louis Alliot propose un référendum. Pourquoi pas ? Cela permettrait de bien s'informer et de débattre sur l'intérêt et l'utilité de ce projet. Inconvénient : le risque de politisation.

Jacques Garceau est enfin parvenu à boucler la liste d'opposition qu'il conduira sur Millas. Pas sans peine ! On ne l'imagine pas, on le sait. Saluons ici sa volonté de faire vivre la démocratie au Bourquinat Facho.

Les candidats aux municipales de Perpignan vont faire un grand oral devant les francs-maçons. Une initiative qui ne fait pas l'unanimité, loin s'en faut. "Pourquoi une présentation devant les francs-maçons et pas devant les joueurs de pétanque du Moulin à vent?" interroge un frangin qui refuse l'image de groupe d'influence que certains veulent donner de la maçonnerie. Il attribue cette initiative à quelques maçons qui courtisent les politiques. D'autres maçons invoquent le rôle spirituel de leur activité pour décliner l'invitation.

Il est un peu tard pour répondre aux vœux de Bourquin, mais il difficile de mettre sa carte de vœux au panier sans l’avoir commentée. L’Indép avait fait remarquer que la phrase qui l’ornait avait déjà été utilisée par Daniel Mach. Nous sommes surtout préoccupé par le sens de cette phrase de Jules Clarette, journaliste de droite et auteur dramatique du 19e siècle :

« Tout homme qui dirige, qui fait quelque chose, a contre lui ceux qui voudraient faire la même chose, ceux qui font précisément le contraire et surtout la grande armée des gens d’autant plus sévères qu’ils ne font rien du tout ».

Que veut Bourquin ? Que l’on n’ait pas le droit de critiquer son action ?

Cette citation est du plus bel esprit réactionnaire. Ce mot est un peu désuet, mais nous n’en trouvons pas qui qualifie mieux cette pensée d’une autre époque qui va si bien avec Bourquin.

« Enfin une biographie du célèbre savant et homme politique catalan dont nous croisons la statue tous les jours… », indique une publicité de la librairie Privat. Il existe déjà une bonne bio d'Arago écrite par un catalan, l’avocat François Sarda, parue en 2002, chez Taillandier. Nous ne manquerons pas de lire l’ouvrage de James Lequeux, François Arago un savant généreux…

Polémique Victor, reporter de guerre au Bourquinat Fachot.