21fév 2008
Sitja et Fa sont dans une galère
00:00 - Par Fabrice THOMAS - 2008
A lire dans l’Hebdo Catalan : “Les révélations d’un homme laminé“. Stéphan Antonio, ancien gérant de l’agence de publicité Excalibur, raconte comment, en utilisant les marchés publics de la ville de Canet en Roussillon, Michel Sitja (alors chef de cabinet du maire) et le couple Boucher (Sandra Boucher est conseillère municipale) l’ont dépossédé de son entreprise. Rebaptisée “Cible“ l’agence à pour gérant Patrice Boucher et Philippe Delattre (conjoint de Michel Sitja). Au passage de nombreuses irrégularités sur les marchés publics auraient été commises.
Ces graves accusations surviennent en pleine campagne électorale, Michel Sitja est candidat à la mairie et sur le canton d’Amélie. Mais cela fait des mois que Stéphan Antonio fait le tour des rédactions. Toutes connaissent son dossier. Aujourd’hui, il y a cet interview, mais il manque une enquête journalistique qui validerait ou invaliderait ces graves accusations. Conscient de ses responsabilités, le directeur de L’hebdo Catalan a étudié le dossier avant de prendre la décision de faire l’interview de Stéphan Antonio. A notre avis, cet homme n’a rien d’un mythomane.
Nous attendons la réponse de Michel Sitja. Peut-être dans les colonnes de L’hebdo Catalan. Nous vous tiendrons au courant.
Où va Serge Fa ? Va t’il démissionner de son mandat de conseiller général quinze jours avant le premier tour des élections cantonales ?
Serge Fa, s’il tient à sa réputation de probité et de droiture ne doit pas seulement démissionner de son mandat de conseiller général. Il est souhaitable qu’il quitte la présidence de l’office HLM de la ville de Perpignan et surtout ne sollicite aucun nouveau mandat dans ce secteur, afin de couper court aux désagréables bruits qui circulent déjà.
Nous n’osons pas imaginer son élection à la présidence d’un important organisme régional avec le concours de Bourquin. Considérons cela comme improbable, hautement improbable. C’est seulement en Sicile que de telles choses se produisent.
A lire dans La Semaine du Roussillon, un excellent dossier « 1998-2008 » 10 ans de bourquinisme.
Raymond Faura, 30 ans, militant catalaniste particulièrement actif dans le monde associatif est candidat indépendant sur le canton du centre ville. Il édite un journal de campagne qui s’adresse particulièrement aux jeunes. La qualité de sa démarche mérite un score honorable qui l’encourage à poursuivre. Mais pourquoi colle t’il des autocollants sur le mobilier urbain ? Imaginons que tous les autres candidats fassent comme lui, sur tous les cantons.
Petit tour dans les permanences électorales des candidats aux municipales de Perpignan. Chez Alduy, pas un mot sympa, même pas on te regarde la figure, mais on repart avec le journal de campagne demandé. Chez Amiel Donat : porte close. Chez Codognès, au siège de la CDC, parti catalaniste, il y a bien des photos de la tête de liste sur la porte, mais celle-ci passée, il n’y a plus que des tracts de CDC. On demande le journal de campagne à la dame à l’accueil, elle nous emmène dans une salle où deux militantes nous donnent gentiment une partie de la documentation, mais elles n’ont pas tout ici. « J’en ai dans le coffre de ma voiture », laisse tomber l’une d’entre elle sans aller plus loin. Bref, on ne vous encourage pas trop à aller dans ces permanences. Celles du Modem, du FN, de la LCR 100% à gauche sont sûrement plus accueillantes… Mais comme on n’y est pas allé.
La liste conduite par René Olive, maire sortant de Thuir, a sorti un journal au format tabloïd de 8 pages entièrement consacré à un bilan de mandat détaillé et chiffré. Son opposition ne manquera sans doute pas d’y répondre. Le compte-rendu de mandat devrait aller de soi, sinon être obligatoire. Hors, c’est une pratique assez peu répandue. Une suggestion pour nos confrères qui en ont les moyens rédactionnels : ressortir les engagements des municipales de 2001 et dire ce qui a été tenu et ce qui ne l’a pas été.