C’est aussi en 1989 qu’elle est élue sur le canton du Moulin à Vent. Elle remplace Paul Alduy, touché par le cumul des mandats. Elle reçoit des messages de soutien de François Léotard, de Valéry Giscard d’Estaing. Au conseil général, elle siège dans la majorité de droite.

En 1993, elle sollicite la place de premier adjoint sur la liste de Jean-Paul Alduy. Ce dernier ne veut pas d’elle. Jacqueline Amiel-Donat se rapproche de Christian Bourquin et le convainc de faire alliance avec Jean-Paul Alduy. Les négociations secrètes échouent devant le refus du futur maire de Perpignan de donner la place de premier adjoint à... Jacqueline Amiel-Donat. Siégeant dans l’opposition avec Christian Bourquin dont elle est très proche, elle se fait remarquer par la violence de ses interventions. Elle est remplie de haine contre Jean-Paul Alduy.

En 1995, elle dirige une liste aux municipales de Perpignan. Celle-ci comporte des personnes de gauche, voire très à gauche, et des personnes de droite, voire très à droite, comme Devoucoux du Buisson. Cet étudiant en droit élève de Jacqueline Amiel-Donat, était à la fac de Perpignan connu pour ses idées monarchistes radicales. Au second tour elle déclare refuser "le vote utile", alors que le Front National avec 32,71% réalise le score le plus important jamais fait par le parti de Jean-Marie Le Pen dans une ville de plus de 100 000 habitants.

Elle revient vers Christian Bourquin après l’élection de ce dernier à la présidence du conseil général en 1998. En 2001, elle participe activement au processus qui conduira au divorce entre Bourquin et Bruno Delmas qu’elle perçoit comme un obstacle. Après le départ du directeur de cabinet et stratège de la victoire de 1998 et de 2001, Jacqueline Amiel-Donat devient l’égérie du président du conseil général.

Le conseil général est le client de plus important de son cabinet d’avocats. En 2005, par exemple: marché à bons de commandes pour un montant entre 90 000 et 150 000 euros. Le CDT, Comité départemental du Tourisme (entièrement financé par le conseil général) est un important client de Céline Donat.

Son gendre a été embauché au conseil général, ainsi que le gérant d’une société dont elle possède toutes les parts, Amiel Donat Consulting. Elle a appuyé le recrutement de plusieurs personnes. La société Amiel-Donat Consulting est l’intermédiaire entre le conseil général et la province chinoise de Dongying où Christian Bourquin s’est rendu plusieurs fois.

Les subventions, contrats publicitaires et aides diverses du conseil général à Boîtes à Clous ont, en quelques années, considérablement augmenté. Le dirigeant de cette structure, Thierry Meier, est un proche de Jacqueline Amiel-Donat. Depuis 2006, Béatrice Nicolau, sa nièce, organise les Nuits Undergroud au palais des rois de Majorque.

C’est sans permis de construire qu’a été bâtie sur le toit d’un immeuble du centre ville une construction en dur d’une surface de 50 mètres carrés destinés à l’habitat. Le proprio est une SCI au nom transparent AD et CEL. « AD » comme Amiel-Donat (Jacqueline) et CEL comme Céline Donat (gérante de la SCI), mère et fille, toutes les deux avocates et membres du PS. Quelques voisins n’ont pas apprécié de se retrouver avec le toit de la construction au raz de leur fenêtre. On les comprend. La justice a été saisie.

On 2004 l'ancien conservateur de la Bibliothèque Universitaire porte plainte contre un journaliste à la suite de la parution d'un article titré, Extrême-droite : enquête sur un notable aux idées noires. Il est défendu par Madame Amiel-Donat. Ses liens avec l'extrême-droite sont récurents. Jugée avec Christian Bourquin dans l’affaire du chauffeur, elle est relaxée faute de preuve. Le modèle d’attestation qu’elle avait fabriqué a, en effet, disparu. Bourquin a, lui, été condamné à trois mois de prison avec sursis (il a fait appel) pour complicité de faux et minoration des comptes de campagne.

En avril 2007, elle participe à la razzia chez les marchands de journaux lors de laquelle des proches de Bourquin achètent tous les exemplaires du Petit journal (plus de 2 000). Le journal contenait un article mettant en cause le comportement violent que Bourquin aurait eu à l’égard d’une militante du PS, salariée du conseil général. L’année précédente elle avait été aperçue en compagnie de Thierry Meier, arrachant des affiches de promotion du Petit Journal.

Liste Amiel-Donat : quatre numéros deux en trois mois.

Son premier numéro deux : Olivier Ferrand. Enarque parachuté, il travaille et habite à Paris, dans un joli hôtel particulier du Marais, il a jeté l’éponge au bout d’un mois.

Son second numéro deux : François Coll (un ami de sa fille). Ses convictions fascistes sont plus avérées que ses idées socialistes. Durant les années où il fréquenta assidûment les milieux phalangistes madrilènes, il participa à des manifestations où toute l’assistance, jamais nombreuse, faisait le salut fasciste. François Coll était par exemple présent à une cérémonie d’hommage aux pilotes (allemands) de la division Condor. Ceux-là même qui bombardèrent Guernica le 26 avril 1937. Il a démissionné cinq jours après les révélations sur ses fréquentations.

Son troisième numéro deux : Pierre Estève. Conseiller général depuis des décennies. Notaire dont l’étude a plusieurs fois été impliquée dans des transactions avec le conseil général. Bonjour l’éthique.

Son quatrième numéro deux : Jean Codognès. Il a remplacé Pierre Estève après la fusion des listes Amiel-Bourquin, Codognès et Ripoull. Entre lui et Jacqueline Amiel-Donat, il y a de la haine, encore de la haine et toujours de la haine. Codognès est un grand défenseur de la morale publique. Il s’est illustré dans ce domaine contre Jacques Chirac, quand ce dernier était président de la République et lui, député. Il a, ces derniers mois, avec vigueur dénoncé le système clientéliste et clanique de Christian Bourquin et de son égérie avant de s’allier avec cette dernière. Les mandats électifs avant les convictions. Ne faisant pas confiance a son allié, Jacqueline Amiel-Donat a tenu à avoir la majorité des places éligibles.

Raymond Mitjavila est un ami et un client de Jacqueline Amiel-Donat. Il était en 14ième position de la liste Amiel-Donat. Ce patron de combat, hostile aux syndicats, a, en 2003, défenestré un délégué CFDT. Faits pour lesquels R. Mitjavila a été condamné.Il était défendu par Jacqueline Amiel-Donat. Nos révélations ont entraîné sa mise à l’écart de la liste d’union de la gauche. Peu de temps après l’affaire Coll, Jacqueline Amiel-Donat a tenu à afficher son pedigree anti-fasciste en révélant que son père avait combattu en Espagne contre les troupes nationalistes de Franco dans les rangs des Brigades Internationales. Un journaliste a eu la mauvaise idée de vérifier : Pas de trace de Paul Laurent Amiel dans les effectifs des Brigades Internationales !

Madame Amiel-Donat n'est ni de gauche, ni d'extrême-gauche, elle n'est pas de droite ni d'extrême droite. Mais elle est compatible avec tous ses courants d'idées. Elle n'a pas d'idées, pas de valeurs. Seul compte le pouvoir et tout ce qu'il offre. Vous avez envie de donner les clefs de la ville à Jacqueline Amiel-Donat ? Il n’est pas trop tard pour faire largement circuler ce texte.