L’intersyndicale dénonce les non remplacements : congés maternité, congés parental, congés sans solde, disponibilité, congés de formation, maladie longue durée… et les non recrutements sur les postes vacants : départ à la retraite, mutation, détachement… Dans une lettre ouverte au président du conseil général et aux élus qui président les commissions Personnes âgées, Handicap, RMI insertion, Enfance-famille-PMI, l’intersyndicale tire la sonnette d’alarme : « Aujourd’hui les personnels de la Direction de la Solidarité (tous métiers confondus) ne peuvent plus assurer leurs missions de prévention et d’accueil et ne gèrent plus que les urgences ». Les bénéficiaires des minima sociaux et tous les publics en difficulté sont les victimes de ces manques de personnels. A la Caisse d’Allocations Familliales des P.-O. tous les courriers et demandes sont traités dans la semaine, au conseil général, il faut plusieurs semaines et fréquemment plusieurs démarches pour obtenir un résultat. Faute de personnels en nombre suffisant, quantité de bénéficiaires de minima sociaux sont laissés dans la nature, alors que le conseil général a des obligations de suivi et d’insertion. Les travailleurs sociaux ne sont pas en nombre suffisant pour bien effectuer leur mission dans certains domaines sensibles comme par exemple la détection des mauvais traitements infligés aux enfants et pour venir en aide à divers catégories de personnes souffrantes, victimes.

Toujours solidaire des salariés du service public quand ils sont en grève contre le gouvernement et prompt à prendre sa place dans les défilés revendicatifs, Bourquin est encore une fois rattrapé par une réalité qui montre l’écart qu’il y a entre ses discours et ses actes.

La situation est sérieuse. Les personnels n’en peuvent plus : « Après avoir interpellé en vain, à plusieurs reprises et pendant plusieurs années, notre institution sur ces problèmes récurrents, les personnels de tout le territoire départemental réunis en assemblée générale, ont décidé, à une large majorité, de nous donner délégation pour vous rencontrer à partir du mardi 27 mai et au plus tard le vendredi 30 mai 2008, afin de trouver auprès de vous des réponses concrètes avant les congés d’été, période particulièrement sensible » et l’intersyndicale conclut sa lettre ouverte à Bourquin en déposant un prévis de grève.

Commentaire d’un observateur de premier plan : « Bourquin est ingénieur topographe, les routes, les ponts, ça lui plaît, le social on a jamais réussi à l’y intéresser ». Dommage parce que c’est de loin le premier domaine de compétence du conseil général.