Colette Déchaux, juge d’instruction, a entendu, ces derniers jours Bruno Delmas, Pascal Provencel et Christian Bourquin. Les faits incriminés remontent à 1999 et l’instruction est ouverte depuis 2001. Le cabinet du juge où l’affaire est instruite à certes connu plusieurs changements de magistrat, mais on ne peut qu’être étonné par la longueur de cette instruction. Christian Bourquin, comme à chaque fois qu’il est dans le collimateur de la justice, ne manquera pas de présenter les derniers actes judiciaires comme une manœuvre politique visant à l’abattre.

Un magistrat qui donnait en « off » son avis sur la longueur de l’instruction faisait remarquer que ce n’était qu’après les élections que Christian Bourquin avait été convoqué pour être mis en examen. Il y a presque chaque année une élection et l’omniprésence politique de Christian Bourquin ne facilite certes pas l’action de la justice. On ajoutera que les juges d’instruction sont surchargés. Mais cela ne suffit pas à expliquer les 7 années qui se sont écoulées depuis le début de l’affaire. Si elle est renvoyée devant le tribunal correctionnel, quand sera-t-elle jugée ? Dans deux ans, trois ans ? Et s’il y a appel, encore au minimum, un an de plus. Et à ce moment-là on entendra certainement, comme à Aix-en-Provence, un procureur expliquer qu’il modére ses réquisitions en raison de l’ancienneté de l’affaire.

Comment croire en cette justice ? Comment croire en cette démocratie ? Il ne faut pas s’étonner que dans les classements internationaux, la France soit parmi les pays industrialisés un de ceux où la démocratie est la plus déficiente.

Interrogé sur l’évolution de l’instruction, le parquet avait à l’époque de monsieur Floquet indiqué que l’instruction arrivait à son terme. On a deux ans plus tard appris par le parquet qu’il ne restait plus que quelques vérifications à faire… Espérons que Mme Déchaux terminera rapidement cette instruction.

Si l’on en croit Laure Moysset et Guillaume Clavaud, nos estimables confrères de l’Indép qui présentent les faits en omettant de dire qu’ils donnent la version de l’une ou l’autre des personnes visées par l’instruction, Christian Bourquin et Pascal Provencel n’auraient pas grand chose à se reprocher. N’étant pas avocat, mais journaliste et nous intéressant à cette affaire de longue date, nous avons recueilli quantité de faits qui nous donne l’impression que l’agence de publicité Synthèse a bien été favorisée et qu’elle l’est d’ailleurs encore. Le respect de la présomption d'innocence ne dispense pas les journalistes de rechercher la vérité.

Dans le microcosme politique, on évoque le rôle de Bruno Delmas. Laure Moysset souligne d’ailleurs que l’ancien directeur de cabinet de Christian Bourquin a été licencié en 2001. L’affaire a certes été révélée par une déposition de Bruno Delmas. Mais il est indispensable d’ajouter que lorsqu’il était en fonction, le directeur du cabinet du président a systématiquement refusé de fermer les yeux sur des pratiques qu’il considérait illégales ou risquant de l’être et il a alerté Christian Bourquin par des notes écrites.

Si Christian Bourquin avait écouté son directeur de cabinet il aurait évité quelques rendez-vous avec la justice, dans l’affaire du chauffeur, dans l’affaire du mas la cabane. Il ne l’a pas davantage écouté en n’hésitant pas a faire recruter dans un satellite rien moins qu’un conseiller général de sa majorité, Jean-Jacques Lopez.

Bourquin a dans cette affaire de marchés de la communication sérieusement faillit aggraver son cas avec un coup tordu. En effet en 2002, il avait fait voter par la majorité de l’assemblée départementale, une plainte visant Bruno Delmas, celui-ci étant accusé d’avoir fait disparaître un dossier relatif à un marché passé entre le conseil général et Synthèse. Le conseil général a par la suite été bien inspiré en retrouvant miraculeusement le dossier « volé » et en retirant la plainte. La délibération n’avait pas été votée par Elie Puigmal et Jean Codognès, mais Christian Bourquin avait bénéficié de la voix de Sissou Pons. Souhaitant tourner la page, Bruno Delmas avait renoncé à poursuivre Christian Bourquin pour dénonciation calomnieuse.

A qui le tour ?

Ayant perdu aux prud’hommes en première instance, Stéphan Antonio à fait appel et a gagné. Les époux Boucher sont condamnés pour licenciement sans causes réelles et sérieuses. Stéphan Antonio est ce publicitaire qui accuse, avec un dossier solide, un certain nombre de personnes, et principalement Michel Sitja, de l’avoir dépossédé de son agence de publicité (Excalibur devenue Cible Communication) pour se l’accaparer. L’affaire est entre les mains de la justice. Poussé vers la porte de sortie par Arlette Franco, Michel Sitja travaille à présent au cabinet parlementaire de Jacqueline Irlès, député UMP de la quatrième circonscription.

Haute Ecole de Frime

Je serais bien allé à la conférence de presse de la nouvelle école des beaux-arts, mais comme le mail m’a été envoyé le matin pour une rencontre à midi, le jour même… Je n’ai glané qu’une seule info. Mais elle est de taille. L’école s’appelle désormais : La HEART (Haute Ecole d’Art, de Recherche et de Transmission). “On se la pète“, comme on dit en langage populaire 2008.

L’hebdo catalan n’est plus.

L’hebdo Catalan n’est plus dans les kiosques et vous ne l’avez peut-être pas remarqué. C’est là tout le drame de cet hebdomadaire qui n’a pas trouvé ses lecteurs et qui suspend sa parution après 25 numéros. Si le contenu avait été peu plus journalistique et avait eu un peu plus de caractère, L’hebdo Catalan serait encore là. Il n’est pas facile d’intéresser les lecteurs de presse (qui sont de moins en moins nombreux), mais quand en plus on ne fait rien pour… La sanction est inévitable. C’est franchement regrettable. Cet hebdo aurait pu contribuer à améliorer le pluralisme de l'information départementale.

Tourisme urbain

Promenade en autobus cette semaine à l’invitation de Jean-Paul Alduy. La presse a été invitée à voir un certain nombre de chantiers de réalisation en matière de rénovation, de réhabilitation, de restauration, de construction de logements sociaux dans différents quartiers de la ville. Comme dit le proverbe chinois, il vaut mieux voir une fois que d’en entendre parler mille fois. Visites très instructives. On peut sans doute reprocher beaucoup de choses à Alduy,mais pas d'être inactif. Les services et opérateurs publics en charge de la rénovation et de la réhabilitation bossent beaucoup et ça avance. Et grâce à la présidence de l’ANRU (Agence Nationale de Rénovation Urbaine) que JPA a occupé pendant quelques années, l’argent est là pour financer toutes ses opérations au coût très lourd.

Le retour du roi du porno

Gérard Menoud, l’ancien roi du porno qui avait construit une importante entreprise, basée à Pia, avant de terminer dans la rubrique des faits divers, part en croisade contre la justice et en particulier contre un magistrat, le juge Boyer qui, selon lui, serait le responsable de ses déboires. L’ancien éditeur est prochainement attendu à Perpignan où il pourrait tenir une conférence de presse.

Chapeaux !

A la veille de la demi-finale de l’USAP à Marseille, le conseil général a distribué des chapeaux de paille, mais à la mairie de Perpignan on n’a pas distribué de chaussettes.