02sep 2008
Inauguration de Visa : que d’absents !
21:59 - Par Fabrice THOMAS - 2008
Toujours présents à l’inauguration de Visa pour l’image, les parlementaires semblaient s’être donnés le mot pour planter Alduy.
Arlette Franco a une vraie excuse, elle est convalescente. Mais où étaient passés les trois autres députés : François Calvet, Daniel Mach et Jacqueline Irles ? Où était le sénateur Paul Blanc ?

En même temps que se déroulait l’inauguration de la vingtième édition du Festival international du photo-journalisme, à quelques kilomètres de là, au Soler, commune dont François Calvet est le maire, La Bressola inaugurait les nouveaux locaux du collège Pompeu Fabre. S’étant fait remarquer par son intervention en catalan à l’Assemblée Nationale, Daniel Mach ne pouvait qu’être là. Jacqueline Irlès et Paul Blanc n’étaient pas au Soler. Ils avaient eux aussi sans doute quelque chose à inaugurer ce jour-là.
Les hasards du calendrier ont mal fait les choses. N’allez pas chercher une autre explication. Les parlementaires UMP vous jureront la main sur le cœur qu’entre eux et Alduy, il n’y a aucun problème. Mais il y a des différences de vue, principalement sur un sujet, l’organisation politique de la droite dans les P.-O..
Daniel Mach et François Calvet sont aussi les patrons de l’UMP des P.-O.. Le premier en est président, le second secrétaire général. Et depuis le très mauvais résultat des municipales et la perte de deux cantons de Perpignan, les deux responsables politiques ne semblent plus considérer que Perpignan soit le domaine réservé d’Alduy. Même s’ils ne le disent pas eux-mêmes, ils doutent plus que jamais de l’utilité du Parti Radical, parti Alduyste au sein de l’UMP. Il est courant d’entendre des élus et militants de droite dire que la formation dirigée par Fabrice Villard a planté l’élection et de considérer qu’elle est inutile, comme cet élu qui dit : « Il ne peut pas y avoir deux partis de droite dans les P.-O.. Cela disperse les forces et crée des tensions. »
Côté conseillers généraux UMP de Perpignan, Jean Sol, absent, Véronique Vial-Auriol absente, Serge Fa absent. Seul Jean Rigual était là… et se faisait remarquer en se mettant à côté de Codognès et de Codognette, histoire d’énerver les Alduystes : ça a marché.
Nombreuses absences aussi parmi les maires-adjoints et conseillers municipaux de la majorité. Dans l’opposition, on notait l’absence de Jacqueline Amiel-Donat, de Katia Mingo, de Martine Ruiz, de Jordi Véra, d’Agnès Langevine et d’autres encore dont les deux élus FN. Michel Franquesa et Nicole Gaspon, les deux élus du PCF, eux, étaient là. Il y avait là, guère plus de la moitié des membres du conseil municipal.
Parmi les maires de l’agglo d’habitude nombreux, ils n’étaient que quelques uns à avoir pris le chemin de Visa.
Jean Codognès était là au premier rang, applaudissant les interventions de Jean-François Leroy et du préfet… Et oubliant le Jean Codognès, conseiller général du Haut-Vernet qui vote le zéro euro de subvention pour le Festival International du photo-journalisme, première manifestation culturelle régionale par le nombre de participants, la médiatisation et la reconnaissance internationale. Et quand il y a eu des débats autour de la décision sectaire de Bourquin, Jean Codognès est resté à l’écart et n’a pas voté les motions demandant le rétablissement des subventions.
Question subventions, la bonne nouvelle a été annoncée par Josiane Collerais, vice-présidente du conseil régional. Déjà conséquente la participation de la Région est augmentée de 40% et le conseil régional sera partenaire du Visa d’or. Frêche, plus intelligent que Bourquin et Codognès ? Cela n’est plus à démontrer. Mais comme me l’expliquait un sage : « C’est bien que Bourquin ne soit pas présent à Visa. Ne lui reprochons pas d’être cohérent. Il y a lui et il y a nous. Nos valeurs ne sont pas les mêmes ».
Jean-François Leroy, l’homme qui depuis 20 ans associe le nom de Perpignan au combat pour l’information et la liberté d’expression ne s’endort pas sur ses lauriers. La manifestation qu’il dirige continue de s’enrichir et d’accroître son influence. Douze grands magazines internationaux, Time, Géo, National Géographie, Russkij Reporter… ont cette semaine publié des grands sujets en collaboration avec Visa pour l’image. Visa fait rayonner le nom de Perpignan dans le monde entier.
Parmi les autres très bonnes nouvelles de cette année, nous noterons la prolongation d’une semaine qui sera réservée aux publics scolaires. Il n’aurait certes pas fallu attendre vingt ans. Mais c’est une décision que l’on ne peut que saluer. En allant conquérir de nouveaux publics cette semaine va contribuer à l’éducation à l’image, à susciter la curiosité et l’intérêt pour ce qui se passe dans le monde.
Que d’affluence dans les lieux d’exposition ! Un peu moins de monde le matin à l’ouverture à 10h et le soir avant la fermeture à 20h30.