23sep 2008
Election municipale de Perpignan : le commissaire du gouvernement demande le rejet des recours.
15:46 - Par Fabrice THOMAS - 2008
La tant attendue séance du tribunal administratif s’est tenue ce matin, mardi 23 septembre à Montpellier. L’avis du commissaire du gouvernement est sans surprise. Certes les accusations ne manquaient pas, le magistrat a souligné que le tribunal en avait été submergé. Mais les faits, mais les preuves manquant, il se prononce en faveur de la validation de l’élection.
Où sont les centaines de fausses procurations ? Où sont les centaines de voix d’écart sur trois bureaux de vote ? Où sont les témoignages sous X d’employés municipaux qui auraient participé à des fraudes ? Tout cela n’est pas arrivé à Montpellier. Et pour cause ! Ce n’était qu’accusations gratuites qui ont sali une équipe d’élus et plus grave encore ont sali une démocratie déjà suffisamment mal en point pour qu’on lui épargne de nouveaux discrédits.
Il faudra quand même, le moment venu, faire pour mémoire, un florilège de toutes les accusations visant : « Un système maffieux dirigé par un chef de clan ». Amiel-Donat, Codognès, Codognette et Bourquin qui accroché aux grilles de la mairie pleurait devant : « les chars et les mitraillettes de monsieur Alduy », ont pendant la semaine qui a suivi le second tour des élections municipales proféré des propos insensés.
Les membres du tribunal se sont intéressés au déroulement des opérations de vote dans le bureau numéro 4 (affaire de la chaussette). Maître Pons, avocat de la liste de JPA a plaidé en faveur d’un acte isolé résultant d’un comportement individuel. Tout en considérant que le scrutin s’était tout à fait normalement déroulé dans les soixante-cinq autres bureaux de vote, le Commissaire du gouvernement demande à ce que les 365 voix obtenues par la liste Alduy dans le bureau numéro 4 lui soit décomptées. Mais comme la liste du maire sortant avait 574 voix d’avance…
Le tribunal administratif rendra son jugement le 7 octobre.
F.T. et correspondant à Montpellier