29sep 2008
Présidence du Modem 66 : Chantal Gombert l’emporte sur Codognette Ripoull
21:30 - Par Fabrice THOMAS - 2008
Nette victoire de Chantal Gombert à l’élection à la présidence départementale du Modem. Sur les 278 suffrages exprimés par les adhérents des Pyrénées-Orientales, 144 se sont portés sur Chantal Gombert, 93 sur Clotilde Ripoull et 35 sur Xavier Kloninger.
Bien qu’à l’issue de son élection, Chantal Gombert ait tendu la main à tout le monde pour construire le Modem, il est clair que l’ancienne maire adjointe de Perpignan a pris sa revanche sur celle qui, l’an dernier, l’avait devancé lors de l’élection interne pour désigner la tête de liste Modem aux municipales de Perpignan.

Codognette Ripoull n’a pas su capitaliser l’avantage qu’elle avait pris sur sa rivale. Il y a au sein du Modem une aspiration à faire de la politique autrement qui s’accommode mal avec le style autoritariste et la soif de pouvoir de la jeune femme. Elle a découragé de nombreuses bonnes volontés et, en moins d’un an, s’est mise beaucoup de monde à dos.
De sa participation au conseil municipal de Perpignan où elle siège depuis le printemps, on retient surtout son comportement agressif. Fortement encouragée par Jean Codognès, elle est dans la dénonciation bête et méchante qui met souvent mal à l’aise ses colistiers de gauche.
Au dernier conseil municipal, on l’a vue arriver avec ses gros sabots. On savait que quelques jours avant l’élection interne au Modem elle allait faire un grand numéro pour avoir son nom dans le journal. Elle est intervenue sur tous les sujets. Mais, comme d’habitude, de façon agressive en n’ayant rien à dire. Tout cela pour rien, car le lendemain elle n’était pas dans L’Indép.
Codognette acceptera-telle sa défaite ? Difficile à dire. Elle a une fâcheuse tendance à se réfugier dans le ressentiment.
Chantal Gombert saura-t-elle utiliser sa victoire ? Saura-t-elle construire le Modem et en faire une force politique influente qui concrétise le discours de Bayrou, qui réponde à l’attente des adhérents ? Pas impossible. Cette femme est une battante intelligente qui a su fédérer. Utilisant les griefs fait à Codognette, elle s’est présentée devant les militants avec une proposition de présidence collégiale à cinq (avec Paul Lencou, Elisabeth Voivret, Francis Cau et Catherine Joubert-Menvielle).