15oct 2008
La vérité, toute la vérité, rien que la vérité
20:14 - Par Fabrice THOMAS - 2008
Depuis le début de la semaine, nous essayons de savoir où en est l’instruction judiciaire de l’affaire de fraude au bureau numéro quatre. Et voilà qu’arrivent ces convocations de la PJ, suivies de gardes à vue et de mises en examen.
La PJ a beaucoup travaillé sur le dossier et la juge chargée de l’instruction pourrait bientôt avoir sur son bureau tous les résultats des investigations faites à sa demande. Georges Garcia qui n’a pas été entendu depuis sa mise en examen au printemps devrait revenir dans le cabinet du juge, notamment pour une confrontation avec les autres personnes impliquées.
Il faut souhaiter que la justice, pour une fois, agisse avec célérité. Peut-on imaginer que le Conseil d’Etat se prononce sur la validité du scrutin municipal de Perpignan avant que le déroulement des faits ne soit établi ? Pire, peut-on imaginer que les électeurs retournent aux urnes sans savoir ce qui s’est réellement passé dans ce bureau de vote du Haut-Vernet ?
La seule chose qui soit aujourd’hui certaine, c’est une fraude sur deux bulletins au bureau numéro 4. En ce qui concerne les bulletins de vote, dont Georges Garcia a tenté de se débarrasser, ils sont, de bonne source, au nombre de 11, aux noms des listes Amiel-Donat et Alduy. Mais dans le jugement du tribunal administratif, on lit que Georges Garcia « possédait sur lui 11 bulletins de vote supplémentaires en faveur de la liste Alduy ».
Le jugement du tribunal administratif se fondant uniquement sur les documents qui lui ont été remis par les différentes parties, on ignore où les magistrats sont allés chercher leurs informations. En tout cas pas dans le dossier d’instruction qui est couvert par le secret.
Ce jugement et les derniers évènements, à savoir les mises en examen pour complicité de fraude électorale, renforcent la nécessité de voir l’affaire du bureau numéro 4 jugée avant que le Conseil Constitutionnel et éventuellement les Perpignanais se prononcent.
Aujourd’hui on évoque la possibilité d’une fraude organisée. Il y aurait sur le cahier d’émargement une où des signatures d’électeurs qui n’ont pas voté. Si tel devait être le cas, l’affaire serait particulièrement grave. La version plausible, d’un moment de panique, donnée par Georges Garcia, le président du bureau de vote, s’effondrerait. Mais on n’en est pas là. Dans toute affaire, et plus encore, dans une affaire qui donne lieu à un affrontement politique, il faut s’attacher à la connaissance des faits.
Seul le résultat de l’instruction judiciaire nous permettra de les connaître avec précision et de nous faire une opinion.
Amiel-Donat, Bourquin, Codognès… continuent de déverser quantités d’accusations sur une fraude massive, généralisée… Mais ce ne sont que des mots pour faire oublier que les précédentes accusations dont ils ont alimenté la presse locale et nationale n’étaient que du vent.
Accusatrice numéro 1, Jacqueline Amiel-Donat donne dans sa lettre ouverte aux citoyens de Perpignan, une explication emberlificotée très tendancieuse. On lit : « L’annulation de nos dernières municipales est fondée sur la fraude avérée du bureau numéro 4. Mais cela ne signifie pas que les autres irrégularités ne soient pas fondées. Le tribunal ne les examine pas car elles sont inutiles puisque la fraude du bureau numéro 4 suffit à justifier l’annulation ».
Faux ! Le tribunal administratif a minutieusement examiné la totalité des griefs et des pièces fournies. Il a écarté les accusations sans preuve ainsi que les nombreuses accusations fantaisistes.
Les faits, rien que les faits.
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