Nos excellents confrères Gwendal Gauthier et Luc Malepeyre rejoignent début novembre le cabinet de Jean-Paul Alduy pour le premier et le cabinet de Christian Bourquin pour le second.

Gwendal Gauthier qui a dirigé l'édition des P.-O. du Petit Journal pendant un an (2007-2008) est arrivé dans le département au début des années 2000 pour épouser une Catalane avec laquelle il a eu un petit garçon en 2003. Ce breton né à Rennes en 1971 a travaillé dans la presse hebdomadaire en région parisienne, en particulier à Oise Hebdo. Spécialiste des fait divers, il n'a pas son pareil pour raconter les séances du tribunal correctionnel et donner vie aux histoires et aux clients de la justice. Il est également très branché politique. Si pendant la campagne des municipales Le Petit Journal n'a pas épargné Amiel-Donat (affaire Coll, affaire de la terrasse édifiée sans permis de construire et bien d'autres…) c'était surtout en réaction à L'Indépendant qui faisait campagne pour la tête de liste de gauche. L'omerta du quotidien régional a permis au Petit Journal de sortir une série d'affaires inédites qui ont, durant cette période, fait le succès de l'hebdo. Gwendal Gauthier a ensuite été envoyé à Toulouse par le patron du Petit Journal qui souhaitait fumer le calumet de la paix avec Bourquin et obtenir des annonces publicitaires pour son édition catalane. Mis à part des relations tendues avec l'Amère Donat, qui a la même conception tyrannique des relations avec la presse que son compagnon Bourquin, Le Petit Journal a loyalement couvert les campagnes des autres candidats. Ce qui n'empêche pas le journaliste d'avoir des opinions. Venant d'une famille de tradition gaulliste, il est politiquement proche de Daniel Mach depuis plusieurs années sans pour autant être encarté UMP. Il a dans sa jeunesse été membre actif de l'Action Française. On ne sait pas encore ce qu'il fera au cabinet d'Alduy, on sait en revanche que les journalistes recrutés par les élus le sont en général pour écrire et pour s'occuper des relations avec la presse.

Luc Malepeyre, dit Lucifer Malepire, est beaucoup mieux connu de nos lecteurs. Ce journaliste né à Montpellier va dans quelques mois fêter ses cinquante ans. Diplômé de l'excellente école de journalisme de Bordeaux, il a fait sa carrière dans le groupe Midi-Libre, dont une quinzaine d'années à la tête de l'agence de Perpignan. Proche d'Amiel-Donat et de Bourquin, il est a classé parmi les Bourquinistes de droite (à ne pas confondre avec les Bourquinistes d'extrême-droite comme Belledent, un proche d'Amiel-Donat). Lucifer n'a jamais fait mystère de ses sympathies pour ce côté de l'échiquier politique. Sa proximité avec les hommes politiques allait souvent de pair avec un soutien rédactionnel. Il a été proche de Paul Alduy, Jacques Farran, Jean Rède, Sissou Pons, Alain Ferrand, Arlette Franco… Pierre Aylagas… Fidèle du préfet Bonnet, il a souvent donné du fil à retordre aux catalanistes. Il donnait à l'édition du Midi-Libre un petit air de Salut les copains du monde de la nuit. Avec tous les rédactionnels qu'il faisait sur les discothèques et bars de nuit, on espère que Malepire ne payait pas toutes ses consommations. Ecrivant cela nous ne voudrions pas laisser entendre qu'il leva trop le coude. Il n'y a plus guère d'alcooliques dans cette profession qui était naguère majoritairement composée de bois sans soif. Le fidèle lecteur du Midi-Libre n'aura pas été sans remarquer que le journaliste avait une préférence pour la boîte homo Le Pot-Chic. Endroit où, il est vrai, on a le sens de la fête. Très bonne plume, Luc Malepeyre pourrait donner des couleurs et du relief au blog de Bourquin ainsi qu'à ses discours. Ils sont rédigés par d'indigents plumitifs qui excellent surtout dans la langue de bois et donnent une pauvre image de notre déjà bien peu brillant président du conseil général.

Perpignan-toutvabien souhaite bonne chance à Lucifer et à l'ancien camelot du roi. Faut-il leur rappeler que nous aimons tout particulièrement tirer le gibier à plume et que la chasse est ouverte toute l’année ? (J'avais d'abord écrit que nous fournirions du papier à ses hommes de cabinet, mais ma femme me l'a fait retirer).

Un don pour le pluralisme

Un pas est fait. Le compte de notre association est dans le vert. Il nous faut maintenant payer (dans huit jours) la facture annuelle de notre founisseur d'accès et de prestations 621,92 euros.

Comme l’an passé perpignan-toutvabien fait appel à la générosité de ses lecteurs pour financer les frais de fonctionnement de ce site animé bénévolement. Octobre est le mois où il faut payer la facture annuelle du fournisseur d’accès (un peu cher, mais la fiabilité et la disponibilité, surtout quand il y a un problème, cela a un prix). En plus, le compte de notre association loi 1901 (non subventionnée), est à découvert, ce qui ne saurait durer longtemps sans que le banquier se manifeste. Nous lançons donc cet appel à tous les lecteurs réguliers de perpignan-toutvabien. Comme l’an passé, nous vous proposons de verser 5 euros en demandant un petit geste supplémentaire à ceux qui peuvent le faire. En 2007, nous avions eu l’heureuse surprise de recevoir plusieurs dons de confrères. Mauvaise surprise, à deux exceptions près, aucun militant politique, aucun élu n’avait ouvert son chéquier. Ils sont pourtant parmi nos lecteurs les plus assidus. Confidentialité garantie. Sauf si l’on reçoit un chèque de Christian Bourquin. OPLPO - BP 30312 - 66003 Perpignan cedex (envoi d’un reçu seulement sur demande).