Geneviève Monnier, directrice de la communication puis de la culture, vient d'être « remerciée », après 6 ans de contrats à durée déterminée par le Conseil Général des Pyrénées-Orientales. Elle a contesté ce licenciement pour le moins surprenant puisque son dernier contrat stipulait qu'elle serait embauchée en CDI à partir du 1er septembre 2008. Remplissant toutes les conditions pour bénéficier d'un CDI, c'est sans surprise que le Juge des Référés au Tribunal administratif de Montpellier lui a donné raison ce mois-ci et a prié le Conseil Général de suspendre la décision la concernant en attendant que l'affaire soit jugée sur le fond.

Loin de mettre en application cette décision de justice, le Conseil Général, dans un étonnant bras de fer, passe outre. Il ne répond pas à Geneviève Monnier qui demande où elle doit se rendre pour travailler -son ex bureau ayant été déménagé et sa Direction, dissoute-. Pas à une contradiction près -et même en adoptant l'espace d'un instant, l'angle d'attaque du Président du Conseil Général : le licenciement- ; aucun solde de tout compte, aucun salaire, aucune indemnité de chômage ne lui est accordé. Elle ne reçoit pour vivre ce mois-ci, elle et ses enfants, que 182, 27 euros ! Même si le Président du Conseil Général a demandé à son Assemblée, le droit d'ester en justice pour remettre en cause la décision du Tribunal administratif il doit, comme tout un chacun, appliquer la décision rendue. Les Pyrénées-Orientales, cela a été dit et répété ces derniers temps, ne sont pas un territoire de non-droit. Ce non respect de la chose jugée, ces méthodes sont indignes d'élus de la République. Par notre silence, n'entérinons pas des pratiques que nous réprouvons.

Rejoignez les signataires... http://www.lapetition.be/en-ligne/quand-les-valeurs-que-nous-defendons-sont-bafouees-par-des-elus-de-la-republique--3188.html