Christian Bourquin a mis sur son blog une photo ainsi présentée : « Cette photo a été prise au cours du Congrès de Reims, lors de la réunion de la motion D, défendue par Martine Aubry, samedi 15 novembre au soir.

En effet, à la fin de chaque journée de débats, les différentes motions se réunissent autour de leur chef de file. Autour de Martine Aubry, étaient donc présents, Laurent Fabius, Claude Bartolone, Arnaud Montebourg, Jean-Christophe Cambadélis, Jack Lang ou encore Jean-Paul Huchon. J’ai pris la parole ce soir là pour demander à Martine Aubry de déposer sa candidature au poste de Première Secrétaire du Parti Socialiste. Ce qu’elle a fait le dimanche 16 novembre au matin. ».

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La fréquentation des grands grandit son homme. Mais Bourquin est il vraiment à son avantage sur cette photo qui nous le montre parmi les éléphants ? A l’exception de Martine Aubry qui a un regard poli, les autres dirigeants du PS, debouts devant l’assemblée assise, détournent le regard. Ils sont obligés d’entendre celui qui amène les voix de la fédération des Pyrénées-Orientales, mais ils peuvent se passer de le regarder. Bourquin a-t-il ce soir là prononcé une intervention marquée par la légendaire profondeur de sa pensée politique et par son immense talent d’orateur (dyslexique) ? On serait prêt à le parier. Ce qui est sur, c’est qu’il a été trop long. Il ne sait pas faire court. Bourquin illustre à merveille l’idée selon laquelle, moins un homme politique a de choses à dire et plus il prend de temps pour les dire. L’appareil photo levé au dessus des têtes (probablement par un proche de Bourquin) a certainement été ressenti comme un geste déplacé dans une réunion strictement interne. Mais nous n’avons pas l’impression qu’il soit la cause de la méprisante pause des éléphants.

Laissons là cette vision subjective et revenons aux faits. La publication de cette photo a un intérêt qui a pu échapper à Bourquin et à son entourage. A la gauche du président du conseil général des P.-O., le monsieur à lunettes et cheveux gris qui se tient le menton, c’est Huchon ! Mais oui, c’est Jean-Paul Huchon, le président socialiste de la région Ile-de-France, condamné pour prise illégale d’intérêt à six mois de prison avec sursis et 60 000 euros d’amende. Ce n’est que le 7 janvier que Bourquin saura si, lui aussi, il prend six mois avec sursis. Ces deux là avaient en tous cas des choses à se dire.