Je lis toujours avec un grand plaisir les enquêtes de l'inspecteur Clavaud. Il a, cette fois, grâce aux "rumeurs", flairé la trace du retour de Claude Barate dans la vie politique perpignanaise.

Mais comme Claude Barate, élu peu existant au conseil municipal de Perpignan de 2001 à 2008, se tient totalement à l'écart de la vie politique, on ne l'a pas entendu depuis des années, il fallait trouver un indice qui justifie l'interview de l'ancien député et concurrent malheureux de Jean-Paul Alduy à la mairie de Perpignan en 1993 et 2001.

Plus fort que tout le monde l'inspecteur Clavaud a trouvé et il a même fait cracher le morceau à l'ancien député : "Alors ? Oui ou non avez-vous pris un logement perpignanais ? Oui, j'ai effectivement pris quelque chose", avoue Claude Barate. Et Clavaud s'empresse de transformer ces quelques mots en aveux complets : "On sait que pour être candidat aux municipales, il faut avoir un bien sur la commune. Est-ce dans ce but que vous vous y êtes réinstallez ?". L'ancien député répond un peu embarrassé :"C'est trop tôt pour en parler car on ne sait pas ce qui arrivera…" (Indép 3 décembre 2008)

Nous, la réinstallation du bagéen à Perpignan, nous y croirons quand nous en aurons la preuve. Nous sommes d'ailleurs impatient de l'avoir.

Mais grâce à cette interview dans laquelle il n'y a rien de probant sur le retour de Claude Barate sur la scène politique perpignanaise on va pouvoir parler… du retour de Claude Barate. C'était bien le but n'est-ce pas ?

Alors parlons en !

Pour les ennemis d'Alduy, parmi lesquels il est difficile de ne pas mettre le rubricard politique de L'Indép, le retour de Claude Barate serait du pain béni. Imaginez, en cas d'élections municipales en 2009, si Claude Barate montait une liste qui venait prendre quelques points à la liste Alduy. Amiel-Donat doit en rêver. N'oublions pas qu'en 2001 elle n'avait pas appelé à voter pour la liste dirigée par le socialiste Claude Cansouline, mais pour celle conduite par Claude Barate qu'elle a beaucoup fréquenté à l'époque où elle était maire-adjointe et à la droite de la droite de Paul Alduy.

On imagine mal l'ancien député, ancien membre du bureau politique du RPR jouer les supplétifs du clan Bourquin-Amiel-Donat. Ces derniers trouveront peut-être des quarante-deuxièmes couteaux de la politique pour jouer ce rôle. A la lutte des places, il y a toujours des mauvais perdants, des aigris, prêts à servir le camp d'en face pour se venger du leur. Il y a aussi les mercenaires.

Mais Claude Barate, c'est autre chose. C'est un monsieur qui sait s'élever au-dessus des petites considérations. De plus, cet homme politique, un des seuls qui avait des visions, des stratégies, une maîtrise des dossiers, ne doit pas avoir une très haute opinion de la politique d'un Bourquin, véritable despote, fossoyeur du département, qui ne fait que le rmiser et augmenter considérablement le nombre de bénéficiaires des minima sociaux, quand dans d'autres départements on le fait diminuer.