14dec 2008
Le putsch d'Amiel-Donat
05:54 - Par Fabrice THOMAS - 2008
C'est toute seule, au café de La Poste, que Jacqueline Amiel-Donat s'est, le 12 décembre, auto proclamée patronne et tête de la future liste de la gauche et du centre. Pour l'avocate, il va de soi qu'en cas d'élections municipales à Perpignan en 2009, c'est la liste Nouvelle Union avec la gauche avec elle à sa tête qui devrait se présenter devant les électeurs dès le premier tour.
Elle prend les devants car elle redoute la constitution d'un rassemblement Modem, les Verts, Codognès... Il aurait de bonnes chances d'arriver devant la liste du PS et de l'extrême gauche (LO-PCF). Et dans ces conditions la tête de la liste d’union ne reviendrait plus automatiquement à Jacqueline Amiel-Donat.
On assisterait ainsi, probablement, à une primaire entre Amiel-Donat et Codognès. Et ce sont les électeurs de gauche et du centre gauche qui au premier tour choisiraient le candidat au poste de maire. Positive sur le plan de la démocratie, cette situation pourrait susciter une vraie dynamique électorale et une forte mobilisation de l'électorat de la gauche et du centre.
Parmi ses nombreux avantages, cette démarche obligerait les protagonistes à plus de clarté sur la répartition des responsabilités. Lors des négociations qui se sont déroulées au moment de la fusion des trois listes (Gauche, Modem, Codognès), il semble avoir été convenu qu'en cas de victoire, la présidence de l'agglo revienne à Jean Codognès. Amiel-Donat ne veut plus en entendre parler et déclare : « Il n'a jamais été question entre nous d'un partage des responsabilités. » (Indép 13 12 2008).
La lutte des places
Christian Bourquin ne veut pas voir Jean Codognès à la présidence de l'agglo. Le patron de la section PS de Perpignan a mis la pression sur Amiel-Donat. Si elle ne coupe pas la route de Codognès à la candidature à la présidence de l'agglo, il s'imposera sur la liste et il viendra avec Ségolène Neuville et Hermeline Malherbe. Amiel-Donat ne veut pas entendre parler de ces deux-là. Elle déteste, et pas que cordialement, les deux conseillères générales socialistes de Perpignan. Elles ont la légitimité du suffrage universel et un passé de femmes de gauche incontesté. Ségolène Neuville, médecin au centre hospitalier a du charisme et réunit des qualités qui pourraient facilement faire d'elle une figure, voir la figure de premier plan des socialistes perpignanais. Amiel-Donat n'est pas irremplaçable.
Ces derniers évènements montre une Jacqueline Amiel-Donat entièrement dépendante de Christian Bourquin. Dépendante politiquement et matériellement. Il n'est qu'à voir ses contrats et le nombre de ses proches recrutés par le conseil général !
L'Indép nous apprend que Jacqueline Amiel-Donat a créé son blog. Elle en avait déjà un, mais malgré plusieurs nettoyages, elle a préféré effacer toutes les traces de l'affaire Coll et d'autres impostures, en le fermant au lendemain des municipales.