20dec 2008
Jacques Bouille en prison
09:37 - Par Fabrice THOMAS - 2008
Quelques lecteurs se disent surpris de ne pas voir de papier sur l'affaire Bouille sur perpignan-toutvabien. Cela viendra. J'ai gratté sur le sujet et écrit deux papiers, dont l'un dans le cadre d'une pige exceptionnelle pour l’hebdo Le Petit Journal qui a publié mon article sur une pleine page dans le numéro qui est sorti vendredi. Il commence ainsi : « La chute de Jacques Bouille est tout sauf une surprise. »
Ce que faisait Jacques Bouille était quasiment devenu de notoriété publique. La surprise, c'est que la justice ait agi. Mais à partir d'éléments venant de Paris, plus précisément transmis par Tracfin.
Tracfin est une cellule qui organise la détection de l'argent sale. Dépendant du ministère de l'économie et des finances, elle compte 65 fonctionnaires. La cellule travaille sur la base d’informations qui lui sont transmises par les acteurs économiques qui ont obligation de faire une déclaration de soupçon quand ils observent des opérations qui pourraient être liées à des trafics, de la fraude, de la corruption, des activités criminelles, le financement du terrorisme. En 2007, Tracfin a reçu 12 481 déclarations de soupçon, provenant à 80% du secteur bancaire. 410 ont été suivies de transmissions aux parquets compétents, 9 en Languedoc-Roussillon, dont au moins une à Perpignan, puisque celle concernant Jacques Bouille est arrivée en mars 2007.