Avec l'installation de ces bornes, Christian Bourquin a réussi un des plus beaux coups de communication de sa carrière politique. Tout le monde en parle. Et le sujet n'est pas près d'être épuisé. Ayant fait installer les bornes juste avant les fêtes, Christian Bourquin s'est retrouvé invité à tous les repas de famille de cette fin d'année 2008… Et ce fut sa fête ! Il fut critiqué, vilipendé et limite lynché à coups de crottes… en chocolat, par les plus en colère. Car de l’indignation il en a ! A haute dose ! Les lecteurs de perpignan-toutvabien ne sont certes pas de grands admirateurs de Bourquin, mais il faut remonter à la Septimanie pour retrouver autant de réactions, autant d'hostilité. Nous avons reçu plus d'une centaine de mails sur les bornes Bourquin. Et la même idée revient sous toutes vos plumes : Le président du conseil général a dépassé les bornes !

borne bourquin 1

Le débat autour d'une initiative politique, même la plus critiquée, fait toujours apparaître des arguments contradictoires. Là non ! C'est le rejet en bloc ! Personne ne perçoit l'utilité des bornes Bourquin.

Si cette installation n'a pas de sens pour le citoyen, quel est celui que lui donne Christian Bourquin ?

On sait que le marquage du territoire départemental avec le logo du conseil général est chez lui une véritable obsession. A travers cette action de communication, Bourquin veut donner l'impression que le conseil général est très actif. « Le conseil général est présent à chaque instant de votre vie », aime-t-il répéter. Sa vision et ses pratiques ne sont pas éloignées de celles des systèmes totalitaires. Le contrôle des esprits passe par le contrôle de l'espace et l'omniprésence des symboles du régime.

borne bourquin 2

L'absurdité de l'installation des bornes est également indissociable du fonctionnement despotique de Bourquin. L'isolement dans sa tour d'ivoire et l'absence de limite conduisant inévitablement le despote à commettre des actes absurdes.

Cela dit Bourquin ne doit pas être mécontent de son coup. Narcissique pathologique, il a besoin d'attirer les regards. Peu lui importe de passer pour le roi Ubu. Le pire serait que l'on ne parle pas de lui. Mais sur ce coup là, tellement impopulaire, l'image de Bourquin en prend un sacré coup.

Et ce n'est pas comme une campagne de publicité qui reste quelques semaines dans le paysage. Ces bornes sont là, on les a sous nos yeux pour longtemps… Nous n'avons pas fini de les voir et de pester contre ce symbole de gabegie, symbole d'un système médiocre et mesquin qui enterre le département.

Il n'a échappé à personne que les bornes Bourquin sont apparues dans le paysage au moment où le président du conseil général faisait voter une augmentation de la fiscalité départementale de 8 % (En réalité autour de 11%, car il y a une augmentation automatique correspondant à l'inflation de l'année).

Selon les chiffres donnés par Christian Bourquin, lui-même, ces bornes « sont une cinquantaine et ont coûté 500 euros chacune ». Ajoutons qu’il est impossible de ne pas voir ces bornes qui font un mètre de haut.