Un magistrat de la chambre régionale des comptes contrôle depuis quelques mois la gestion du conseil général. Rien là que de très habituel et de normal. Mais cela perturbe pourtant beaucoup Christian Bourquin et plusieurs des cadres parmi les plus importants de l'hôtel du département. Un des bras droits administratifs de Bourquin, une dame, en aurait perdu le sommeil. Le magistrat s'est notamment intéressé aux frais de conseils juridiques. Un poste de dépense qui n'est pas marginal, des centaines de milliers d'euros chaque année ! Marchés dont le cabinet de Jacqueline Amiel-Donat est le plus important bénéficiaire.

Mais ce n'est pas le seul dossier sur lequel le magistrat pose des questions embarrassantes. Le contrôle en est actuellement au stade du contradictoire. Il faudra attendre quelques mois avant de lire la version définitive de la lettre d'observation. Elle sera adressée au conseil général qui devra en remettre un exemplaire à chacun des 31 conseillers généraux. Elle fera ensuite l'objet d'une inscription à l'ordre du jour d'une session publique du conseil général. Et cela « Autour du mois de juin », indique-t-on à la Chambre régionale des comptes. C'est à ce stade que le document deviendra public.

En 2004, Christian Bourquin s'était fait un plaisir d'envoyer (aux frais du contribuable) copie des observations provisoires (un document qui n'est pas public) de la chambre régionale des comptes sur la gestion de Jacques Blanc à la région à un grand nombre d'élus du département. Chiche qu'il fasse de même ! Ne rêvons pas ! La parano règne au conseil général. Elle est si sévère que cela, cette lettre d'observations provisoires ?