De sa cellule, celui qui est toujours maire de Saint-Cyprien défend son projet muséographique comme si rien ne c'était passé. Pour ceux qui sont aux affaires ou qui le seront demain, la situation est plus compliquée. Est-il possible de mener à son terme un beau projet sur des bases aussi pourries… Corruption, trafic d'influence, détournements de biens publics…? Mais, sans tenir compte des récents achats, il ne faut pas oublier que la ville de Saint-Cyprien est propriétaire de riches collections qui méritent un musée digne de ce nom. Un musée, c'est un atout en termes d'image et de fréquentation touristique. Voir Céret et combien de dizaines d'autres exemples. Les équipements culturels sont des moteurs du développement économique.

Aujourd'hui à Saint-Cyprien, tout le monde jette le bébé avec l'eau du bain. Et les anciens colistiers du docteur Bouille, ceux qui ont voté à deux mains les crédits pour le musée des Capellans ne sont pas les derniers. Majorité, opposition, chaque camp a ses bonnes raisons de souhaiter l'abandon du musée, pourtant presque achevé.

Beaucoup de spéculations sur la situation politique de la commune. Sans vouloir aller plus vite que la justice, on sait que d'autres élus sont susceptibles d'être inquiétés. Si demain, un troisième, un quatrième élu était mis en cause, Pierre Fontvielle ne pourrait pas rester longtemps aux commandes. Et de nouvelles élections municipales seraient inévitables. Mais on en n'est pas là ! Il faut prendre patience et rappeler à certains ce qu'est la présomption d'innocence et l'état de droit. Dans combien d'affaires, la rumeur n'a t'elle pas désigné des coupables qui se sont révélés innocents ? Mais en attendant, ils ont été salis. Rappelez-vous par exemple l'attentat contre Madrénas. Pendant des mois, la rumeur publique charria le nom du maire de Banyuls. Je me souviens comme si s'était aujourd'hui de ceux qui le désignaient comme le commanditaire. La presse hélas donna à la rumeur un écho qui la fit enfler. L'événement étant lointain (début des années 1990), rappelons que les auteurs ont été arrêtés et lourdement condamnés et que Jean Rède n'avait, même de loin, rien à voir avec la pose de la bombe qui blessa très grièvement le maire de Bages. Suite à des réactions à mes propos sur Pierre Fontvielle, je persiste à écrire qu'il est scandaleux de le désigner comme un complice de Jacques Bouille. Sauf à en apporter la preuve. J'ai la religion des faits.

Ajoutons que presque à chaque fois qu'il y a une affaire importante il y de l'emballement médiatique, des passions qui se déchaînent. Les deux se conjuguant parfois. Rien de tel pour obscurcir la compréhension des évènements et les manipulés.

La tentative de suicide de Marc Blasco, m'a affecté. J'y reviendrai.

Revenons à Jacques Bouille. Je tiens de bonne source qu'aillant toujours besoin de plus d'argent pour acheter des œuvres, le bon docteur ne se contentait pas de taxé les entreprises, il avait pris une hypothèque de 200 000 euros sur ses biens immobiliers. Addiction dit son avocat, maître Bernard Vial. C'est assez clair ! Mais ce n'est pas une circonstance atténuante. Sauf à justifier le vice. Cela rend Jacques Bouille plus humain. Mais pas au point de nous attendrir.

Fontaine Jean-Paul Alduy

Petit tour au conseil municipal de Perpignan pour suivre le débat sur le dossier numéro 21, la fontaine des allées Maillol. Surtout pour voir comment Alduy allait se sortir de ce guêpier. A l'ordre du jour, le retrait de la délibération voté à la majorité le 11 décembre 2008. La fameuse délibération qui avait approuvé la procédure d'appel d'offres des marchés de maintenance et de gestion pour un montant de 325 000 euros par an sur une durée de quatre ans. Face au tollé provoqué par l'énormité de la dépense pour cette fontaine que le maire de Perpignan avait toujours présenté comme une action de mécénat de l'entreprise Astral, la majorité municipale avait décidé de reculer. D'où le retrait de la délibération. C'est Maurice Halimi, dans un style assez arrogant, (On sauve les apparences comme on peut) qui est monté au créneau. Le retrait de la délibération se justifiait selon lui par les dysfonctionnements de la fontaine. Les Perpignanais et les habitants du cours Palmarole, en particulier, avaient remarqué que la fontaine n'était pas souvent en eau.

fontaine.jpg

"La mariée était trop belle" a dit Louis Alliot (FN). Alduy en a convenu, mais un peu tard. Il a plaidé sa cause en invoquant le soutien à une entreprise qui se lançait dans un nouveau métier, qui expérimentait et qui lui avait proposé un partenariat. Maurice Halimi avait juste avant expliqué qu'Astral avait créé 150 emplois directs et 400 emplois en comptant les sous traitants. Puis Alduy a concédé : "J'ai mal évalué le problème".

Les aventures de la fontaine de Jean-Paul Alduy ne sont certainement pas terminées. 1) Il va falloir qu'elle fonctionne. 2) Comme l'a dit Michel Franquesa (PCF), "La décision que nous prenons diffère le problème mais ne le règle pas". La maintenance de l'informatique et des systèmes hydrauliques ont un coût que la mairie devra bien payer, c'est dans le contrat signé avec Astral. La formation de fontainiers de la mairie va permettre de faire des économies. Mais ils ne pourront seuls maîtriser les systèmes très complexes. Réduction des coûts, encore, par la suppression des 14 spectacles annuels programmés dans la délibération annulée.

On reparlera de la fontaine. Mais en attendant, l'opposition de gauche, du centre (Codognette en avait fait son cheval de bataille) et d'extrême-droite a sur ce dossier remporté sa première victoire.

Dans l'Indép, interview de Damien Piler, le promoteur helvète qui a beaucoup construit à Saint-Cyp. Plus blanc que blanc ! Un vrai Suisse.

On nous demande s'il est encore possible d'envoyer des dons à perpignan-toutvabien.com. On ne peut qu'encourager cette démarche. Les caisses sont déjà vides ! Le bénévolat c'est bien. Mais les grosses notes de téléphone, c'est un problème. OPLPO - BP 30312 - 66003 Perpignan cedex (envoi d’un reçu seulement sur demande).