24fév 2009
« J’ai toujours été élu par une majorité de cons ». Episode 2 : Frêche et Bourquin attaquent perpignan-toutvabien.com
00:32 - Par Fabrice THOMAS - 2009
Cet article s’appuie sur les vidéos tournées par Jacques-Olivier Teyssier, lors de la session du conseil régional du 23 février. A voir sur www.montpellier-journal.fr.
Interrogeant Georges Frêche sur les relations avec la Généralitat de Catalogne, Pierre Becque, conseiller régional Nouveau Centre des Pyrénées-Orientales, a fait référence aux propos sur les Catalans tenus par le président de la région devant ses étudiants : « Je vous aime, oh Catalans, je vous aime, oh Occitans mes frères, je vous aime. Vous faites un petit institut, une merde pour propager le catalan auprès de 4 gugusses, tout le monde est content, évidemment ils parlent catalan comme ça personne les comprend à 3 km de chez eux ». Réponse de Frêche : « Vous évoquez un torchon qui paraît dans les Pyrénées-Orientales et dont l’instigateur est l’ancien directeur de cabinet d’une personnalité politique importante. Je n’en dirais pas plus… »
Bourquin s’exprime ensuite. Il commence par dire : « Je prends la parole non pas pour donner de la valeur à ces propos nauséabonds rapportés par monsieur Becque ». C’est du Bourquin tout craché. Il faut toujours qu’il se prenne les pieds dans le tapis. Les propos « nauséabonds » en question étant ceux tenus par Georges Frêche.
Le président du conseil général des P.-O. est dans son registre habituel, contestant ma qualité de journaliste (Il oublie les interviews qu’il m’a accordé. Il oublie aussi m’avoir beaucoup embarrassé en déclarant en avril 2002, devant une large assemblée, que j’étais le meilleur journaliste du département). Bourquin conclut sa réponse : « Il faudrait éventuellement voir si elle (la personne) n’avait pas un contrat de travail avec l’agglomération dirigée par monsieur Alduy. Vous avez fait la boucle. Ils sont tous au fond de la poubelle et je pense qu’ils seront évacués dans peu de temps à l’occasion des nouvelles élections. »
Bourquin exagère un tout petit peu quand il dit que perpignan-toutvabien.com le présente comme : « Le pire des voyous et que j’ai tué père et mère ». Mais veut il simplement dire que notre site suit de prêt ses démêlées judiciaires ? Bourquin a été condamné à trois mois de prison avec sursis et il est mis en examen dans une lourde affaire de favoritisme dans des marchés publics avec l’agence de publicité de Pascal Provencel, Synthèse, depuis rebaptisée Sens Inédit…
Pour Frêche je suis l’ancien directeur de cabinet d’une personnalité politique importante. On comprend qu’il ne cite pas son nom, car je ne suis jamais passé, même un jour, dans le cabinet d’un homme politique. Et je n’ai jamais non plus postulé à ce type de poste. Bourquin est plus prudent. Pour lui, « Il faudrait éventuellement voir » si cette personne... Bourquin se montre interrogatif parce qu’il sait très bien que je n’ai aucun contrat de travail avec l’agglomération Perpignan-Méditerranée présidée par le maire UMP de Perpignan.
Bourquin n’a jamais contre moi trouvé que les arguments du discrédit. Fin 2002, en feuilletant la toute fraîche encyclopédie illustrée des Pyrénées-Orientales principalement destinée aux collégiens, co-éditée par le conseil général et les Editions Privat, j’étais tombé sur un article plaçant Robert Brasillach, rédacteur en chef de Je Suis Partout, véritable organe du fascisme français pendant l’Occupation, dans le Panthéon des lettres Roussillonnaises à côté de Claude Simon, prix Nobel de Littérature. J’avais fais une série d'articles sur le sujet, la presse nationale pris le relais, Libération, L'Humanité... Deux journalistes de Canal + étaient venus faire un sujet. Le président du conseil général, Christian Bourquin, les reçu et il leur raconta que j’étais salarié du conseil régional alors présidé par Jacques Blanc. Les deux journalistes sortirent de l'hôtel du département décomposés, persuadés que je les avais manipulés. J'ai eu le plus grand mal à prouver quelque chose qui n'existait pas. Je leur ai conseillé de faire toutes les vérifications concernant ma situation. Ce qu'ils ont fait. Et leur sujet, d'ailleurs remarquable, fut diffusé par la Canal +.
Je ne vais pas faire ici la liste de tous les coups pendables que Bourquin m’a fait. Ce serait trop long et je la réserve à un livre qui se termine.
Lors de son intervention au conseil régional, Frêche a dit : Moi j’aime les Catalans, les Occitans et j’aime encore plus les Français… ». ça fatigue de l’entendre tout le temps dire qu’il aime les Catalans. Les Catalans, ils ne demandent pas à Georges Frêche de les aimer, ils lui demandent de les respecter.
Un confrère de Midi-Libre m’expliquait qu'un membre de l’entourage de Frêche lui avait dit que cet enregistrement était un péril majeur, qu'il allait faire le tour de la région et causer des dégâts y compris dans l’électorat de gauche. Si Frêche et Bourquin ont tiré à l’arme lourde sur le messager, c’est bien parce que la diffusion de cet enregistrement leur pose un sacré problème.
Nous avons été contacté par un rappeur qui veut mettre les paroles de Frêche en musique. L'idée est sympa.
Si tous les cons...de la région se donnent la main...
Nous nous garderons bien d’annoncer la revanche des cons. Mais qui sait…