Tous les interlocuteurs que nous avons eu au téléphone ces derniers jours (experts, juristes, dirigeants d’entreprises du btp, architectes, banquiers) disent la même chose. L’arrêt des travaux du théâtre coûterait une fortune aux contribuables perpignanais.

Jacqueline Amiel-Donat, elle, persiste et signe : « Il ne s’agit ni de démolir ce qui a été construit, ni de faire licencier les personnels affectés au chantier, ni de verser une indemnité de dédit. Il s’agira de mettre en œuvre la solution juridique adéquate, qui ne coûtera pas un centime d’euro aux habitants de Perpignan, afin de mettre un terme à ce trop onéreux projet qui pèsera sur les finances - et les impôts- jusqu’en 2042. Il est de notre responsabilité politique de ne pas nous contenter de regrets en continuant ce qui n’aurait jamais dû commencer. Il est de notre responsabilité politique d’avoir du courage ».

Selon diverses sources concordantes (les dirigeants de l’entreprise Fondeville et l’architecte ont refusé de s’exprimer), le coût des travaux et des études déjà réalisés dépassent les 15 millions d’euros. Madame Amiel-Donat imagine-t-elle un instant que le Crédit Agricole, partenaire financier du PPP (partenariat public privé) passe une telle somme par pertes et profits ? Et cela d’autant plus qu’il y a des contrats en béton.

Chantier_th__tre_1.jpg

Chantier_th_atre_2.jpg

Chantier_th__tre_3.jpg

Amiel-Donat dit qu’il n’est pas question de licencier les personnels affectés au chantier. Ah bon ! Si le chantier s’arrête que fait elle des 100 emplois temps plein ?

Amiel-Donat dit qu’il ne s’agit pas de démolir. Mais que fera-t-on des structures inachevées ? Nous aurons une friche pendant les années que durera la bataille judiciaire qui au final entraînera le paiement de pénalités et d’indemnités qui pourraient aller de 50% à 80% du coût total de 42 millions d’euros. Et après il faudra raser tout ça !

« La solution juridique adéquate qui ne coûtera pas un centime d’euros aux habitants de Perpignan » est totalement fantaisiste. Amiel-Donat ne donne d’ailleurs pas la moindre précision sur le sujet.

Les vraies motivations d'Amiel-Donat !

Amiel-Donat- Alduy c’est l’histoire d’une haine qui ne passe pas. En 1993, Jean-Paul Alduy n’a pas voulu prendre comme première adjointe, celle que son père avait faite maire adjointe et conseiller général. Cela, elle ne l’a jamais pardonné au fils Alduy.

Si elle prend le pouvoir elle dénigrera, elle piétinera tout ce qui a été fait par son prédécesseur. Elle ne veux surtout pas de ce théâtre une réalisation qui sera lié au nom de Jean-Paul Alduy.

Le discours d’Amiel-Donat s’appuie sur des chiffres qui relèvent de l’escroquerie intellectuelle. Elle dénonce un coût pharaonique tout simplement parce qu’au montant des travaux, elle ajoute trente deux années de coût de fonctionnement du théâtre.

On peut faire le même calcul tendancieux avec le Mémorial de Rivesaltes. 20 millions d’euros de travaux plus deux millions d’euros/an de frais de fonctionnement sur 32 années. 84 millions d’euros le Mémorial. Mais c’est pharaonique. Comme elle, on ne compte pas les recettes, ni les subventions Etat, région etc… On peut même encore gonfler le total en ajoutant le coût de l’emprunt pour financer les travaux. Les 100 millions seront dépassés. Un scandale ! Un sujet exceptionnel pour Combien ça coûte !

Que Perpignan soit la seule ville de plus de 100 000 habitants et les P-O le seul département à ne pas avoir un théâtre digne de ce nom importe peu à Amiel-Donat. Pour elle le théâtre est un sujet qui permet de faire du populisme, de l'électoralisme et de solder un vieux contentieux avec Jean-Paul Alduy. Son comportement est dangereux pour la démocratie et dangereux pour Perpignan.