04mai 2009
Alduy : un surfeur au bout du rouleau
13:39 - Par Fabrice THOMAS - 2009
Franchement, ce matin à la radio, Alduy n’a pas été convainquant.
Candidat à sa succession, il veut être l’artisan du changement qu’attendent les Perpignanais et pour cela il va changer les priorités et changer les hommes de son équipe.
Au lendemain des municipales, au printemps 2008, il avait fait son autocritique en expliquant que son discours Perpignan 2020, le TGV etc avait été trop loin des préoccupations des Perpignanais. Une série de mesures concrètes avaient été mise en place, en tête desquelles le renforcement des compétences et des moyens des mairies de quartier.
Un an après on remet ça, autocritique et nouvelles priorités.
Mais d’abord de nouvelles têtes ! Qu’est-ce que ça change pour le Perpignanais que ce soit duchmol ou chmoldu qui soit quatorzième adjoint responsable de l’état-civil et des jumelages ?
Pire encore, Alduy annonce qu’il veut trouver le leader qui lui succèdera. Il n’a pas compris que la transmission du pouvoir en famille ou entre amis ça ne faisait pas franchement rêver les électeurs. C’est à eux de choisir le successeur d’Alduy !
Quand aux nouvelles priorités, propreté et sécurité, elles laissent dubitatifs. Perpignan est globalement une ville bien entretenue. On peut sans doute mieux faire dans certains endroits. Mais il y a une donnée forte et un obstacle de taille, la France est championne du monde de l’incivisme (étude internationale réalisée dans les pays industrialisés). Comme les statistiques de la police nationale en attestent Perpignan à un niveau de délinquance très élevé. Mais le maire à dans ce domaine des moyens d’action limitées. Attendons de voir ce qu’Alduy va proposer…Probablement un renforcement des moyens humains et matériels (vidéo surveillance) de la police municipale…
Alduy ne fait plus rêver !
Dans son propos, une seule idée accroche, le rejet des méthodes sectaires du clan Bourquin- Amiel-Donat qu’il avait qualifié de « couple infernal » lors de sa dernière conférence de presse en déclarant qu’il fallait tout faire pour qu’il ne prenne pas la ville de Perpignan. Une idée forte et mobilisatrice, mais pas suffisamment.