11mai 2009
Révélations sur la rupture de la Nouvelle union de la gauche
00:55 - Par Fabrice THOMAS - 2009
On a beaucoup écrit sur la rupture du mois de décembre 2008 entre Amiel-Donat et plusieurs composantes de la liste Nouvelle Union de la Gauche, Jean Codognès, Les Verts et le Modem. Amiel-Donat déclara qu’en cas d’annulation du scrutin de 2008, l’union se ferait autour d’elle, à ses conditions, parmi celles-ci un retour sur la répartition des postes de responsabilités. L’amie de Bourquin s’attribuant et le fauteuil de maire et la présidence de la communauté d’Agglomération Perpignan-Méditerranée. Mais cette rupture a été précédée par une autre, complètement passée sous silence, en avril 2008.
Au soir du second tour des élections municipales, le 16 mars 2008, la liste Nouvelle union avec la gauche, produit de la fusion de trois listes conduites au premier tour par Jacqueline-Amiel-Donat, Jean Codognès, Clotilde Ripoull obtient 12 sièges sur les 55 que compte le conseil municipal. Il est naturellement prévu que ces 12 élus siègent au sein d’un unique groupe. Arrive l’heure de sa mise en place qui entre autres choses comporte le recrutement d’un collaborateur rémunéré par la mairie. Jacqueline Amiel-Donat propose Jérémy Lavail… son gendre qui travaille au conseil général où belle-maman a fait embaucher le jeune homme précédemment serveur dans un restaurant gastronomique. Il est l’une des quatre personnes affectées au restaurant personnel du président du conseil général.
Jacqueline Amiel-Donat se heurte au refus catégorique de Jean Codognès et de Katia Mingo qui sont suivis par les autres élus. La discussion tourne à la grosse dispute. La tête de liste campe sur ses positions, Codognès et Mingo aussi. Ces derniers rappelant qu’ils avaient fait campagne sur la dénonciation du clanisme. C’est la rupture et l’éclatement.
Trois groupes sont créés. Celui des trois socialistes, Jacqueline Amiel-Donat, Martine Ruiz, Pierre Estève. Enric Vilanova d’ERC, numéro 4 de la liste d’Amiel-Donat au premier tour, décide de faire cavalier seul. Le groupe des communistes avec Michel Franquesa, Nicole Gaspon. Et le groupe le plus important qui compte six élus, Jean Codognès, Katia Mingo, Jordi Véra, Agnès Langevine, Clotilde Ripoull, Faustin Fageda.
Ce groupe de six élus se penche sur le choix d’un collaborateur pour un poste à trois-quart temps. Et là l’élu catalaniste de la CDC, Jordi Véra*, propose l’un de ses fils. Nouveau refus catégorique de Codognès et de Mingo. Le groupe trouvera son collaborateur en lançant un avis de recrutement interne au sein de la mairie.
Cette histoire n'est que la énième illustration d'un comportement avant tout et par-dessus tout, clanique.
Etre membre du clan d'Amiel-Donat, par des liens familiaux où en lui ayant fait allégeance, procure emplois, marchés, subventions… Sa fille, son gendre, son beau-frère, sa nièce, son neveu, plusieurs des ses amis les plus proches bénéficient de subsides du conseil général que préside Christian Bourquin. Charité bien ordonnée commençant toujours par soi-même, Jacqueline Amiel-Donat fait son profit de juteux contrats passés entre son cabinet d’avocats et le conseil général (et ses satellites).
Passée du clan Alduy au clan Bourquin, Jacqueline Amiel-Donat se bat à présent pour être à la tête de son propre clan.
- Le leader départemental de la CDC qui au sud est un parti de droite a récemment rejoint Amiel-Donat et sa liste.