12mai 2009
Le sondage de L’Indép
09:58 - Par Fabrice THOMAS - 2009
On finit toujours par dire : « Ce n’est qu’un sondage ». Sous entendu, il y a souvent des écarts importants avec les urnes et en plus celui de l’IFOP a été réalisé en début de campagne, à six semaines du scrutin. On se souvient des différences importantes, entre le résultat des élections et le sondage fait en 2008 par le même institut pour le même journal.
35 % pour Jean-Paul Alduy : C’est bon pour le moral des Alduystes. Cela va les rassurer dans l’idée que JPA et ses proches ont d’eux-mêmes : ils sont les plus forts, les plus intelligents. Mais il y a l’usure et l’électorat de droite, lui, doute. Nombreux sont ceux qui s’apprêtent à voter pour Alduy par défaut, uniquement par refus de voir les Bourquinistes s’installer à la mairie.
26 % pour Amiel-Donat : l’ancienne élue Alduyste n’arrive pas, loin de là, à rassembler la gauche sur son nom. Son opportunisme et son sectarisme de nouvelle convertie sont de vrais handicaps. Même si on sait pourquoi Bourquin s’acharne à présenter Amiel-Donat, on ne peut pas s’empêcher de penser qu’une candidate comme la conseillère générale Ségolène Neuville serait une bien meilleure tête de liste. En 2008, Amiel-Donat avait bénéficié de la bienveillance de L’Indép qui, en plus, n’arrêtait pas de planter des banderilles dans le cuir d’Alduy. Qu’en sera-t-il cette fois ? Le quotidien est pour l’instant nettement plus impartial qu’en 2008. Il n’y a qu’à souhaiter qu’il continue sur sa lancée.
16 % pour Jean Codognès. Au premier tour des municipales de 2008, il réalisait 15,12 % et le Modem avec lequel il s'est allié en 2009 avait obtenu 8,53% des voix. Le résultat du sondage est loin des 24 % du total des deux listes. C’est sans surprise. Au second tour des municipales de 2008, Codognès a fusionné avec Amiel-Donat et nombre de ses électeurs et de ceux du Modem de Ripoull s’attendent à ce qu’ils refassent la même chose. Il en irait sans doute tout autrement si Codognès et ses alliés donnaient la claire impression qu’ils construisent sur la durée une force réellement indépendante des deux systèmes. Dommage, car Codognès, qui s’appuie sur la meilleure équipe de campagne, une très bonne communication, des bonnes propositions et une bonne liste a les ressources pour faire de 25 à 30% au premier tour.
11 % pour Louis Aliot. Comme on le sait sous la barre des 10 % la liste de Louis Aliot ne serait pas présente au second tour ce qui priverait la gauche de toute chance de remporter la mairie. Le secrétaire général du Front National qui travaille à Paris, habite à Toulouse et siège au conseil régional de Midi-Pyrénées, ne fait que de rapides passages à Perpignan.
5% pour François Rivière : Le candidat de droite a du potentiel, beaucoup de potentiel, mais peu de notoriété. Il est présent sur le terrain, mais a tardé à entrer en campagne. Il n’a rien fait entre sa déclaration de candidature le 15 avril et la sortie de son premier tract cette semaine. Une campagne puissante et convaincante pourrait l’amener sur le devant de la scène.
4 % pour Michaël Cufi qui est en dessous du résultat auquel le candidat du parti de Besancenot pourrait prétendre si une partie non négligeable des électeurs d’extrême-gauche ne portait étrangement dès le premier tour ses suffrages vers l’ancienne maire-adjointe de Paul Alduy et conseillère générale du Moulin à Vent siégeant dans la majorité de droite. Ces électeurs semblent avoir autant de mémoire que les poissons rouges.
2 % pour Henri Carbonell. Résultat peu significatif, car il n’était pas présent en 2008 et n’a pas dépassé le stade d’une déclaration de campagne faite la semaine dernière.
1 %, pour Raymond Faura, les électeurs, comme les observateurs, ont du mal à prendre cette candidature au sérieux.
Mais ce n’est qu’un sondage !