Les écoutes téléphoniques accablent Alexis Abat

A chaque vague de garde à vue dans l’affaire de Saint-Cyprien, Alexis Abat est allé dans leur cellule voir les personnes convoquées par la PJ pour les questionner avec précision sur les réponses qu’ils avaient faites aux policiers. Il en informait René Montalat, maire-adjoint de Saint-Cyprien qui, lui, répercutait sur Pierre Fontvielle. Interrogé par les policiers de l’inspection générale de la police pendant sa garde à vue, Abat a essayé de minimiser. Mais en vain. Les écoutes téléphoniques révèlent précisément le contenu des conversations entre le policier et René Montalat. Alex Abat rapportait des éléments précis avec des faits et des noms. Pourquoi ce policier, militant socialiste s’était-il mis au service d’adversaires politiques UMP, compromis dans de sales affaires de corruption, de détournement d’argent public ? On ignore ses motivations.

Lundi matin, Alexis Abat est allé rendre visite à Pierre Fontvielle alors en garde à vue. Quelques heures plus tard les policiers de l’inspection générale de la police lui tombaient dessus.

A-t-il agi par intérêt ? Dans cette vaste affaire de corruption, la question se pose inévitablement.

Mis en examen, Alexis Abat a, de justesse échappé à la mise en détention demandée par le juge d’instruction et par le parquet.

Le permanent syndical n’a pas que des amis à la maison poulet. Il est fréquemment présenté comme un syndicaliste d’esprit étroit ne s’intéressant qu’au sort des syndiqués UNSA. Il ne reverra plus ses collègues. Son contrôle judiciaire lui fait interdiction d’exercer son métier de policier. Il peut poursuivre son activité de syndicaliste, mais ce sera difficile car il lui a été interdit de remettre les pieds dans un commissariat des P-O. Les faits qui lui sont reprochés lui vaudront certainement le bannissement de la police et de fait de son syndicat. Et le tribunal qui le jugera ne fera probablement pas preuve d’indulgence.

L’enquête préliminaire demandée par le parquet a évolué vers l’ouverture d’une information dans laquelle René Montalat et Alex Abat sont mis en cause. Dans ce nouveau dossier Pierre Fontvielle sera prochainement poursuivi sur les motifs de complicité et de recel. René Montalat a reconnu les faits. En rien impliqué dans les malversations et détournements, ce géomètre de 52 ans à la réputation d’homme intègre a décidé de démissionner de son mandat. Maire adjoint depuis 2008, il siégeait de longue date au conseil municipal.

Un voyou qui balance des infos aux flics, c'est monnaie courante, mais un flic qui balance des infos aux voyous sur une enquête en cours, c'est, nous a dit un policier expérimenté, heureusement rarissime.

Bayrou s’en fout !

S’adressant aux Perpignanais, Bayrou apporte son soutien à la liste Codognès et se désole de ne pouvoir venir à Perpignan : « Je dois malheureusement annuler ce déplacement pour répondre à la sollicitation du Président de la République Nicolas Sarkozy qui au lendemain des élections européennes consulte les principaux responsables politiques français. Vous comprendrez que je ne puis me dérober à cette obligation dans la période de crise que traverse notre pays ». Le mot d’excuses du professeur Bayrou n’est pas très sérieux. D’ici le 21 juin, il aurait pu trouver une autre date. Pour qui sait lire la langue politique, François Bayrou dit clairement que Perpignan ne l’intéresse pas. Il a certainement jeté un coup d’œil sur les résultats du Modem à Perpignan. 7,21%, ça ne vaut pas le déplacement.

Voyage en duo !

Lors de la demi finale, Amiel-Donat avait fait le voyage à Lyon avec Bourquin dans une voiture avec chauffeur du conseil général. Pour la finale, à Paris, notre duo d’inséparables a pris l’avion.

L’homme A bat…tre !

Comment un électeur socialiste qui veut absolument voter pour la liste Amiel-Donat sans voter pour un flic dévoyé peut il faire ? C’est simple ! Il suffit de rayer le nom d’Alex Abat sur le bulletin de vote. Le bulletin sera déclaré nul, mais l’électeur socialiste jusqu’auboutiste sera en accord avec ses idées et sa morale.

C’est Chantal qu’il nous faut !

Jean-Paul Alduy a fait le forcing pour avoir Chantal Gombert sur sa liste en seconde position, juste derrière lui. Rien à faire ! La présidente départementale du Modem a refusé la séduisante proposition.

Chez Alduy par défaut !

Michel Sitja, attaché parlementaire UMP de Jacqueline Irlès a proposé ses services à la liste Rivière qui a décliné l’offre. Faute de trouver sa place dans le staff de campagne de Rivière, il l’a trouvée chez Jean-Paul Alduy. L’intéressé va probablement démentir. L’info étant bien vérifiée on pourra si besoin lui donner des détails.

Un couple deux listes !

Isabelle Mejdali, pharmacienne est sur la liste de Jean Codognès (maillot 16) et son mari Fabrice Mejdali est sur la liste de François Rivière (maillot 23). Si ce dernier, resté Chiraquien, est constant dans ses choix politiques, madame elle, a évolué, cette ancienne adhérente du RPR était en 2001 candidate sur la liste de Claude Barate. On se dit que chez les Mejdali les discussions doivent être animées. Et bien pas trop, on discute assez peu politique en fait.

Avenue Arlette Franco

Le nouveau bassin de la piscine de Canet a été baptisé du nom d’Henri Sérandour, ex président de la fédération nationale de natation et ex homme très proche d’Arlette Franco. Inutile d’invoquer la tradition républicaine qui veut que l’on ne donne pas le nom d’un homme vivant à un édifice public ou a une voie. A Canet, il y a bien longtemps qu’elle a été jeté à l’eau (Gymnase Guy Drut, théâtre Jean Piat…). Mais pas seulement à Canet. On sait comment cela finira. Les hommes politiques inaugureront des édifices, dévoileront des plaques de rues à leur nom. Des pratiques que l’on a déjà connu, mais cela se passait dans des dictatures. Vite, une avenue Arlette Franco !

Et la chaussette ?

Nous avons à quelques reprises sondé des équipes de militants de chez Alduy qui font du porte à porte plusieurs fois par semaine pour savoir si on leur parlait souvent de la fraude à la chaussette. Réponse, rarement, très rarement. On ne peut, bien sur, en tirer aucune conclusion. Bien quelle ait marqué l’opinion, l’affaire ne peut se traduire en déplacement massif de suffrages. Les électeurs vont plus facilement aller vers l’abstention que vers un autre bulletin de vote. Abstention que les évènements comme l’affaire de la chaussette, l’affaire de Saint-Cyprien, l’affaire Abbat favorisent. Abstention souvent forte lors d’un scrutin partiel. Gagnera celui qui mobilisera le mieux son électorat.

Perpignan : une euro-députée pour la première fois

A Perpignan, ville dont les résultats étaient attendus, les 29,96 % de l’UMP sont spectaculaires face à la dispersion des suffrages des électeurs de gauche. Mais contrairement à L’Indép nous ne voyons pas le mauvais résultat de la gauche. Si l’on additionne les 13,44 % du PS au 15,45 % de Bové aux 6,83 % de Mélanchon on arrive à 35,72 %. Certes pour le PS en tant que parti et pour son chef départemental c’est une cata. Bourquin, d’habitude prompt à commenter les résultats des élections n’a d’ailleurs pas dit un mot ni écrit une ligne sur son blog. Le PS des P-O n’a pas fait campagne et Amiel-Donat se consacre exclusivement aux municipales. Dans le discours populiste du PS nord catalan l’Europe a toujours joué le rôle du bouc émissaire. Il n’est par conséquent pas étonnant que le PS face dans les P-O un de ses plus mauvais scores. L’UMP qui dans le grand sud ouest visait trois eurodéputés a quatre sièges, le quatrième est celui de Maïté Sanchez-Schmid, maire-adjointe (affaires scolaires), sur la liste d’Alduy depuis 1993. Etre élue député à Strasbourg n’est pas un couronnement, c’est le début d’un challenge.

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